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📅 22/04/2026 à 14:00
Samsung Galaxy Buds4 : sont-ils vraiment la meilleure alternative aux AirPods 4 sur Android ?
Cybersécurité
👤 Arthur Letang
13 Commenter Présentation Avec sa troisième génération d’écouteurs true wireless, Samsung empruntait pour la première fois la voie tracée par Apple en proposant une version semi-ouverte de son modèle phare. La marque sud-coréenne reconduit cette approche avec les Galaxy Buds4, qui se distinguent des Galaxy Buds4 Pro par l’absence d’embouts en silicone afin de convenir aux utilisateurs réfractaires à l’intrusion auriculaire.© Les NumériquesBoîtier désormais horizontal, abandon des tiges anguleuses, accents métalliques : ils se démarquent des Galaxy Buds3 par la nouvelle identité visuelle que Samsung entend imposer. Par ailleurs, s’ils reprennent l’essentiel de leurs fonctionnalités et une autonomie toujours limitée, les Buds4 introduisent un mode Transparence et une réduction du bruit adaptative. Deux ans après la précédente mouture, reste à voir si Samsung a su améliorer la signature sonore et le kit mains-libres, entre autres.Prix & disponibilitéLes Galaxy Buds4 sont sortis en février 2026 au prix de 179 € dans des finitions blanc et noir.Conditions de testLes Galaxy Buds4 ont été testés avec la version R540XXU0AZA4 de leur micrologiciel et l'app Galaxy Wearable en version 2.2.68.26010761. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionUne fiche technique en recul En tant que déclinaison semi-ouverte des Buds4 Pro, les Buds4 affichent le même virage stylistique. Ils abandonnent les tiges prismatiques au profit de tiges rectangulaires, plus courtes et épaisses, tandis que les codes couleurs gauche/droit et les éclairages témoins disparaissent. À la place, une simple lame métallique confère une allure plus élégante, en rupture avec l’identité ludique, mais clivante de la génération précédente.© Les NumériquesLe plastique restant dominant, les Buds4 ne donnent pas une impression de qualité supérieure par rapport aux Buds3. Sans être véritablement premium, la fabrication demeure néanmoins soignée avec une seule marque d’assemblage discrète. On peut toutefois regretter un revêtement brillant inchangé, empruntée aux AirPods, là où les Buds4 Pro adoptent une finition nacrée plus originale et moins sujette aux micro-fissures.Samsung revoit malheureusement sa copie à la baisse en matière de résistance aux éléments. Ces écouteurs passent d'une certification IP57 à IP54, ce qui exclut toute résistance aux fortes intempéries et à l’immersion. Les Buds4 ne se destinent pas particulièrement au sport, mais cette régression demeure regrettable pour un usage nomade quotidien.© Les NumériquesBoîtierLes Buds4 possèdent exactement le même boîtier que celui des Buds4 Pro, à l’exception d’un poids de 45,1 g (contre 44,3 g), sans doute dû à un moule plastique moins creusé ou une batterie légèrement plus grande. Une fois n’est pas coutume, le passage d’un format “debout” à “couché” est assez déconcertant. Les écouteurs se saisissent désormais aisément par leurs tiges, mais le gain reste négligeable, puisque la préhension des Buds3 posait déjà peu de difficultés.© Les NumériquesEn contrepartie, ce nouveau boîtier s’avère moins pratique en déplacement, puisqu’il ne peut plus s’ouvrir d’une seule main, tandis que son épaisseur accrue le rend moins discret dans une poche de pantalon. Plus grand, le couvercle est aussi plus sensible aux torsions et plus fragile, d’autant qu’un jeu latéral se fait sentir au niveau des charnières. Des compromis qui laissent perplexe.Dans l'absolu, si ce boîtier paraît ridiculement gros face à celui des Apple AirPods 4, il reste plutôt léger et suffisamment compact pour tenir confortablement au creux de la main. Hélas, aucune certification IP ni mini haut-parleur ne figurent au programme, contrairement aux AirPods 4 ANC. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConfortUltra discrets, mais pas infaillibles Avec leurs 4,5 g sur la balance, s'ils demeurent un peu plus lourds que les AirPods 4 (4,3 g), les Buds4 s'inscrivent parmi les écouteurs true wireless les plus légers du marché. Ils savent ainsi admirablement se faire oublier à l’usage.Samsung a par ailleurs affiné la zone des chambres acoustiques par rapport à la génération précédente. Les Buds4 se montrent ainsi plus discrets dans l’oreille, se rapprochant des sensations offertes par les AirPods 4, même s’ils occupent encore légèrement plus la conque. Cela n’affecte pas le confort, car leur design open-fit fait l’impasse sur l’isolation pour privilégier des sensations universelles. Ils se posent ainsi naturellement dans le creux de l’oreille, sans y pénétrer, ce qui permet de les porter toute la journée sans gêne.