● BFM Tech 📅 24/04/2026 à 09:41

"Un habitat gonflable avec un système de survie": le patron de cet entreprise du spatial cotée en Bourse voit des humains vivre sur la Lune dans les années 2030

Géopolitique
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Portés par une explosion des investissements privés et une hausse massive des budgets fédéraux sous l'administration Trump, les leaders du secteur spatial, comme Voyager Technologies, prévoient l'établissement de bases lunaires permanentes d'ici 2030. Dans un contexte de course technologique face à la Chine, l'orbite terrestre basse a déjà capté 45 milliards de dollars d'investissements en 2025.Dylan Taylor a vu dans l'avenir. Et cet avenir est très proche. Ce 23 avril, le PDG de la société de technologies spatiales Voyager Technologies a affirmé auprès du média américain CNBC que des humains vivront et travailleront sur la Lune d’ici une dizaine d’années."D’ici la fin des années 2020, nous aurons des humains sur la Lune, et nous aurons une base lunaire – probablement un habitat gonflable avec un système de survie, a-t-il déclaré à l’occasion d’une table ronde organisée par le média."Avant de poursuivre : "Plus tard dans les années 2030, en 2032 ou 2033, vous pourrez vous asseoir sur votre porche dans le nord de l’État de New York et regarder la lune, et il y aura des lumières sur la lune, car il y aura des gens qui vivront et travailleront sur la lune".Voyager Technologies est une entreprise importante spécialisée dans les technologies spatiales et de défense. Elle conçoit des composants de satellites, des systèmes de propulsion, des infrastructures orbitales (comme des modules pour stations spatiales) et gère des missions dans l’espace.Elle est entrée en bourse en juin 2025 à New York et est valorisée 1,8 milliard de dollars au 23 avril.Le gouvernement Trump investit massivementLe média américain rappelle que les États-Unis sont de loin le leader mondial du secteur spatial commercial, et que l’économie lunaire pourrait être sur le point de connaître un essor fulgurant, d’après une note de la Deutsche Bank publiée en février.SpaceX, la société d’Elon Musk, courtise cette semaine les analystes en prévision de l’une des introductions en bourse les plus attendues de l’histoire. L’entreprise de l’homme le plus riche du monde se concentre désormais sur la construction d’une ville autonome sur la Lune, un projet qu’Elon Musk assure pouvoir concrétiser en moins de dix ans.Parallèlement, Blue Origin a annoncé en janvier qu’elle suspendait ses vols touristiques spatiaux suborbitaux pour se concentrer sur l’établissement d’une "présence lunaire permanente et durable".La NASA au diapasonPour l’optimiste Dylan Taylor, "le secteur spatial n’a jamais été aussi prometteur", boosté par l’afflux "inattendu" de financements du gouvernement américain. Il faut dire que le 3 avril, le président américain Donald Trump a demandé au Congrès d’augmenter les dépenses de défense à 1 500 milliards de dollars, et le 21 avril, l’US Air Force et la Space Force ont demandé un budget de plus de 300 milliards de dollars pour l’exercice 2027.En mars, la Nasa annonçait le lancement d'un nouveau programme lunaire prévoyant "une série d'initiatives (...) destinées à concrétiser la politique spatiale nationale du président Donald Trump et à renforcer le leadership américain dans l'espace." Plus concrètement, la Nasa prévoit de réaliser "au moins un alunissage par an" à compter de l'année prochaine. Puis, d'"entreprendre des missions habitées fréquentes et abordables à la surface lunaire, visant initialement des atterrissages tous les six mois, avec la possibilité d'augmenter la cadence."Course contre la ChineQu’importe le coût et les bénéfices de ces opérations, les États-Unis sont lancés dans un duel à distance avec la Chine. "Nous sommes engagés dans la course spatiale du XXIᵉ siècle", avait lancé en septembre le sénateur républicain du Texas, Ted Cruz, pour qui "la Chine investit des ressources de façon agressive pour dominer l’espace".En juin 2025, Voyager a été évaluée à près de 4 milliards de dollars, lors de son introduction en bourse, surfant sur son projet Starlab, destiné à remplacer la Station spatiale internationale, dont la mise hors service est prévue pour 2030.D’après CNBC, l’orbite terrestre basse, cette portion d’espace à une altitude de 2.000 km ou moins, a attiré plus de 45 milliards de dollars d’investissements en 2025, contre 25 milliards en 2024. La plupart de cet argent servant à l’implantation d’infrastructures critiques telles que les satellites de télécommunications.Dylan Taylor assure que des centres de données seront opérationnels dans l’espace d’ici cinq ans, tout en soulignant les défis techniques liés à la dissipation de la chaleur.Les plus lus"Opération des jambes", "prothèse"... Mojtaba Khamenei est gravement blessé et aura "éventuellement" besoin de chirurgie esthétique, selon le New York TimesQuel avenir pour Emmanuel Macron après 2027? Le président promet de ne plus faire de politique après la présidentielle400.000 dollars empochés grâce à des informations confidentielles: un militaire américain poursuivi pour des paris sur la chute de Nicolas MaduroContrôle routier, arme blanche… Ce que l'on sait sur l'homme abattu par des policiers municipaux à MarseilleBenzema de retour avec les Bleus si Zidane devient sélectionneur? La réponse du buteur français
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