● Le Figaro International
📅 23/04/2026 à 08:00
« Pour moi, c’est une douleur silencieuse » : en Argentine, Javier Milei rouvre la plaie des années de dictature
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Une femme brandit une pancarte avec ses frères disparus, lors de la marche de la mémoire à Buenos Aires, Argentina, le 24 mars 2026. Anita Pouchard Serra / Anita Pouchard Serra « Pour moi, c’est une douleur silencieuse » : en Argentine, Javier Milei rouvre la plaie des années de dictature Amérique latine, le grand virage à droite En savoir plus sur notre série Onze pays d’Amérique latine sont dirigés par la droite, d’autres pourraient bientôt basculer. Allant du centrisme au populisme, un nouveau conservatisme s’impose et gagne dans des pays longtemps dominés par la gauche. Chili, Brésil, Argentine : voyage dans trois géants où s’opère ce bouleversement. Explorer notre série Tous les épisodes Du Salvador au Chili, cette «nouvelle droite» qui déferle sur l’Amérique latine « La police n’avait plus le contrôle du pays » : au Chili, José Antonio Kast, le président du retour de l’ordre « La Cour suprême est le bras droit du président Lula » : au Brésil, Flavio Bolsonaro en campagne contre les juges À Rio, le pouvoir des gangs : un empire né dans les favelas En cours de lecture « Pour moi, c’est une douleur silencieuse » : en Argentine, Javier Milei rouvre la plaie des années de dictature REPORTAGE - En plaidant pour une mémoire « complète » de cette période, le président argentin a mis fin à un consensus qui régnait depuis le retour de la démocratie dans le pays. Par Guillaume de Dieuleveult, envoyé spécial à Buenos Aires Le 23 avril 2026 à 08h00 Suivre Sujets Argentine Javier Milei dictature Amérique Latine Les séquestrations, les centres de torture, les vols de la mort… Malgré un travail de mémoire internationalement salué, les années de dictature demeurent une plaie ouverte en Argentine. Des milliers de personnes attendent toujours de savoir ce que sont devenus leurs proches. Des parents sont toujours sans nouvelle de leur enfant, « bébé volé » devenu adulte, enlevé dès la naissance et confié à des familles où, cinquante ans plus tard, règne l’omerta. Il y aurait eu jusqu’à 500 nourrissons enlevés à leurs mères alors incarcérées ; 140 ont été retrouvés jusqu’à présent. Selon les estimations, le nombre de disparus varie entre 8000 et 30.000. Des charniers sont encore découverts, comme, fin mars, dans la ville de Cordoba, où 12 corps ont été exhumés : leur identité demeure inconnue. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Depuis 1983 et le retour de la démocratie dominait un consensus sur cette violence exercée par l’État. Le président argentin, Javier Milei, s’emploie à le dynamiter. Calcul politique ? Volonté sincère… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous
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