● Courrier International
📅 21/04/2026 à 05:00
Les échecs, un jeu vecteur d’égalité au Moyen Âge
Géopolitique
Peinture représentant une partie d’échecs extraite du “Libro del axedrez” (“Livre des échecs”, Séville, 1283). Photo Patrimonio Nacional. Sur l’échiquier, les pions noirs et les pions blancs sont alignés en rangs serrés en vue d’une implacable bataille. Pourtant, au Moyen Âge, le jeu n’incarnait pas une métaphore des tensions raciales. Au contraire, les historiens ont montré qu’il était souvent vecteur d’égalité et de respect mutuel. L’analyse de manuscrits, de tableaux et de plateaux d’échecs médiévaux par Krisztina Ilko, historienne à l’université de Cambridge, met ainsi en lumière la vision d’un “monde juste”, où le plus important n’était pas l’origine ou la religion, mais bien les échanges intellectuels. Le Libro del axedrez [“Livre des échecs”], un traité d’échecs illustré datant du XIIIe siècle et élaboré pour le roi Alphonse X de Castille [1221-1284], regroupe des dizaines de représentations de joueurs d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie qui viennent bousculer nos idées préconçues sur les relations sociales au Moyen Âge. Des joueurs de toutes les origines L’une de ces scènes montre un joueur noir assis sur un banc, une bouteille de vin à la main, sur le point d’infliger une défaite à son adversaire blanc, au terme d’une partie amicale. Sur une autre sont représentés quatre Mongols, dont l’un s’appuie nonchalamment sur son sabre, qui n’a rien de menaçant. Le combat de ceux que l’imaginaire médiéval décrit s Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 2,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-57%) 2,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Chris Osuh Traduit par Anna Kerautret Lire l’article original Jeux Histoire Culture Nos lecteurs ont lu aussi Économie. En Allemagne, la dernière usine Playmobil fermera ses portes fin juin Opinion. Entre les États-Unis de Donald Trump et la France : je choisis la France… et l’Europe Le chiffre du jour. En Russie, les cas de désertion ne cessent d’augmenter Héritage. Les baby-boomeurs vont léguer beaucoup d’argent et beaucoup, beaucoup trop d’objets Source de l’article The Guardian (Londres) L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui compte dans ses rangs certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. De centre gauche, proeuropéen, The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Contrairement aux autres quotidiens de référence britanniques, le journal a fait le choix d’un site en accès libre. Il est passé au format tabloïd en 2018. Cette décision s’inscrivait dans une logique de réduction des coûts, alors que The Guardian perdait de l’argent sans discontinuer depuis vingt ans. Une stratégie payante : en mai 2019, la directrice de la rédaction, Katharine Viner, a annoncé que le journal était bénéficiaire, une première depuis 1998. Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Paris Globe Festival Tentez de remporter un pass valable pour 2 spectacles au choix parmi la sélection du festival Paris Globe du 27 mai au 4 juin. Je tente ma chance → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée →
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