● Le Journal du Geek
📅 23/04/2026 à 20:02
Mauvaise nouvelle pour la vie extraterrestre : la plupart des planètes « habitables » pourraient être stériles
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👤 Camille Coirault
© Image générée par ChatGPT pour Journal du Geek La chasse aux exoplanètes propices à la vie repose, en partie, sur un concept né à la fin des années 1950, forgé par l’astrophysicien Su-Shu-Huang : la zone habitable. C’est une bande orbitale autour d’une étoile où les températures permettent théoriquement à l’eau liquide de subsister durablement à la surface d’une planète sans s’évaporer ni geler. Une notion fondamentale en exobiologie, à partir de laquelle nous avons catalogué des milliers de planètes candidates, sur lesquelles la vie aurait eu, hypothétiquement, une chance d’éclore. Par exemple, sur Mars, les traces d’anciens réseaux fluviaux suggèrent que cette condition a été remplie il y a des milliards d’années. Selon une nouvelle étude parue le 15 avril dans la revue Planetary Science Journal, conduite par des chercheurs de l’Université de Washington, ce seul critère serait toutefois insuffisant. Ses auteurs viennent de rajouter un facteur bien plus restrictif conditionnant l’habitabilité. Pour qu’une planète rocheuse de la taille de la Terre puisse rester habitable sur le long terme, elle doit contenir au minimum 20 à 50 % du volume d’eau contenu dans nos océans. En deçà de ce seuil, le cycle géologique du carbone ne peut plus réguler les températures de surface, qui grimpent en flèche, et la probabilité que la vie puisse s’épanouir est extrêmement réduite. La pluie ou la mort : le cycle du carbone, bourreau des planètes Sur Terre, le CO₂ volcanique entre dans l’atmosphère, se dissout dans les précipitations, érode les roches, rejoint les océans et s’enfonce dans la croûte via la tectonique des plaques, avant de ressurgir des millions d’années plus tard. C’est le principe du cycle géochimique du carbone, actif depuis plusieurs milliards d’années ; c’est grâce à lui que les températures de notre planète sont maintenues dans des limites hospitalières malgré la proximité avec notre Soleil. Sans lui, les océans, berceaux de la vie, auraient disparu avant même l’apparition des premiers organismes multicellulaires. Soit en raison d’une atmosphère ardente, ou au contraire, glacée. Sur une planète aride, dont le stock d’eau est trop faible pour générer des cycles de précipitations réguliers et suffisants, l’altération des roches (l’étape de transfert du carbone de l’atmosphère vers la lithosphère) ralentit jusqu’à s’interrompre. Le carbone issu du volcanisme s‘accumule donc dans l’atmosphère sans subir la moindre déperdition vers le sol. Si une planète rocheuse tombe sous le seuil des 20-50 % calculé par les auteurs, elle porte en elle les conditions de sa propre stérilisation. Le déficit hydrique provoque alors un effet domino : moins de précipitations, moins d’altération des roches, moins de carbone fixé vers la lithosphère, plus de CO₂ dans l’atmosphère, des températures plus élevées, et donc encore moins d’eau en surface. Un cycle vicieux qui s’auto-alimente jusqu’à ce que la chaleur expulse les dernières traces d’humidité vers l’espace. Un phénomène qui s’est produit sur Vénus, par exemple, il y a très longtemps. Vénus, parlons-en, justement : la planète mesure plus ou moins la même taille que la Terre, a presque le même âge mais sa température de surface frôle les 500 °C et sa pression atmosphérique est 90 fois plus dense que la nôtre. C’est ce qui lui vaut souvent le surnom de « sœur jumelle de la Terre », mais son effet de serre est si puissant qu’il y fait plus chaud que sur Mercure, pourtant bien plus proche du Soleil. Pourquoi nos deux planètes n’ont-elles pas connu le même destin ? Selon White-Gianella et Joshua Krissansen-Totton, tous deux auteurs de cette étude, il se pourrait que notre voisine n’ait pas reçu assez d’eau lors de sa formation, juste assez pour que le cycle du carbone ne puisse jamais se stabiliser complètement. « L’aridité de ces planètes en fait hélas de bien piètres candidats pour la vie, malgré leur position privilégiée au sein de la zone habitable », explique White-Gianella. De quoi refroidir un peu notre enthousiasme : plus de 5 700 exoplanètes ont été confirmées par la NASA à ce jour et les nouveaux observatoires (PLATO, Nancy Grace Roman Space Telescope) promettent d’en recenser des dizaines de milliers supplémentaires. Autant de candidates qu’il faudra désormais considérer par ce nouveau prisme, et dont une proportion inconnue ne passera certainement pas au-dessus de ce seuil hydrique. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. 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