© Les NumériquesNéanmoins, en l’absence d’embouts en silicone, ce format peut montrer ses limites selon la morphologie. Les oreilles les plus étroites ou atypiques pourront rencontrer des problèmes de stabilité, voire un maintien asymétrique. Leur design, toujours un peu plus imposant que celui des AirPods 4, peut également donner une impression de sécurité moindre, incitant à les repositionner régulièrement. En pratique, les Buds4 ne sont jamais tombés, mais un simple contact ou de petites foulées suffisent parfois à les déloger légèrement. Expérience utilisateurUn écosystème qui fait la loi CommandesComme leurs aînés, les Buds4 mêlent des pincements courts et longs sur leurs tiges pour gérer la lecture, le passage des pistes et les modes d’isolation. L’essentiel est donc assuré, y compris avec un seul écouteur. Seule la commande d’accès rapide (assistant vocal Bixby, traduction instantanée ou Spotify) nécessite de sacrifier le réglage des modes d’isolation sur l’un des écouteurs. En outre, nous avons apprécié les tiges plus épaisses et l'encoche associée, qui rendent les pincements plus faciles et précis.© Les NumériquesLa principale différence avec les Buds3 tient dans le déplacement du contrôle du volume par balayage vertical à l’avant des tiges. Si cette manipulation est pertinente sur les Buds4 Pro, plus fermement logés dans les oreilles, les Buds4 ont tendance à se déstabiliser s'ils ne sont pas maintenus simultanément avec un autre doigt. Dommage, sachant que le balayage à l’arrière des Buds3 n’engendrait pas de déséquilibre.Parmi les autres déceptions, on note la disparition des capteurs de port. La musique se met bien en pause quand les écouteurs sont retirés, mais ne reprend pas lorsqu’ils sont remis. Sans possibilité de désactiver ce capteur incomplet, il sera donc toujours nécessaire de relancer la lecture manuellement.ConnectivitéAvec Apple, Samsung fait figure d’exception en verrouillant l’usage de ses écouteurs en dehors de son propre écosystème. Les compromis sur la connectivité se font rapidement sentir : appairage rapide, multipoint et mode basse latence sont réservés à une utilisation avec un smartphone Samsung. Des limitations frustrantes pour des écouteurs censés incarner la meilleure alternative aux AirPods sur Android.© Les NumériquesPar ailleurs, si les Buds4 intègrent un récepteur Bluetooth 6.1 de pointe, les bénéfices concrets se font attendre. La majorité des utilisateurs doit se contenter des codecs de base AAC et SBC, la haute résolution restant cantonnée à One UI via le codec propriétaire SSC. Néanmoins, la norme LE Audio est toujours de la partie pour rejoindre un partage audio Auracast ou tempérer une latence trop élevée de 225 ms grâce au codec LC3.ApplicationiOS boudant encore l’app Galaxy Wearable, les Buds4 ne peuvent être configurés que sous Android. Sur iPhone, les utilisateurs doivent se contenter des commandes tactiles et un accès partiel aux modes d’isolation. Comme les Buds4 Pro, ils évoluent peu par rapport aux Buds3, si ce n’est une interface légèrement plus austère, quoique mieux structurée, ainsi que l’ajout d'un mode Transparence et l’ANC adaptatif.© Les NumériquesMalgré leur prix plus abordable, les Buds4 limitent les compromis face aux Buds4 Pro. Seuls manquent le réglage de l’intensité de l’ANC, l’activation automatique de la transparence et l’adaptation du son en fonction de l’audition. En revanche, de nombreuses fonctions demeurent réservées à One UI (Bixby, audio spatial avec suivi des mouvements de tête, volume adaptatif, etc.), ce qui limite l’expérience de l’écosystème Samsung.Pour autant, l’utilisation hors Samsung n’est pas totalement appauvrie. On conserve notamment une égalisation adaptative selon le positionnement des écouteurs, un égaliseur 9 bandes et la possibilité de maintenir l’ANC avec un seul écouteur, ainsi que la transparence automatique lors des appels. Mais dans les faits, les utilisateurs One UI bénéficient de l’expérience la plus complète. