● Journal du Net
📅 24/04/2026 à 06:45
Un "panneau kangourou" installé en France pour faire ralentir les conducteurs : jusqu'à 40 accrochages par an avec cet animal
Cybersécurité
👤 Charles Desthieux
En France, des panneaux de signalisation attestent la présence de petits kangourous gris. Ils vivent à l'état sauvage depuis près de 50 ans. Jusqu'à 20 kilogrammes, environ un mètre de haut et une petite poche ventrale : ils peuplent habituellement la Tasmanie ou l'Australie, mais depuis bientôt 50 ans des wallabies vivent en France. Pour limiter les accidents de la route, plusieurs communes ont installé d'étonnants panneaux de signalisation. Car bien loin de l'Océanie et depuis 20 ans au moins, des panneaux de signalisation "kangourou" ont été installés le long de la route. Une attention particulière est demandée aux automobilistes : c'est que "sur une population estimée à une centaine d'individus, entre 20 et 40 wallabies seraient heurtés chaque année, sans que tous ne succombent à leurs blessures", décrit une étude sur le wallaby de la forêt de Rambouillet, datant de 2015. Un nombre d'accidents élevé qui constitue au passage "le principal facteur de régulation des wallabies rambolitains." Des accidents qui ont lieu "le long des routes départementales", "soit tôt le matin, soit à la nuit tombée". Une situation étonnante pour cette région qui n'existait pas il y a quelques décennies. A la fin des années 1970, une cinquantaine de wallabies de Bennett s'échappent de la Réserve zoologique de Sauvage, ancien parc situé à dix kilomètres de Rambouillet. Si une trentaine des fugitifs ont été rattrapés à l'époque, une vingtaine d'individus a réussi à gagner un bois non loin. Entre les années 1970 et la fermeture de la réserve en 2017, "d'autres individus (quelques unités par an) auraient de nouveau réussi à s'évader du parc", ajoutent les auteurs de l'étude. Pourquoi ces wallabies se sont-ils échappés ? Les causes exactes ne semblent pas encore connues : certains évoquent un écroulement des clôtures de la réserve par manque d'entretien, d'autres un acte de malveillance (des animaux enlevés puis relâchés dans la nature), voire un lâcher intentionnel par le personnel du parc qui devait faire face à une surpopulation de l'espèce. Quelle que soit la véritable raison, les wallabies rambolitains ont trouvé dans ce nouveau milieu un climat tempéré étonnamment similaire à celui du sud-est de l'Australie. Ils se sont reproduits au point d'atteindre plus d'une centaine d'individus, constituant ainsi "un cas unique en France", précisent les auteurs. Depuis la fermeture du parc zoologique, leur population tend à baisser. Mais encore aujourd'hui, autour de Rambouillet, entre les chevreuils et les sangliers, des marsupiaux et leurs petits se cachent aussi.
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