● Courrier International 📅 21/04/2026 à 15:40

Le français de France est-il “le bon” ? À la Sorbonne, Kev Lambert “renverse” le préjugé

Géopolitique
Illustration
Vue de l’une des entrées de la Sorbonne, à Paris, prise le 15 février 2016. Photo Charles Platiau Debout sur la scène du grand amphithéâtre Richelieu, dans l’enceinte historique de la Sorbonne, Kev Lambert entame sa présentation en revenant sur la genèse de ses principaux romans. Elle passe rapidement aux questions, sans s’attarder sur sa biographie : son auditoire l’a déjà longuement étudiée. Face à la Québécoise, sur les bancs de bois – notoirement inconfortables – de l’amphithéâtre, 300 étudiants en littérature se préparent à la cribler de questions, composées à l’avance avec leurs enseignants. Inscrits à un cours obligatoire pour l’obtention de leur licence, l’équivalent français du baccalauréat [québécois], ils se penchent depuis trois mois déjà sur Querelle de Roberval, premier succès de l’autrice en France, qui y a ensuite gagné un prix Médicis pour Que notre joie demeure, en 2023. “Le roman a servi de base à notre cours d’analyse de discours”, précise l’universitaire Edoardo Cagnan, le maître de conférences responsable du cours. “Le but est d’analyser l’utilisation subjective de la langue dans le texte, en utilisant beaucoup de notions de sociologie.” Avec son récit ancré dans la lutte syndicale et sa narration à plusieurs voix, explique l’universitaire, Querelle de Roberval constituait un socle pour l’examen sur ces sujets. En marge des cours magistraux, les étudian Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Rafael Miró Lire l’article original Langues Québec Europe Culture Francophonie Sur le même sujet Vu du Royaume-Uni. Le français académique évolue à la vitesse d’un escargot Dans nos archives. Le français, cette langue qui appartient aux Africains Canada. La langue française : un atout pour devenir résident permanent Vu d’Espagne. Quand la langue française envahit l’espagnol Source de l’article Le Devoir (Montréal) Henri Bourassa publie en 1910 le premier numéro du Devoir, en promettant d’en faire un journal “d’opinion” et “d’échange d’idées” pour raviver la fibre nationaliste des Canadiens français. Aujourd’hui, le dernier quotidien indépendant du Québec jouit d’une solide réputation, même si sa diffusion est restreinte. Plutôt souverainiste.Le Devoir paie cher sa volonté de ne faire partie d’aucun conglomérat de presse : la menace de faillite est récurrente, ses effectifs rédactionnels sont limités et il ne touche que 3 % de l’ensemble du lectorat. Cette situation n’a pas empêché la Society of News Design de donner, en 1994, au Devoir le titre de “plus beau quotidien au monde”. A l’image de l’édition papier, le site a de l’allure. La navigation d’une section à l’autre est facile et, fait rare, la publicité est discrète. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée →
← Retour