● Next INpact Télécom 📅 22/04/2026 à 09:56

☕️ Au Royaume-Uni, Telegram visé par une enquête sur le partage de contenus pédocriminels

Tech & Innovation 👤 Jean-Marc Manach
Illustration
Une erreur ? L’Ofcom, le régulateur britannique des télécommunications, vient de lancer ce mardi 21 avril une enquête contre Telegram après avoir reçu des preuves montrant que des utilisateurs de la plateforme ont partagé des contenus pédocriminels. Illustration : Flock Dans son communiqué, l’Ofcom explique s’appuyer sur la nouvelle loi dite « Online Safety Act 2023 », et vouloir vérifier que la plateforme de messagerie se conforme bien à ces nouvelles obligations. Le régulateur a été prévenu par le Centre canadien de protection de l’enfance, une organisation caritative qui concentre une partie de ses actions sur le sujet de la lutte contre le partage d’images de ce type sur Internet. « Nous avons décidé d’ouvrir une enquête afin de déterminer si Telegram a manqué, ou manque actuellement, à ses obligations en matière de contenus illicites », explique l’Ofcom. À Reuters, Telegram nie « catégoriquement » ces accusations et affirme avoir « virtuellement éliminé » la diffusion publique de ce genre de contenus en utilisant des algorithmes de détection depuis 2018. L’agence de presse fait remarquer que Telegram a récemment reçu une amende en Australie pour avoir tardé à répondre à des questions sur la mise en place de ce genre de mesures. « Nous sommes surpris par cette enquête et craignons qu’elle ne s’inscrive dans le cadre d’une offensive plus large contre les plateformes en ligne qui défendent la liberté d’expression et le droit à la vie privée », ajoute la plateforme. « Nous partageons les inquiétudes selon lesquelles des réseaux d’acteurs malveillants opèrent au sein de l’écosystème de Telegram, et que les mesures prises ne sont pas suffisantes pour empêcher la diffusion d’images d’abus sexuels sur mineurs connues et détectées », explique à Reuters l’association britannique Internet Watch Foundation. En début d’année, suite au scandale des générations de deepfakes sur Grok, l’Ofcom a lancé une enquête sur l’utilisation de cette IA et de X pour générer et partager des images de personnes dénudées et des images sexualisées d’enfants. Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. Accédez en illimité aux articles d'un média expert Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui
← Retour