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📅 24/04/2026 à 12:09
Le codage agentique, point de rupture pour le business model du SaaS
Intelligence Artificielle
👤 Clément Bohic
Pour les acteurs du SaaS, rester pertinent face à l’IA est une chose. L’intégrer en est une autre… qui soulève immanquablement la question du modèle économique. En particulier à l’aune de l’agentisation, qui apparaît peu compatible avec la facturation par siège. Microsoft a esquissé une forme de réponse avec Agent 365, qu’il prévoit de rendre disponible en mai. L’offre introduit des « utilisateurs agentiques » ayant leur identité, leur place dans l’organigramme… et leur licence. Dans un autre registre, Salesforce a doté Agentforce d’une option de facturation à la conversation. Ce type d’approche axé sur les tâches est une façon d’anticiper l’éventuelle réduction du nombre d’utilisateurs humains. Et, d’une certaine manière, la diversité des chemins potentiels pour parvenir à un résultat. Des forfaits « pas faits pour l’agentique » Anthropic aussi a commencé à prendre ses distances avec la facturation par siège. Elle a désormais moins de poids dans ses offres pour les entreprises. Il existe toujours un tarif mensuel par utilisateur, mais les clients doivent s’engager sur un volume d’utilisation mensuel (en millions de tokens). Et le prépayer, sans possibilité de remboursement en cas de sous-consommation. Le prix des tokens n’a pas changé, mais les remises en volume sont moins généreuses. Au final, le coût augmente pour beaucoup d’entreprises ; surtout celles qui ont un usage variable. Lire aussi : Frontier Alliance, DeployCo, Codex Labs… OpenAI cherche le bon levier B2B Anthropic a également pris, cette semaine, une initiative au niveau de ses forfaits individuels : il a brièvement retiré Claude Code de l’abonnement Pro pour les nouveaux utilisateurs. La page de tarification a reflété ce changement, comme la documentation. Anthropic a rapidement fait marche arrière. Son directeur de la croissance a fait état d’un « petit test sur environ 2 % des nouveaux abonnements ». L’intéressé n’explique pas pourquoi la doc avait été mise à jour pour tout le monde. Il ne cache pas, en revanche, que l’intégration d’un assistant de code dans un abonnement mensuel n’est plus tenable. L’usage a beaucoup évolué et ces forfaits n’ont pas été conçus pour, déclare-t-il en substance. Y compris le forfait Max (200 $/mois/utilisateur) : quand Anthropic l’a lancé il y a un an, Claude Code n’y était pas inclus, Claude Cowork n’existait pas… et les « agents qui fonctionnent pendant des heures » n’étaient pas encore une réalité. GitHub tient globalement le même discours. De plus en plus d’utilisateurs dépassent les limites conçues pour garantir la disponibilité de GitHub Copilot, affirme-t-il. Non sans reconnaître qu’entre longueur des sessions et parallélisation des traitements, l’utilisation engendre fréquemment des coûts supérieurs au prix des forfaits. Aussi a-t-il pris plusieurs mesures : Impossibilité temporaire de souscrire de nouveaux abonnements Pro, Pro+ et Étudiant Resserrement (non chiffré) des limites d’utilisation Suppression de Claude Opus sur le forfait Pro Illustration générée par IA
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