● Courrier International
📅 21/04/2026 à 06:09
Téhéran et Washington se menacent mutuellement à l’approche de la fin de la trêve
Géopolitique
Le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse, accompagné de son ministre de la Défense Pete Hegseth à Washington, le 6 avril 2026. Evan Vucci / REUTERS “Un climat d’incertitude persistait” lundi 21 avril quant à la tenue mardi de nouveaux pourparlers visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, résume la BBC. Dans un entretien à l’agence Bloomberg, le président américain Donald Trump a accru la pression sur l’Iran en affirmant que le cessez-le-feu expirait “mercredi soir, heure de Washington”, jugeant “très improbable” l’extension de la trêve. Elle devait s’achever en théorie dans la nuit de mardi à mercredi, heure de Téhéran. Si les revendications américaines ne sont pas satisfaites avant le terme du cessez-le-feu, “beaucoup de bombes exploseront”, a aussi déclaré Trump, cette fois à la chaîne PBS, après avoir menacé plus tôt en avril d’anéantir “une civilisation entière” en Iran. À lire aussi : Analyse. La trêve de Donald Trump en Iran est un trompe-l’œil qui ne résout rien “Nous n’acceptons pas de négocier sous la menace et, au cours des deux dernières semaines, nous nous sommes préparés à abattre de nouvelles cartes sur le terrain”, a répliqué sur X le président du Parlement de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf. Malgré ce contexte tendu, le vice-président américain J.D. Vance devrait se rendre à Islamabad mardi, pour des pourparlers avec l’Iran, sous médiation pakistanaise, rapporte le Washington Post qui cite des responsables de la Maison-Blanche. La participation de l’Iran toujours incertaine Mais “l’incertitude demeure quant à la participation de l’Iran aux négociations”, souligne Al-Monitor. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré lundi que Téhéran n’avait pas prévu de participer aux discussions, tout en précisant qu’aucune décision définitive n’avait été prise. Plusieurs sources ont toutefois affirmé lundi à des médias américains qu’une équipe iranienne serait bien présente à Islamabad pour négocier. Selon le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du dossier, “bien que Téhéran n’ait pas publiquement confirmé qu’il enverrait des représentants” de la République islamique “aux réunions au Pakistan, il a indiqué à des médiateurs régionaux qu’il enverrait bien une équipe mardi pour négocier”. À lire aussi : Géopolitique. Médiateur du conflit irano-américain, le Pakistan envoie des renforts en Arabie saoudite “La Maison-Blanche a passé toute la journée de lundi à attendre un signal de Téhéran indiquant l’envoi de sa délégation à Islamabad”, raconte Axios. Selon une source proche du dossier, “les Iraniens ont temporisé, sous la pression apparente des Gardiens de la Révolution, qui poussaient les négociateurs à adopter une position plus ferme : pas de discussions sans levée du blocus américain”. Mais les médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs ont “encouragé l’Iran à participer à la réunion”, rapporte Axios. “L’équipe iranienne a attendu le feu vert du guide suprême, qui est intervenu lundi soir”, a affirmé la source anonyme au média américain. « Méfiance » des dirigeants iraniens à l’égard de Trump « En privé, des responsables iraniens affirment qu’ils se préparent à reprendre les pourparlers de paix avec les États-Unis. En public, toutefois, ils se montrent beaucoup plus prudents, voire parfois belliqueux, accusant la Maison-Blanche de mettre la diplomatie en péril », décrypte le New York Times. « Si leurs messages semblent brouillés, ces derniers reflètent le dilemme auquel est confronté l’Iran. Les dirigeants iraniens se méfient profondément de Washington, tout en sachant qu’un accord est essentiel pour atténuer la grave crise économique que traverse le pays », analyse le quotidien américain. Les Iraniens « cherchent à renforcer leur position lors des éventuelles négociations [de mardi] en montrant aux responsables américains qu’ils ne négocieront pas si le président Trump poursuit ses fanfaronnades ». Le Times rappelle enfin que le régime doit « contenir sa base la plus dure, qui a été enhardie par la guerre et qui ne souhaite pas qu’il fasse des concessions lors des négociations ». Noémie Taylor-Rosner Moyen-Orient États-Unis Réveil Iran Asie Amériques Nos lecteurs ont lu aussi Histoire. Les échecs, un jeu vecteur d’égalité au Moyen Âge Vu du Liban. Le Moyen-Orient condamné à la guerre, “sans le moindre horizon politique” Opinion. Le Venezuela est devenu la première colonie économique du XXIᵉ siècle Analyse. L’Asie centrale, nouveau carrefour énergétique face au blocus du détroit d’Ormuz Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? 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