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité AudioDes progrès, sans extase Contrairement aux Buds4 Pro, qui adoptent une architecture deux voies sophistiquée, les Buds4 se contentent d’un unique transducteur large bande par écouteur. D’un diamètre de 11 mm, comme sur les Buds3, ces unités profitent toutefois d’évolutions matérielles et d’un nouveau réglage tonal.© Les NumériquesDépourvue d’isolation, l’architecture open fit pose une limite naturelle dans la reproduction des très basses fréquences. Sur les Buds3, afin de pallier ce phénomène et éviter toute agressivité, Samsung avait fait le choix d’un haut-médium/aigu particulièrement en retrait, leur conférant un rendu relativement nasal et parfois voilé, voire un peu pataud. Les Buds4 se risquent à une signature plus flatteuse dans le grave et l’aigu que celle de la moyenne du segment des écouteurs semi-ouverts. Ces emphases restant mesurées, les Buds4 sont plus équilibrés que leurs prédécesseurs, sans toutefois rivaliser avec les AirPods 4 dans la précision des médiums.© Les NumériquesComme tous les écouteurs de leur acabit, les Buds4 mettent l’accent sur la région des 60-100 Hz pour compenser un manque d’extension dans le grave. La restitution des basses supérieures est donc plutôt fidèle, mais le sub pâtit logiquement d’un manque de définition et d’embonpoint. Malgré une précision perfectible, les Buds4 ne donnent pas l’impression de manquer de basses. La restitution conserve une certaine chaleur et une profondeur honorable pour un design ouvert, sans empiéter sur la seconde partie du spectre.En effet, les Buds4 cherchent à mettre en valeur la présence, la clarté et le niveau de détail grâce à une mise en avant du haut-médium et un pic dans l’aigu, là où la majorité des écouteurs open fit prennent des pincettes dans cette zone. L’équilibre avec les basses et le bas-médium étant bien exécuté, les Buds4 ne se montrent pas stridents ou réverbérants pour autant. On note toutefois des cymbales un peu brillantes, des caisses claires légèrement sèches et des sifflantes parfois mises en avant. Ces excès demeurent acceptables, car principalement audibles à volume élevé.© Les NumériquesSi ce caractère un peu démonstratif n’engendre pas de déséquilibre majeur, un retrait autour de 1-2 kHz est plus problématique pour le respect des timbres, notamment ceux des voix. Les composantes aiguës étant favorisées, certains vocaux peuvent paraître légèrement trop fins et manquer de corps. Avec des médiums mieux équilibrés par rapport à l’aigu, les AirPods 4 sont donc globalement plus transparents, même si les Buds4 savent se montrer un peu plus incisifs. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité IsolationUn ANC toujours très limité Toujours basé sur trois microphones par écouteur, le système de réduction de bruit des Buds4 ne se démarque pas fondamentalement de celui du modèle précédent. On note bien un léger progrès, avec quelques décibels gagnés sur l’ensemble du spectre, mais l’absence quasi totale d’isolation passive demeure pénalisante.Le gain se concentre surtout dans les basses fréquences. Là où les Buds3 peinaient à atteindre -10 dB, les Buds4 atténuent mieux les bruits de ventilation et les résonances urbaines, ce qui renforce l’impression de bulle sonore. En revanche, le médium étant toujours peu réduit, les fondamentales des sons du quotidien conservent leur présence et leur clarté. Conversations proches et bruits de moteur restent donc presque aussi perceptibles qu’à nu.© Les NumériquesBien qu'également faiblard, plus efficace dans le milieu du spectre, l’ANC des AirPods 4 atténue mieux les ambiances et éloigne davantage les voix. Mais grâce à leurs coques plus imposantes, les Buds4 gardent un avantage sur Apple dans les hautes fréquences, notamment sur les bruits métalliques et les sifflantes.Plutôt homogène et sans sensation de pression à l’activation, l’ANC des Buds4 est agréable à l’usage, d’autant plus que le souffle présent sur les Buds3 a disparu. Mais comme l’ensemble du spectre demeure audible, il sert surtout à mieux se concentrer sur sa musique. Néanmoins, des ajustements réguliers seront nécessaires pour limiter les fuites et optimiser son efficacité, surtout en déplacement. TransparenceUn mode Transparence qui change tout À l’instar des Apple AirPods 4, les Buds4 intègrent désormais un mode Transparence permettant de rester attentif aux sons environnants. Malgré l’absence d’embouts en silicone, cette fonction est bienvenue, car le design des écouteurs atténue naturellement une bonne partie des hautes fréquences, ce qui peut gêner les conversations. Très performant, ce mode amplifie suffisamment les différentes gammes de fréquences pour restituer un environnement naturel. Seul l’aigu demeure légèrement en retrait, davantage qu’avec les AirPods, dont la structure est plus fine.