● BFM Tech 📅 21/04/2026 à 18:11

Après la France, le Royaume-Uni a dans le viseur le réseau Telegram, soupçonné de ne pas assez bloquer les contenus pédopornographiques

Géopolitique
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Le régulateur britannique a annoncé l'ouverture d'une enquête portant sur les moyens mis en oeuvre par le réseau social telegram pour éviter que du matériel pédopornographique ne puisse être échangé sur la plateforme.Le régulateur britannique des médias, l'Ofcom, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête visant Telegram "après des éléments laissant penser que du matériel pédopornographique" a pu être partagé sur la messagerie.Cette enquête, ouverte dans le cadre de la loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act), doit "déterminer si Telegram a manqué, ou manque, à ses obligations en matière de contenus illégaux", souligne l'organisme dans un communiqué.Elle peut théoriquement aboutir à une amende pouvant atteindre jusqu'à 10% du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise.Une enquête lancée après des signalementsL'Ofcom explique avoir "reçu des éléments du Centre canadien de protection de l'enfance concernant la présence présumée et le partage de contenu pédopornographique sur Telegram" et avoir procédé à sa "propre évaluation" avant d'ouvrir son enquête.Le régulateur rappelle que, selon la loi britannique, les fournisseurs de services "d'utilisateur à utilisateur" sont "tenus d'évaluer et d'atténuer le risque" que le partage ou la détention de tels contenus "soit commis sur leurs plateformes"."Depuis 2018, Telegram a quasiment éliminé la diffusion publique de contenus pédopornographiques sur sa plateforme grâce à des algorithmes de détection de pointe et à sa coopération avec des ONG", répond l'entreprise dans un communiqué, où elle "dément catégoriquement les accusations de l'Ofcom"."Nous sommes surpris par cette enquête et préoccupés par le fait qu'elle puisse s'inscrire dans une offensive plus large contre les plateformes en ligne qui défendent la liberté d'expression et le droit au respect de la vie privée", ajoute-t-elle.Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, avait apporté lundi son soutien à Elon Musk, convoqué en audition libre à Paris par la justice française dans le cadre d'une enquête sur les possibles dérives de son réseau social X."La France de Macron perd en légitimité en instrumentalisant les enquêtes pénales pour réprimer la liberté d'expression et la vie privée", avait écrit sur X et sur Telegram M. Durov.Né en Russie et naturalisé français en 2021, il a été mis en examen pour plusieurs infractions par la justice française, qui lui reproche de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur sa messagerie.Les plus lusUne Canadienne tuée dans une fusillade sur un site archéologique au Mexique, quatre autres personnes blesséesUn traceur bluetooth, une carte postale et deux timbres: comment un gadget à 5 euros a permis de suivre un navire de guerre qui escortait le porte-avions Charles de Gaulle en MéditerranéeLe roi Charles III rend hommage à Elizabeth II, sa "chère maman" et une reine "entièrement dévouée" qui aurait eu 100 ans cette année"On a vraiment merdé": primaire à gauche, municipales... Marine Tondelier remise en cause par ses opposants internesUn trophée de prestige pour Victor Wembanyama: le géant des San Antonio Spurs élu meilleur défenseur de l’année en NBA à l'unanimité
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