● Le Journal du Geek 📅 24/04/2026 à 16:38

Ouvrir les fenêtres, cuisiner à l'inox, éviter les repas à emporter... comment réduire l'exposition aux PFAS ?

Géopolitique 👤 Amandine Jonniaux
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© Canva On les retrouve dans 92 % des échantillons d’eau analysés en France, rapporte l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en décembre 2025. Présents dans l’air, les sols, les poussières domestiques, les emballages alimentaires, les poêles, les cosmétiques, les vêtements imperméables, les PFAS sont partout, et s’accumulent dans les organismes vivants, sans jamais en partir. La semaine dernière, le ministère de la Santé a diffusé une documentation destinée au grand public et aux professionnels de santé, avec une liste de « gestes simples » pour « réduire son exposition personnelle ». C’est quoi des PFAS ? Les PFAS, substances per- et polyfluoroalkylées, représentent une famille de plusieurs milliers de composés chimiques synthétiques. On en compte entre 4 000 et 12 000 selon les sources, tous caractérisés par une liaison carbone-fluor parmi les plus stables de la chimie organique. Une propriété qui les rend extraordinairement utiles à l’industrie, et extraordinairement problématiques pour le reste. Imperméabilisants, antiadhésifs, résistants à la chaleur et aux graisses : depuis les années 1950, l’industrie en a mis dans à peu près tout : au fond des poêles Tefal, dans les mousses anti-incendie, les emballages de fast-food, les vêtements de randonnée techniques, les cosmétiques ou encore les textiles d’ameublement. Le problème, c’est qu’ils ne disparaissent jamais vraiment. Une fois rejetés dans l’environnement, les PFAS peuvent persister des décennies, voire des siècles. D’où le surnom qu’on leur a donné de « polluants éternels ». Ils contaminent les eaux de surface et les nappes phréatiques, les sols agricoles, la chaîne alimentaire, et finissent inévitablement par s’accumuler dans le sang, le foie, les reins. Les études qui établissent leurs liens avec des pathologies graves se multiplient : cancers du rein et des testicules, perturbations hormonales et endocriniennes, troubles de la fertilité, hypercholestérolémie, atteintes hépatiques, effets sur le développement fœtal… Des gestes simples… La documentation publiée par la Direction générale de la Santé le 22 avril 2026 cible les comportements à adopter à la maison. Les recommandations sont concrètes, et relativement simples à adopter : éviter les poêles antiadhésives usées et les contenants en plastique. Mieux vaut miser sur le verre, l’inox ou la fonte. Limiter les produits antitaches et imperméabilisants sur les textiles, éviter les cosmétiques waterproof, privilégier les produits non transformés, laver et éplucher les fruits et légumes… Il est aussi recommandé, entre autres, d’aérer son logement dix minutes par jour, toutes saisons confondues, pour limiter la concentration de PFAS dans les poussières domestiques, qui constituent un vecteur d’exposition souvent sous-estimé. Le cas des repas à emporter mérite une attention particulière, car il concentre plusieurs facteurs d’exposition simultanément. Les emballages utilisés par la restauration rapide, les pizzerias, les sushis en livraison ou les plats préparés à emporter sont souvent traités avec des PFAS pour résister aux graisses et à l’humidité. Boîtes en carton huilé, papiers d’emballage, pochettes thermiques : au contact d’aliments chauds, le transfert de ces substances dans la nourriture est bien réel. Une étude publiée dans Food Additives & Contaminants avait déjà documenté cette migration depuis les emballages vers les aliments. Mais qui ne suffisent pas Sur le papier, ces recommandations tiennent la route. Dans les faits, elles soulèvent une question fondamentale : est-ce que demander aux particuliers de changer leurs habitudes suffit pour endiguer une contamination massive et structurelle ? Le ministère rappelle que « toute la population est exposée », et qu’il « est difficile de se prémunir complètement des PFAS ». La loi du 27 février 2025, adoptée à l’initiative du député Nicolas Thierry, interdit depuis le 1er janvier 2026 les PFAS dans les cosmétiques, les vêtements et les chaussures. En 2030, l’interdiction s’étendra à tous les textiles. Une directive européenne impose par ailleurs, depuis le début de cette année, un contrôle obligatoire des 20 PFAS les plus préoccupants dans l’eau potable, avec une limite fixée à 0,1 microgramme par litre. Les emballages alimentaires contenant des PFAS seront, eux, interdits dans l’ensemble de l’Union européenne dès août 2026. Quant aux poêles et ustensiles de cuisine, ils ont été exclus de la loi française par amendement parlementaire, au motif de « laisser le temps » à l’industrie de trouver des alternatives. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *WebsiteEnvoyer EnvironnementeuropePFASpollutionsanté Le prix des préservatifs explose, et c'est à cause de la guerre en Iran Les dernières actualités Ouvrir les fenêtres, cuisiner à l’inox, éviter les repas à emporter… comment réduire l’exposition aux PFAS ? 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