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📅 24/04/2026 à 15:15
96 % des demandes administratives de retraits concernent des contenus pédosexuels
Énergie & Environnement
👤 Martin Clavey
96 % des demandes administratives de retraits concernent des contenus pédosexuels Écumons ! Illustration : Flock Martin Clavey Le 24 avril à 15h15 En 2025, le nombre de demandes administratives de retraits de contenus, venant en grande majorité de l’Office anti-cybercriminalité, a augmenté de 8,7 % mais la plupart d’entre elles sont liées à des contenus pédosexuels. Celles concernant le terrorisme sont en nette baisse de 40 % par rapport à 2024. Une erreur ? Les demandes de retrait adressées par l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et contrôlées par la personnalité qualifiée (en l’occurrence, Laurence Pécaut-Rivolier, membre du collège de l’Arcom et conseillère à la Cour de cassation) ont augmenté de 8,7% entre 2024 et 2025 alors qu’il y avait eu une forte baisse entre 2023 et 2024. Mais le rapport, publié ce 21 avril sur le site de l’Arcom, souligne que « les contenus à caractère pédopornographique demeurent largement majoritaires dans les demandes de retrait par rapport aux contenus à caractère terroriste, puisqu’ils représentent environ 96 % des demandes de retrait contrôlées par la personnalité qualifiée en 2025 ». Un reflux des contenus signalés comme terroristes De fait, dans les chiffres présentés par l’Arcom, les demandes de retraits de contenus pédocriminels augmentent de 12 % entre 2024 et 2025 alors que celles concernant le terrorisme baissent de 40 % par rapport à 2024, et même de 84 % par rapport à 2023 : Évolution annuelle des demandes de retrait contrôlées par la personnalité qualifiée de l’Arcom Dans ces chiffres, on peut voir une forte augmentation des demandes de retraits entre 2020 et 2023, suivie d’une baisse. Dans son rapport précédent [PDF], la personnalité qualifiée expliquait qu’ « après la hausse des demandes de retrait observée en 2023 par rapport à l’année 2022, tous les chiffres de retrait et de blocage sont en forte baisse en 2024 par rapport à l’année précédente ». Elle ajoutait que « la baisse est particulièrement notable s’agissant des contenus d’apologie du terrorisme. Cette évolution peut s’expliquer par le caractère exceptionnel de l’année 2023, marquée par les crises géopolitiques, en particulier les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël et ses conséquences ». Cette baisse des demandes de retraits de contenus concernant le terrorisme explique l’augmentation mécanique de la part des retraits concernant les contenus pédosexuels, qui représentaient « environ 80 % » des demandes contrôlées par la personnalité qualifiée en 2023. Dans son dernier rapport, elle explique que « l’année 2024 avait été marquée par une forte baisse des retraits et blocages par rapport aux années précédentes. Les données de 2025 infirment cette tendance s’agissant des retraits ». Évolution annuelle des demandes de blocage contrôlées par la personnalité qualifiée de l’Arcom « Les blocages, eux, poursuivent leur décrue. Au final, en 2025, environ 0,23 % des demandes de retrait de l’OFAC donnent lieu à une demande de blocage (contre environ 0,61 % en 2024) », explique Laurence Pécaut-Rivolier dans son rapport. En effet, à défaut du retrait dans les 24 heures de contenus faisant l’apologie des actes terroristes ou de leur incitation, l’OFAC peut demander aux fournisseurs d’accès à internet (FAI) le blocage de contenus en ligne conformément à l’article 6.1 de la LCEN. De même, il peut demander le retrait à l’hébergeur d’images de tortures ou d’actes de barbarie en suivant l’article 5 de la loi SREN. Elle ajoute que « cette évolution peut s’expliquer par une meilleure réponse des fournisseurs de services à qui les retraits sont demandés par PHAROS, le blocage intervenant qu’en cas d’absence de retour de la plateforme à la demande de retrait ». Évolution annuelle des demandes de déréférencement contrôlées par la personnalité qualifiée de l’Arcom Un effort financier à maintenir La personnalité qualifiée souligne que « si une partie des contenus dont le retrait est demandé par l’OFAC sont identifiés grâce à des signalements d’associations ou de particuliers, qui s’avèrent particulièrement utiles », ce sont de fait les équipes de cet organisme qui détectent directement « l’essentiel » de ces contenus problématiques. « Dès lors, le nombre de contenus dont le retrait est demandé dépend fortement des moyens que l’OFAC peut mettre en œuvre à cette fin », soulignant en creux que plus l’OFAC est financé, plus la France pourra détecter et faire retirer ces contenus. Pour effectuer ses contrôles, Laurence Pécaut-Rivolier est assistée d’une personnalité qualifiée suppléante et de deux des huit agents volontaires pour manipuler les postes de visionnage. Les séances durent « au maximum trois heures pour minimiser l’exposition des agents », et permettent de vérifier chacune, à un rythme soutenu, « environ 5 000 demandes adressées par l’OFAC ». Interrogée par Next sur la rapidité de cette vérification, l’Arcom explique qu’ « en pédopornographie la caractérisation ne nécessite qu’une à deux secondes et que, par ailleurs, il existe des retraits de « séries » provenant du même site pour lequel nous pouvons procéder par sondages ». Elle ajoute que « l’équipe ne dispose pas d’outil spécifique ». Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. 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