● Journal du Net
📅 22/04/2026 à 15:24
Créer sa start-up : les 5 meilleurs conseils des repeat founders
Cybersécurité
👤 Raphael Hazan
Trois dirigeants de la French Tech, tous multi-entrepreneurs, expliquent comment l'expérience de leur première start-up a façonné la création de leurs projets suivants. Serial entrepreneurs ou repeat founders, appelez-les comme vous voulez. Dans les deux cas, ces profils s'appuient sur une expérience solide en termes d'entrepreneuriat, qui peut s'avérer utile pour ne pas reproduire les erreurs du passé. Le JDN leur a donc demandé leurs meilleurs conseils. Maitriser son time-to-market Construire un bon produit est une chose. Le lancer au bon moment en est une autre. "On peut développer la meilleure solution : sans un bon time-to-market, elle ne fonctionnera pas. Quand j’ai fondé Selectionnist, on faisait déjà de l’IA alors que le marché n’était pas prêt. On avait deux ans d’avance en termes d’adoption", confie Lara Rouyrès, aujourd’hui CEO d’Elsee Care, une plateforme qui rembourse les dépenses de santé et de bien-être non prises en charge, et fondatrice auparavant de Selectionnist et Dealissime. Privilégier les seniors aux juniors "Pour ma première start-up, nous recrutions majoritairement des profils juniors. Aujourd’hui, je privilégie des profils plus expérimentés, avec une vraie connaissance du marché que l’on cible. Certes, ils sont plus coûteux, mais ils permettent de gagner un temps précieux dans les premières années. Et avec l’IA, leur impact est démultiplié", explique Benjamin Grelié, fondateur de Posos, une medtech qui développe des solutions d’aide à la prescription et à la décision médicale, après avoir déjà lancé la start-up Printic. Levée de fonds : ne pas ignorer les règles du jeu et les attentes des VC Une levée de fonds ne s’improvise pas. Avant d’entrer en négociation avec des VC, mieux vaut connaitre les codes du capital-risque pour éviter les erreurs de débutant. "Il faut comprendre l’univers du capital-risque et son fonctionnement. Sans expérience, on peut perdre du temps à pitcher auprès des mauvais fonds, mais aussi à négocier des points qui ne sont pas négociables", prévient Lara Rouyrès. "C’est essentiel de bien connaître les attentes des fonds, car cela conditionne la qualité des échanges", ajoute Franck Le Ouay, CEO de Lifen, spécialiste de la gestion et de l’échange sécurisé de données de santé, et cofondateur de Criteo. "Il faut aussi savoir parler du risque : montrer qu’on en a conscience et expliquer comment on le réduit, afin de le rendre acceptable, sans chercher à le masquer", complète de son côté Benjamin Grelié. Ne pas trop écouter son board Une revendication qui peut sembler difficile à mettre en pratique, tant elle suppose du recul et une certaine assurance, mais que Benjamin Grelié juge pourtant essentielle. "Les investisseurs ne sont pas toujours experts des secteurs dans lesquels ils investissent, car ils accompagnent souvent de nombreuses entreprises avec une thèse d’investissement assez généraliste et couvrent donc des secteurs très différents. A l’inverse, l’entrepreneur est confronté au quotidien à son marché et en a donc une meilleure lecture". Choisir un projet scalable à l'international "Pour ma première start-up, les enjeux étaient très territoriaux, avec des services ancrés dans des logiques locales. Le modèle était difficile à étendre et à internationaliser. Pour mon projet qui a suivi, j’avais une conviction claire : je voulais une boîte pensée dès le départ pour être exportable à l’international", indique Lara Rouyrès.
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