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Comment l’intelligence artificielle générative bouscule le métier d’avocat d’affaires

Cybersécurité 👤 Mathilde Saliou
🏷️ Tags : cert chatgpt
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Comment l’intelligence artificielle générative bouscule le métier d’avocat d’affaires Conseil automatisé Illustration : Flock Mathilde Saliou Le 21 avril à 09h00 Chez les avocats aussi, l’IA générative change certaines logiques de travail. Des clients qui pré-rédigent leurs contrats à l’IA comme assistant de documentation, Next a demandé à plusieurs professionnels leurs retours d’expérience. Une erreur ? « De la même manière qu’on peut demander à ChatGPT des explications sur des analyses de sang ou des symptômes avant d’aller chez le médecin, les clients ont de plus en plus tendance à demander à des robots d’IA des conseils juridiques. » Avocate, spécialiste des questions numériques, Alexandra Iteanu constate depuis environ un an une évolution dans la manière dont les clients la contactent, elle ou son cabinet. De plus en plus fréquemment, des clients arrivent avec des contrats pré-rédigés ou avec des pistes de stratégies pour régler un de leurs contentieux. Cette pratique, témoigne-t-elle, fait évoluer la position des juristes d’une manière similaire à celle constatée du côté des traducteurs ou des développeurs : « Ça nous place dans une logique de relecture plutôt que de production. » Dans quelle mesure cela fait-il évoluer la qualité du travail juridique, en revanche ? À son compte, l’avocate d’affaires Sarah Jelin indique avoir vu « au moins un pacte rédigé par IA », une expérience qu’elle préférerait éviter de réitérer : « il vaut mieux que je le fasse moi-même, cela irait plus vite ». Du côté du cabinet Advant Altana, fort d’une centaine de personnes, Jordan Illouz indique avoir pour le moment peu rencontré ce type de pratique, notamment parce qu’il travaille avant tout sur du contentieux commercial. « Mais je vois le jour où ça va m’arriver », assure-t-il à Next. D’autant qu’en interne, les avocats eux-mêmes adoptent largement ces nouveaux outils. Selon un récent sondage de Lefebvre Dalloz et CSA Research mené auprès de 627 professionnels du droit, 72 % d’entre eux recourent à l’IA au quotidien, que ce soit via des outils grand public ou d’autres dédiés plus spécifiquement à leurs activités. Une évolution technique qui force à « renouveler la confiance » « Je pense que c’est très différent selon la taille du cabinet » avance Alexandra Iteanu : pour l’avocate, la clientèle n’attend pas la même chose selon qu’elle sollicite une petite ou une grosse structure. Il est possible, aussi, que les juristes spécialisés dans le numérique, comme elle, soient aux avant-postes des évolutions que l’IA impulse dans les manières de pratiquer le droit. Soutenez un journalisme indépendant, libre de ton, sans pub et sans reproche. Accédez en illimité aux articles Profitez d'un média expert et unique Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous La suite de cet article est réservée à nos abonnés Soutenez un journalisme indépendant, expert et sans pub. Abonnez-vous sur next.ink/subs Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui
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