● Numerama
📅 23/04/2026 à 20:17
Avant de quitter la Terre, les astronautes doivent se soumettre à un curieux rituel
Cybersécurité
👤 Julien Lausson
Lecture Zen Résumer l'article Avant le départ, les astronautes de la NASA jouent une partie de cartes où le commandant doit perdre une main afin de « conjurer » la malchance. Probablement née à l’ère Gemini, la tradition s’est poursuivie jusqu’à Artémis II, où l’équipage a respecté le rituel avant d’embarquer dans Orion. Le jeu pratiqué, le « Possum Fargo », est un poker inversé en cinq cartes sans mises où la main la plus faible l’emporte pour accélérer le passage au pas de tir. Avant le départ, les astronautes de la NASA jouent une partie de cartes où le commandant doit perdre une main afin de « conjurer » la malchance. Probablement née à l’ère Gemini, la tradition s’est poursuivie jusqu’à Artémis II, où l’équipage a respecté le rituel avant d’embarquer dans Orion. Le jeu pratiqué, le « Possum Fargo », est un poker inversé en cinq cartes sans mises où la main la plus faible l’emporte pour accélérer le passage au pas de tir. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Avant de quitter la Terre pour rejoindre le pas de tir, les équipages de la NASA se plient à une drôle de coutume dans la salle d’habillage : une partie de cartes dont l’issue est primordiale pour le succès de la mission. Les astronautes ont beau être ultra-entraînés et avoir un esprit très cartésien pour faire face à toutes les situations, ils ont aussi leurs rituels improbables et leurs superstitions étranges. On l’a encore vu tout récemment avec la mission Artémis II, qui a amené un équipage de quatre astronautes à faire le tour de la Lune durant un périple de dix jours. Avant d’embarquer dans la capsule Orion, tout en haut de la fusée SLS (Space Launch System), le commandant Reid Wiseman s’est ainsi retrouvé à faire… une partie de cartes avec ses collègues Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen, sous l’œil des caméras du monde entier. Et aucun ne peut embarquer sans respecter une certaine condition de victoire. Les quatre membres d’Artémis II. // Source : Montage Numerama La règle ? La partie doit obligatoirement continuer tant que le commandant de la mission n’a pas perdu une main. Voilà qui peut sembler étrange : on parle de pointures en science, qui ont la tête à la fois bien faite et bien pleine. Pourquoi se livrer à un tel rite ? Il faut noter que l’équipage d’Artémis II n’est pas une exception. L’histoire de la conquête spatiale est jalonnée de coutumes qui se perpétuent au fil des ans. Et ce n’est d’ailleurs pas propre à l’Amérique. Les cosmonautes russes, eux, ont pris l’habitude de visionner un vieux film soviétique (Le Soleil blanc du désert) ou d’uriner sur la roue arrière droite du bus. Dans le cas des Américains, l’idée derrière ce jeu de cartes vise à porter chance à l’équipage : en perdant une manche juste avant le décollage, le commandant « épuise » tout son quota de malchance sur Terre. Le mauvais sort est ainsi conjuré, garantissant que seule la bonne fortune sera aux côtés de l’équipage dans l’espace, un environnement ô combien hostile. L’astronaute Peggy Whitson qui distribue les cartes pour l’équipage STS-135, qui a été le dernier vol d’une navette spatiale américaine, en 2011. // Source : NASA/Jerry Ross Un exemple illustrant ce rituel date du 8 juillet 2011, jour du décollage de la mission STS-135 avec la navette Atlantis — et accessoirement ultime vol du programme des navettes spatiales. Sur une photo, on y voit Peggy Whitson, alors cheffe du bureau des astronautes, distribuer les cartes à l’équipage dans le bâtiment des opérations du Centre spatial Kennedy. Le « Possum Fargo », un poker inversé Selon un historique dressé par le site spécialisé The Space Review, l’origine exacte de ce rituel s’est un peu perdue dans les méandres des archives, mais la tradition remonterait aux premières missions habitées américaines à deux places, très probablement à l’époque du programme Gemini dans les années 60. L’anecdote est parfois décrite comme une simple variante de blackjack, mais historiquement, le jeu privilégié par les astronautes portait le nom de « Possum Fargo ». Il s’agissait d’une sorte de poker inversé : chaque joueur recevait cinq cartes sans possibilité d’en piocher d’autres, et aucune mise n’était effectuée. La subtilité ? C’est la main la plus faible qui remportait la manche. Les astronautes vétérans des navettes spatiales s’en souviennent comme d’un jeu très rapide. Le but n’était pas de jouer pour le plaisir, mais bien de laisser le commandant perdre pour filer au plus vite vers le pas de tir. 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