© Les NumériquesContrairement aux Buds4 Pro, l’intensité de l’ANC et du mode Transparence n’est pas réglable, mais un mode Adaptatif fait son apparition. En pratique, il se montre plutôt efficace pour préserver un certain confort tout en restant attentif à l’environnement. MicroPeu à l’aise en mobilité Entre autres, les Buds4 Pro justifient leur positionnement supérieur face aux Buds4 par la qualité de leur kit mains-libres. Avec ces derniers, sans la technologie SWB réservée aux smartphones de la marque, la captation vocale se révèle effectivement assez chaotique en environnement bruyant, sans réelle amélioration par rapport aux Buds3.Aux abords d’un carrefour animé, si l’algorithme parvient à atténuer efficacement les bruits ambiants, le passage soudain d’un véhicule bruyant provoque des saccades et des fluctuations du signal. Il est possible de tenir une conversation, mais les conditions sont loin d’être optimales, d’autant moins que la voix apparaît globalement étouffée. Heureusement, les échanges redeviennent confortables en milieu calme. Ceci étant, la qualité du signal demeure perfectible. En intérieur comme en extérieur, la voix manque de définition et s’accompagne de quelques d’artefacts. AutonomieService minimum Si les Buds4 promettent toujours une autonomie de 5 et 6 h avec et sans réduction du bruit, nous avons mesuré 5 h 30 min et 6 h 30 min à 60 % de leur volume. Des performances dans la moyenne basse du marché, mais toujours un peu au-dessus de celles des AirPods 4 ANC et des Buds3.© Les Numériques Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Signature sonore claire et détaillée. Basses profondes et maîtrisées. Très bon confort, absence d'intrusion auriculaire. Mode Transparence efficace. Multiples fonctionnalités. Points faibles Manque de précision dans les médiums. ANC peu performant. Connectivité limitée hors univers Samsung. Capteurs de port incomplets, simple certification IP54. Autonomie faiblarde. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Outre leur design plus consensuel, les Galaxy Buds4 ne se distinguent réellement de leurs aînés que sur deux points précis. Leur rendu sonore gagne en expressivité sans verser dans l’excès, tandis que l’intégration d'un mode Transparence les rend plus agréables à porter au quotidien. Les oreilles plus étroites apprécieront également leurs coques affinées, même si l'on déplore certaines régressions : abandon des capteurs de port, certification IP revue à la baisse, contrôle du volume peu ergonomique et un boîtier plus encombrant. Force est de constater d’autres stagnations, comme des micros toujours perfectibles et une autonomie trop juste. Reste que les Buds4 demeurent des écouteurs globalement performants et plaisants, dotés d’un panel de fonctionnalités (associées à un smartphone Samsung) capable de faire rougir les Apple AirPods 4 ANC au sein de leur propre écosystème. Face à la concurrence Pour qui recherche de bons écouteurs pour Android, les Galaxy Buds4 se mesurent d'abord à leur déclinaison premium, les Buds4 Pro. Bien que vendus 70 € moins cher, les Buds4 ont le mérite de ne concéder presque aucun compromis sur l'expérience utilisateur globale. Toutefois, leur conception les relègue au second plan pour les utilisateurs en quête de précision sonore, d'une isolation active performante ou d'un maintien adapté au sport. De plus, l'absence d'embouts se justifie difficilement face au design semi-intra des Buds4 Pro, qui offre aussi un confort exceptionnel. Leur second concurrent, les Apple AirPods 4 ANC, les surpasse par un rendu sonore plus naturel et un design encore mieux adapté aux petites oreilles. Pour autant, sur le segment de l'open-fit, les Buds4 s'imposent comme la meilleure option actuelle pour l'écosystème Android. Sous-Notes Construction Confort Expérience utilisateur Audio Isolation Transparence Micro Autonomie Lire la suite
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