● BFM Tech
📅 20/04/2026 à 07:17
"Attaque politique" contre manque de modération et deepfakes pornographiques: ce que l'on sait de la convocation d'Elon Musk devant la justice française
Cybersécurité
Le milliardaire propriétaire du réseau social X et co-fondateur de la start-up derrière l'IA Grok est convoqué par la justice française ce lundi 20 avril 2026. Son ancienne directrice générale devrait se présenter devant la justice, le 24.Elon Musk et son ancienne directrice générale vont-ils se rendre, à la convocation du le parquet de Paris? La réponse se fait attendre, mais elle devrait rapidement se faire entendre: le milliardaire propriétaire du réseau social X est attendu dans le bureau de la procureure de Paris ce lundi 20 avril 2026. L'ancienne directrice générale de la plateforme, doit elle, s'y rendre le 24 avril.Ces deux convocations se font dans le cadre d'une vaste enquête lancée en janvier 2025 qui se base sur des soupçons de nombreuses infractions. Entre-temps, le réseau social, mais aussi son IA intégrée, Grok (également la propriété d'Elon Musk) ont permis de créer des deepfakes pornographiques, et le siège français de X a été perquisitionné le 3 février dernier.• De lourdes accusations pour les deux responsablesEn tant que responsables du réseau social X et de Grok au moment de l'ouverture de l'enquête, Elon Musk et Linda Yaccarino doivent être entendus pour des soupçons de "complicité de détention d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique", "complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d'images de mineurs présentant un caractère pédopornograhique", ainsi que "atteinte à la représentation de la personne", notamment après la diffusion de deepfakes par l'IA Grok.Par ailleurs, l'enquête porte également sur des soupçons de "contestation de crime contre l'humanité", "extraction frauduleuse de données d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée", "falsification du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée" et "administration d'une plateforme en ligne illicite en bande organiée". Le parquet cible ici la modération et l'algorithme.• Une audition "libre"Si leur présence reste incertaine, Elon Musk et Linda Yaccarino sont convoqués pour des "auditions libres". Cela signifie que le parquet décide d'entendre librement les personnes concernées qui sont soupçonnées d'infraction. Après cela, une suite judiciaire à leur encontre peut être décidée: classement sans suite, convocation au tribunal, ouverture d'une information judiciaire, ou encore mise en examen.• Des dirigeants qui ne sont pas obligés de s'y rendreMême si la convocation émane du parquet de Paris, et puisqu'il s'agit d'une audition libre, ni Elon Musk, ni Linda Yaccarino ne sont tenus de se rendre à ces rendez-vous. "Ils peuvent ne pas s'y rendre, et je pense qu'ils ne le feront pas," indiquait Maître Raphaël Molina à BFM Tech en février dernier.La question est plus complexe pour certains salariés du siège parisien, car ils sont français et présents sur le territoire.• Elon Musk parle d'une "attaque politique"Face aux accusations des autorités judiciaires françaises, Elon Musk a multiplié les republications assassines, avant de condamner ces convocations, parlant "d'attaque politique" à son encontre. Il repproche au parquet de vouloir le faire taire, mais aussi de souhaiter censurer X, alors qu'il prône une liberté d'expression totale - même si les faits montrent le contraire.• Le risque d'une enquête sur une coquille videEn choisissant de perquisitionner le siège français de X, le parquet ne s'est probablement pas attaqué à la bonne cible. La filiale présente dans l'Hexagone est une quasi coquille vide depuis la vague de licenciement opérée au moment du rachat de Twitter par Elon Musk. De plus, X ne peut pas être jugé en France, puisque son siège européen est situé à Dublin (en Irlande), et c'est lui qui détient notamment les secrets de l'algorithme."La France essaie de faire ce qu'elle peut, et c'est une excellente chose, mais elle ne le fait pas dans le bon ordre," estimait Maître Raphaël Molina.• Une convocation qui n'est pas une premièreElon Musk et Linda Yaccarino ne sont pas les seuls dirigeants de réseaux sociaux a avoir déjà été convoqués par la justice. A l'été 2024, le patron de Telegram, Pavel Durov, avait été convoquée, puis placé sous contrôle judiciaire en raison d'un manque de modération et de prise en charge des réquisitions judiciaires. Il a depuis vu son régime s'alléger et a pu quitter la France. Mais il dispose d'un passeport français, et a été à l'époque emmené "de force" devant les autorités.Les plus lusINFO BFMTV. 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