● Next INpact Télécom
📅 24/04/2026 à 14:37
Piratage : l’Arcom estime à 1,5 milliard d’euros le manque à gagner pour les contenus audiovisuels
Géopolitique
👤 Mickael Bazoge
Une erreur ? Plusieurs sites de contenus piratés très populaires affichent désormais une erreur 521 de Cloudflare. Impossible d’y accéder, et le plus intéressant c’est qu’ils sont tous tombés en même temps : le serveur d’origine refuse la connexion ou ne répond plus. Myflixerz, Sflix, Watchseries, HDtoday et d’autres encore sont aux abonnés absents. Ces sites distribuent des contenus piratés à grands flots, attirant des millions de visiteurs chaque mois… qui se cassent désormais le nez en tentant d’y accéder. Les noms de domaine existent toujours, Cloudflare est bien en place, mais l’erreur 521 indique que l’infrastructure qui héberge ces sites est hors ligne ou inaccessible. Capture d’écran du site Myflyxerz Cloudflare n’est donc pas responsable de ce mystérieux serrage de kiki. Comme le rapporte TorrentFreak, il est probable que ces dizaines de sites web ne soient pas indépendants : ils s’appuient sur un modèle « Piracy-as-a-Service » (PaaS) dans lequel le contenu est hébergé par des services communs comme MegaCloud ou VidCloud qui servent de colonne vertébrale technique. Logiquement, si cette infrastructure centrale tombe, tous les sites qui s’y adossent également. Personne n’ayant revendiqué quoi que ce soit pour le moment, difficile de pointer du doigt le responsable. Néanmoins, plusieurs hypothèses sont sur la table. La première est probablement la moins probable, il s’agirait d’une coupure technique, une simple panne côté backend. L’ampleur de l’événement est tel que ce scénario semble peu crédible. Autre hypothèse : une action concertée d’ayants droit. La Motion Picture Association (MPA) surveille activement ces réseaux. Le rapport de l’organisation, remis au représentant américain au commerce l’automne dernier (PDF), affirmait ainsi que les réseaux Myflixerz et Sflix avaient généré 622 millions de visites rien qu’au mois d’août 2025. Autant de manque à gagner… Il existe un précédent. En 2023, l’Alliance for Creativity and Entertainment (ACE) mettait le grappin sur 2Embed, une infrastructure PaaS hébergeant de nombreux contenus distribués par une myriade de portails de streaming illicite. L’opération, menée au Vietnam, avait provoqué un effet domino sur de nombreux sites (dont la plupart se sont remis depuis). Enfin, il peut s’agir tout simplement d’une coupure de l’accès par les services backend, qui peuvent l’avoir fait de leur plein gré ou sous la contrainte d’un hébergeur ou d’un fournisseur réseau. Dans tous les cas, les sites en question ne sont pas à court de ressources : ils finiront par réapparaitre un jour ou l’autre. Cela n’en reste pas moins un coup dur, car construire une nouvelle infrastructure PaaS demande du temps. Société Piratage : l’Arcom estime à 1,5 milliard d’euros le manque à gagner pour les contenus audiovisuels Société Vendredi 29 novembre 2024 à 14h43 29/11/2024 14h43 37 Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. Accédez en illimité aux articles d'un média expert Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui
🔗 Lire l'article original
👁️ 0 lecture