● Courrier International
📅 18/04/2026 à 15:59
“Fermé”, “ouvert”, “fermé”, 24 heures de chaos autour du détroit d’Ormuz
Géopolitique
Des bateaux dans le détroit d’Ormuz, près de Musandam, à Oman, le 18 avril 2026. PHOTO STRINGER/REUTERS “Une avalanche d’annonces dans les dernières 24 heures”, commente la BBC, qui ont alimenté “un véritable chaos” autour du détroit d’Ormuz, abonde le Corriere della Sera, qui évoque un passage que l’Iran ne cesse “d’ouvrir et de fermer par intermittence”. En cet après-midi du samedi 18 avril, la situation est on ne peut plus confuse au Moyen-Orient, où tous les regards se tournent vers le détroit d’Ormuz. Vendredi 17 avril, rappelle le média britannique, “autour de 15 heures, Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, annonçait sur X que le détroit d’Ormuz serait ‘entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu’”. Une nouvelle qui avait été saluée aussitôt par Donald Trump, ce dernier refusant néanmoins de lever le blocus américain sur les ports iraniens, provoquant la colère de Téhéran. Des menaces de refermer encore le passage par cette voie maritime où, avant la guerre, transitait environ 20 % du pétrole mondial, avaient alors suivi. Finalement, dans cette matinée du 18 avril, celles-ci ont été mises à exécution. À lire aussi : Économie. La crise du détroit d’Ormuz va mettre à mal la liberté de navigation (pour longtemps) “Le contrôle du détroit d’Ormuz est revenu à son état antérieur”, a annoncé aujourd’hui le commandement central des forces iraniennes dans un communiqué, la République islamique dénonçant dans ce dernier la “piraterie” de Washington qui empêche les ports iraniens de fonctionner. Ce dénouement négatif est d’autant plus marquant que Donald Trump s’était montré extrêmement optimiste sur le sort des négociations avec la République islamique vendredi 17 avril, en affirmant que Washington et Téhéran étaient “très proches d’obtenir un accord” et qu’il n’y avait désormais plus de “points de blocage” entre les deux pays. Voilà qui rend la situation d’autant plus illisible, d’un point de vue diplomatique, mais aussi en ce qui concerne plus spécifiquement la situation dans le détroit d’Ormuz. En effet, des premiers bateaux occidentaux avaient commencé à quitter le golfe Persique hier et ce matin, mais qu’en est-il à présent ? À lire aussi : Guerre en Iran. Des milliers de marins asiatiques coincés dans le Golfe : “Les navires se transforment en prisons” Selon le direct du Wall Street Journal, “une vingtaine de navires qui faisaient la queue pour traverser le détroit d’Ormuz ont fait demi-tour pour retourner vers Oman après que l’armée iranienne a annoncé que la voie maritime était à nouveau fermée”. Et pour cause. Après la déclaration de Téhéran, “un pétrolier qui se trouvait dans le détroit d’Ormuz a affirmé avoir essuyé des tirs provenant de deux vedettes de combat appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien”, rapporte la BBC, qui signale également que deux autres navires auraient essuyé des tirs alors qu’ils tentaient de franchir le détroit. Ainsi, l’Iran tient à décourager la circulation maritime en faisant comprendre que ses menaces sont sérieuses, d’autant plus que ce samedi 18 avril, Mojtaba Khamenei, dont on ne connaît pas le réel état de santé, a lui aussi publié un message menaçant. Le nouveau guide suprême de la révolution aurait ainsi affirmé que la “vaillante marine” de l’Iran serait “prête à infliger de nouvelles défaites cuisantes à ses ennemis”. Pas vraiment un message conciliant alors que l’expiration du cessez-le-feu avec Washington, prévue pour le 21 avril, approche à grand pas. Beniamino Morante Moyen-Orient Iran Amériques Sur le même sujet Histoire. Comment le grand-père de Donald Trump s’est fait expulser d’Allemagne Moyen-Orient. L’armée libanaise accuse Israël d’avoir violé le cessez-le-feu juste après son entrée en vigueur Géopolitique. Les opinions publiques arabes tentées par des sympathies pro-iraniennes Moyen-Orient. La trêve au Liban déclenche une “guerre des narratifs” entre Israël et le Hezbollah Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Slow Autriche [Contenu partenaire] Salzbourg en été : une scène à ciel ouvert Je découvre l’article → Éditions Drakoo Tentez de remporter un exemplaire de « Les enfants du bois » de Andrea Casaran aux éditions Drakoo. Je reçois ma bande dessinée → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée →
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