● Le Figaro International 📅 21/04/2026 à 23:22

Suspendre l'accord entre l’Union européenne et Israël est une «interrogation légitime» en cas de statu quo, a déclaré Emmanuel Macron

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Suspendre l'accord entre l’Union européenne et Israël est une «interrogation légitime» en cas de statu quo, a déclaré Emmanuel Macron Par Le Figaro avec AFP Le 21 avril 2026 à 23h22 Sujets Emmanuel Macron Israël Liban Emmanuel Macron et le premier ministre libanais Nawaf Salam, ce 21 avril, à Paris. LUDOVIC MARIN / REUTERS Le président français a aussi estimé qu’Israël devait «renoncer à ses visées territoriales» au Liban, ajoutant que le Hezbollah pro-iranien devait «cesser» ses tirs vers le territoire israélien et être désarmé «par les Libanais eux-mêmes». Passer la publicité Passer la publicité Publicité Emmanuel Macron a reconnu mardi une «interrogation légitime» sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, si ce dernier «continue cette politique qui contrevient à son histoire», notamment au Liban, pays qu’Israël a bombardé ces derniers temps dans sa lutte contre le mouvement islamiste Hezbollah. À découvrir EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient : l’impact pour la France est estimé entre 4 et 6 milliards d’euros, selon Roland Lescure PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International «Ce n'est pas dans le moment où, il y a quelques jours, Israël a accepté un cessez-le-feu pour le Liban et s'est engagé dans des discussions qu'il faut précipiter une confrontation», a dit le président français, préférant temporiser avant de clarifier la position de la France. Passer la publicité Publicité «Mais les choses ne peuvent pas continuer comme il y a quelques années, d'évidence», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'Élysée avec le premier ministre libanais Nawaf Salam. La trêve «devra être étendue» Emmanuel Macron a aussi estimé qu’Israël devait «renoncer à ses visées territoriales» au Liban, ajoutant que le Hezbollah pro-iranien devait «cesser» ses tirs vers le territoire israélien et être désarmé «par les Libanais eux-mêmes». La trêve en cours «devra être étendue afin de permettre l’amorce d’une véritable dynamique de stabilisation», a assuré le président français. Il a plaidé pour un «accord politique entre Israël et le Liban qui garantisse la sécurité des deux pays, l’intégrité territoriale du Liban, et pose les jalons de la normalisation de leurs relations». Emmanuel Macron a aussi assuré que la France était «prête à maintenir son engagement sur le terrain» après le départ de la Finul, la mission de l’ONU, programmé pour la fin de l’année. De son côté, le Liban a réclamé le «retrait total» des forces israéliennes de son territoire, mais aussi le retour des prisonniers et des déplacés libanais, a affirmé mardi Nawaf Salam. Le chef du gouvernement libanais a également affirmé que son pays avait besoin «de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois». Alors que le cessez-le-feu est émaillé de nombreux incidents, de nouvelles discussions «directes» entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la diplomatie américaine.
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