● Numerama 📅 21/04/2026 à 07:31

Projet Big Bang : à 24 milliards de km, l'ultime pari de la NASA pour assurer la survie de Voyager 1 et 2

Énergie & Environnement 👤 Julien Lausson
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Lecture Zen Résumer l'article La NASA lance « Big Bang », une refonte radicale de l’alimentation des sondes Voyager pour prolonger leur mission interstellaire. La manœuvre prévoit d’éteindre en une seule passe plusieurs sous-systèmes et de les remplacer par des alternatives moins énergivores. Le déploiement sera testé sur Voyager 2 en mai–juin 2026, avant d’être appliqué à Voyager 1 en juillet 2026. La NASA lance « Big Bang », une refonte radicale de l’alimentation des sondes Voyager pour prolonger leur mission interstellaire. La manœuvre prévoit d’éteindre en une seule passe plusieurs sous-systèmes et de les remplacer par des alternatives moins énergivores. Le déploiement sera testé sur Voyager 2 en mai–juin 2026, avant d’être appliqué à Voyager 1 en juillet 2026. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ À 25 milliards de kilomètres de la Terre, les sondes Voyager luttent contre le froid et l’épuisement de leurs batteries nucléaires. Pour éviter le silence définitif, la NASA lance une opération de la dernière chance baptisée Big Bang. Objectif : réorganiser totalement la consommation d’énergie pour gagner de précieuses années de vie interstellaire. Cela a dû être un crève-cœur pour les ingénieurs de la NASA. Après quasi un demi-siècle de bons et loyaux services, le LECP s’est tu. Le 17 avril 2026, il a été décidé d’envoyer une commande fatidique à la sonde Voyager 1, pour éteindre cet instrument scientifique dédié à la détection de particules à faible énergie (Low-Energy Charged Particles). Mais si cela a eu des allures de supplice pour le Jet Propulsion Laboratory (JPL), le centre qui veille sur le programme Voyager, il fallait le faire, justement, pour lui permettre de survivre. En effet, l’extinction du LECP entre dans le cadre d’un programme spécial, surnommé projet Big Bang, qui doit prolonger un peu plus encore la durée de vie de Voyager 1 et 2. Vue d’artiste de Voyager 1. // Source : NASA/JPL-Caltech Les équipes qui supervisent Voyager 1 et 2 connaissent depuis longtemps les données du problème : chaque sonde fonctionne grâce à des générateurs thermoélectriques à radioisotope qui convertissent la chaleur du plutonium en électricité. Chaque année, ces piles nucléaires perdent environ 4 watts de puissance. Sauf qu’après 49 ans d’odyssée dans l’espace, ces générateurs ont bien faibli. Par conséquent, « les marges de puissance sont devenues extrêmement faibles. » Il faut donc prioriser et, donc, déterminer les systèmes et les instruments que l’on peut débrancher pour focaliser l’énergie restante sur l’essentiel, mais aussi le chauffage, capital face au froid intense de l’espace. Investissez (enfin) dans l’économie de l’espace. Le domaine spatial est une réalité économique enfin accessible à tous. 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Il n’en reste donc que deux opérationnels : un magnétomètre et un récepteur d’ondes de plasma. Mais une nouvelle stratégie, bien plus radicale, a émergé : plutôt que de continuer à éteindre les instruments un par un jusqu’au silence complet, les ingénieurs prévoient de réorganiser totalement la gestion de l’alimentation électrique. L’idée du Big Bang est de permuter plusieurs dispositifs de bord en une seule opération groupée. Ainsi, il s’agit d’éteindre d’un seul coup un ensemble d’appareils électriques et de les remplacer par des alternatives moins gourmandes en énergie, sans nuire au chauffage de l’engin ni à sa capacité de collecte et de transmission de données. C’est, en somme, un recâblage logique, pour basculer sur un mode basse consommation. Tout cela en sachant que Voyager 1 et Voyager 2 se trouvent à 25 et 21 milliards de kilomètres de la Terre. Pour aller plus loin La sonde Voyager 1 est si loin de la Terre que l’échelle d’unité pour mesurer sa distance ne va plus suffire Voyager 2, le cobaye qui va essuyer les plâtres dès ce printemps La NASA sait qu’elle avance sur des œufs avec son projet Big Bang. Aussi, pour limiter les risques, l’agence spatiale américaine a un plan de bataille en deux temps : la mise à jour électrique sera d’abord appliquée à Voyager 2, avec des tests en mai et juin 2026. Si les choses se passent bien, on passera alors à Voyager 1 en juillet de la même année. Pourquoi Voyager 2 en premier ? Parce que la sonde a un peu plus d’énergie en stock et est un peu plus proche, « ce qui en fait un sujet d’essai plus sûr » juge la NASA. Il était de toute façon hors de question de faire la mise à jour en même temps sur les deux sondes. Aussi a-t-il fallu trancher en se basant sur des critères objectifs. Voyager 2 essuiera donc les plâtres, puis ce sera à Voyager 1, mais le jeu en vaut la chandelle. Si le Big Bang produit les résultats escomptés, il sera peut-être possible de rallumer le LECP sur Voyager 1 — l’extinction de l’outil vise à offrir un an de répit aux ingénieurs pour finaliser ce projet. Il est même évoqué l’hypothèse d’en relancer d’autres ; l’enjeu est donc de taille. Pour aller plus loin Dans combien de temps nos sondes spatiales atteindront-elles un autre système solaire ? Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! 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