● Courrier International 📅 26/04/2026 à 05:00

Les scientifiques sont barbants, mais on peut encore y remédier

Géopolitique
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Les scientifiques sont barbants, mais on peut encore y remédier. Dessin de Kazanevsky, Ukraine Les sciences ont pour réputation d’être arides. Ceux qui pratiquent ces nobles disciplines cherchent à répondre aux questions les plus obscures de l’humanité. Comment la vie a-t-elle commencé ? Qu’est-ce que la conscience ? Pourquoi le fait de donner un nom à une vache augmente-t-il son rendement de lait ? Dans ce cadre austère, il n’y a guère de place pour la légèreté. La plupart des scientifiques s’accorderaient à reconnaître, je pense, que le quark bottom [le mot anglais bottom, qui signifie “postérieur”, est utilisé pour désigner un certain type de quark, c’est-à-dire de particule élémentaire] n’a rien de drôle, pas plus que le composé organo-arsénié à cinq membres connu sous le nom d’“arsole” [jeu de mots tentant avec arsehole, “trou du cul”]. Je n’ai donc pas été surprise par les découvertes publiées dans un récent article d’une revue à comité de lecture, Proceedings B of the Royal Society, qui examinait l’emploi de l’humour dans 531 exposés scientifiques, présentés lors de 14 conférences universitaires. Stefano Mammola, du Conseil national de la recherche italien, et ses confrères ont découvert qu’en moyenne les scientifiques ne faisaient que 1,6 plaisanterie par exposé, dont 66 % ne donnaient lieu qu’à de “petits rires polis”. Sciences et humour, apparemment, ne font pas Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Helen Pilcher Traduit par Olivier Ragasol Lire l’article original Sciences Publications scientifiques Nos lecteurs ont lu aussi Géopolitique. Dans un monde instable, tous les pays font des réserves de céréales Témoignages. Fatigue, stress, sentiment d’aliénation : en Chine, l’IA fait le tri entre les travailleurs Artisanat. Les potières de Sejnane, en Tunisie, gardiennes d’un savoir-faire ancestral Technologie. “Chrétiens technophiles” : la peur de l’IA leur a donné la foi Source de l’article The Guardian (Londres) L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998. Lire la suite Nos services Soirée de lancement Inscrivez-vous pour la soirée de lancement du jeudi 07 mai à 19h30 à l’auditorium du Groupe Le Monde. Je m’inscris → HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance →
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