● Le Journal du Geek 📅 25/04/2026 à 12:00

La France quitte Microsoft et fait confiance à Scaleway pour le Health Data Hub

Cybersécurité 👤 Olivier
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© Adobe Stock C’est un dossier qui traîne depuis des années et qui finit par bouger. Le gouvernement a décidé de confier l’hébergement du Health Data Hub à Scaleway, filiale du groupe Iliad. Une décision qui marque la fin du recours à Microsoft pour cette infrastructure critique. L’argument est simple : reprendre le contrôle de données particulièrement sensibles, puisque ce sont celles de la santé des Français. Exit Microsoft, bonjour cloud « maison » « La souveraineté numérique en santé franchit une nouvelle étape », s’est félicitée la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui évoque un choix stratégique pour renforcer la sécurité et l’indépendance technologique. Ce virage n’arrive pas par hasard. Depuis plusieurs années, l’hébergement chez Microsoft posait problème. En cause : les lois américaines, qui permettent aux autorités des États-Unis de réclamer l’accès à certaines données, même si elles sont stockées en Europe. Un point difficile à concilier avec des données médicales à grande échelle. Résultat, le projet avançait au ralenti. La CNIL n’a jamais donné son feu vert à un transfert global des données de l’Assurance maladie vers la plateforme. Et sans ces données, difficile de faire du Health Data Hub ce qu’il est censé être : un outil central pour la recherche. Avec Scaleway, le gouvernement espère débloquer la situation. L’entreprise française a engagé les démarches pour obtenir la certification SecNumCloud de l’ANSSI, un label qui garantit un haut niveau de protection et, surtout, une immunité face aux législations extra-européennes. Pour Scaleway, l’enjeu est aussi symbolique. Son directeur général, Damien Lucas, parle d’un « signal » montrant qu’une alternative européenne crédible existe face aux géants américains. Tout ne va pas changer du jour au lendemain pour autant. Le Health Data Hub ne devrait être pleinement opérationnel sur cette nouvelle infrastructure qu’entre fin 2026 et 2027. À cette échéance, la plateforme pourra gérer de manière autonome une copie du Système national des données de santé. En attendant, le chantier reste conséquent. Il faut migrer des volumes massifs de données, sécuriser l’ensemble et, surtout, convaincre les acteurs du secteur que cette nouvelle version du projet est fiable. Au-delà du cas français, les États européens s’interrogent de plus en plus sur leur dépendance aux services numériques américains, en particulier pour des fonctions sensibles. Le spectre d’une coupure d’accès aux services, un « kill switch », revient régulièrement dans les discussions. Bruxelles commence d’ailleurs à intégrer ces préoccupations dans ses politiques. L’Union européenne a récemment attribué un contrat de cloud de 180 millions d’euros à plusieurs acteurs locaux, dont Scaleway et OVHcloud, en mettant pour la première fois l’accent sur des critères de souveraineté. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *PhoneEnvoyer Source : AFP Scaleway Grâce à l'IA de Google, le robot quadrupède Spot apprend enfin à lire les cadrans Les dernières actualités La France quitte Microsoft et fait confiance à Scaleway pour le Health Data Hub Grâce à l’IA de Google, le robot quadrupède Spot apprend enfin à lire les cadrans Cette expo immersive vous plonge dans un porno féministe en VR Le syndrome de la « grenouille bouillie » : l’IA nous rend idiots, selon ces chercheurs RED by SFR dégaine ses nouveaux tarifs, avec plus d’avantages, des tarifs plus bas et toujours sans engagement Test DJI Power 1000 Mini : la batterie au look de GameCube la plus compacte du marché Une “mini Tour Eiffel” sur la Lune ? Le projet fou de Blue Origin à plusieurs millions de dollars Faut-il encore installer un antivirus sur Windows ? La réponse (très claire) de Microsoft
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