● BFM Tech
📅 22/04/2026 à 20:40
"Il m'a léché le cul": Donald Trump rend un curieux hommage à Tim Cook, dirigeant d'Apple sur le départ
Géopolitique
Entre égocentrisme, propos décousus et franchise déconcertante, le président américain Donald Trump a rendu, à sa manière, hommage à Tim Cook, qui passera la main cet automne.Il y a souvent deux écoles. En l'occurrence, pour saluer l'annonce du départ de Tim Cook, il y a d'un côté la sobriété presque émue de Sam Altman, patron d'OpenAI: "Tim Cook est une légende." Et de l'autre, Donald Trump et sa logorrhée égocentrée . Sur son réseau social Truth Social, le président américain s'est dit "grand fan" du dirigeant, mais n'a pas mâché ses mots pour décrire leur relation."Pour moi, tout a commencé par un coup de fil de Tim au début de mon premier mandat. Il avait un gros problème que seul moi, le président, pouvais régler," raconte-t-il. "Quand j'ai eu l'appel, je me suis dit 'wow, c'est Tim Apple (Cook!) qui m'appelle, à quel point c'est incroyable?', j'étais très impressionné d'avoir le patron d'Apple qui me passe un coup de fil pour me 'lécher le cul'."Le problème dont parle Donald Trump n'est pas précisé, mais il assure néanmoins s'en être occupé "rapidement et efficacement". Mais il a néanmoins été le début "d'une longue et très belle relation".Donald Trump a rendu hommage, à sa manière, à l'annonce du départ de Tim Cook. © Capture BFM Tech"Un leader incroyable"Le président américain ajoute avoir commencé à décrire Tim Cook comme "un manager et un leader incroyable", à qui voulait l'entendre. Il précise évidemment qu'au fil des années, il a rendu service au dirigeant d'Apple "trois ou quatre fois".Aussi déconcertant que soit la forme de cet hommage, c'est finalement presque son existence qui surprend au final. Donald Trump s'est en effet montré à de nombreuses reprises très agacé par les actions d'Apple.Pendant ce second mandat, l'homme politique américain a, par exemple, critiqué la volonté d'Apple de ne pas mettre fin à son programme de diversité et d'inclusion - véritable bête noire du parti républicain et de son président. Il a aussi réclamé qu'Apple produise ses iPhone aux Etats-Unis, en dépit de l'absence totale de chaînes de production équivalentes à la Chine.Il a aussi plusieurs fois menacé Apple de sanctions si l'entreprise ne faisait pas preuve de bonne volonté pour suivre la politique ultra conservatrice et "USA First" qu'il entreprend depuis son retour au pouvoir.De tous les dirigeants d'entreprises de la tech, Tim Cook est celui qui a fait le moins d'efforts pour tenter de plaire à Donald Trump, bien qu'il ait été présent lors de sa soirée célébrant sa réélection et qu'il y ait participé financièrement. Apple a néanmoins toujours marché sur des oeufs concernant Donald Trump, soufflant le chaud et le froid. Elle a notamment investi dans plusieurs projets d'industrialisation aux Etats-Unis, et ce, pour plusieurs centaines de milliards de dollars. Elle a en outre beaucoup travaillé avec l'administration américaine afin d'adoucir au maximum les répercussions sur les droits de douane et sur les sanctions visant la Chine.Malgré tout, Donald Trump semble ne pas lui en tenir rigueur et décrit même Tim Cook comme "un gars à la carrière incroyable", dont l'entreprise n'aurait "pas aussi bien marché" s'il n'avait pas remplacé Steve Jobs - cofondateur d'Apple, décédé en octobre 2011.John Ternus, qui remplacera Tim Cook cet automne à la tête d'Apple, pourra encore compter sur l'actuel directeur général d'Apple, qui deviendra président du conseil d'administration et se chargera sans doute des relations avec l'administration Trump.En définitive, au-delà de la volonté de Donald Trump de tirer la couverture à lui dans ce message, d'hommage, le simple fait que le président américain se soit donné la peine de l'écrire est une preuve indiscutable du talent de négociateur hors norme de Tim Cook.Les plus lusGuerre au Moyen-Orient: un porte-conteneur visé par des tirs iraniens au large d'Oman malgré la prolongation du cessez-le-feuUn compte dans le rouge de 559 euros pour Lecornu, un patrimoine modeste pour Darmanin mais 8,5 millions d'euros pour le ministre le plus aisé: ce qu'il faut retenir des patrimoines des membres du gouvernement"Bête sauvage", "idiote certifiée": un présentateur insulte Giorgia Meloni à la télévision russe, Rome convoque l’ambassadeurNBA: inquiétude pour Wembanyama, sorti sur protocole commotion lors de la défaite des SpursSon pire mois de mars depuis 2009: les Français se détournent encore du Livret A, dont le taux est passé de 3% début 2025 à 1,5% début 2026
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