● Courrier International
📅 18/04/2026 à 06:06
Téhéran menace de refermer le détroit d’Ormuz en cas de poursuite du blocus américain
Géopolitique
Le pétrolier Agios Fanourios I arrive dans les eaux territoriales irakiennes après avoir traversé le détroit d’Ormuz, le 17 avril 2026. Mohammed Aty / REUTERS C’est “un avertissement qui vient assombrir le climat d’optimisme” apparu après l’annonce par Téhéran de la réouverture complète du détroit d’Ormuz pour les navires commerciaux, note The New York Times. L’Iran a menacé samedi 18 avril de refermer ce passage stratégique si les États-Unis maintenaient leur blocus des ports iraniens. “Si le blocus se poursuit, le détroit d’Ormuz ne restera pas ouvert”, a prévenu le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf sur X, illustrant la fragilité de la situation. À lire aussi : Guerre au Moyen-Orient. L’Iran rouvre temporairement le détroit d’Ormuz, les marchés réagissent Dans une série de messages postés sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump avait salué un peu plus tôt la réouverture du détroit tout en précisant que le blocus américain des ports iraniens demeurerait “totalement en vigueur” jusqu’à la fin des négociations. Un “coût économique considérable” pour l’Iran “Depuis lundi, les États-Unis ont imposé leur propre blocus naval, visant les navires liés à l’Iran”, rappelle L’Orient - Le Jour. “Le coût économique d’une double fermeture du détroit d’Ormuz – par l’Iran et les États-Unis – » est « considérable pour Téhéran », a expliqué Ali Alfoneh, chercheur à l’Arab Gulf States Institute de Washington, au quotidien libanais. “Un facteur qui pourrait expliquer l’inflexion iranienne” de vendredi, souligne le journal de Beyrouth. À lire aussi : Moyen-Orient. Le blocus du détroit d’Ormuz, “épreuve de force” ou “test d’endurance économique”, a débuté Samedi, le détroit d’Ormuz continuait de s’imposer “comme à la fois un point de pression et un instrument de négociation”, note L’Orient - Le Jour. L’agacement de l’Iran contraste avec l’optimisme croissant affiché par Donald Trump. Le président américain a assuré vendredi à l’AFP que Washington et Téhéran étaient “très proches d’obtenir un accord” et qu’il n’y avait désormais plus de “points de blocage” entre les deux pays, alors même que “des responsables américains et iraniens ont averti que des questions clés n’étaient toujours pas résolues”, note le Times of Israel. Démentis autour de la cession de l’uranium enrichi L’Iran a de son côté “rapidement démenti” une autre affirmation de Trump “concernant la prétendue disposition” de Téhéran “à céder son stock d’uranium hautement enrichi”, rapporte le site israélien. Jeudi, le républicain avait affirmé que les Iraniens avaient accepté de leur rendre “la poussière nucléaire”, en référence au stock d’uranium. Vendredi, il a assuré que celui-ci serait “rapporté aux États-Unis”. “On va y aller ensemble avec l’Iran” pour récupérer l’uranium enrichi, a-t-il affirmé lors d’un événement de l’organisation conservatrice Turning Point en Arizona. Les États-Unis vont récupérer “la poussière nucléaire” à l’aide de “beaucoup de pelleteuses”, a-t-il affirmé devant ses partisans alors même que le porte-parole de la diplomatie iranienne avait affirmé plus tôt que les stocks d’uranium enrichi de l’Iran n’iraient “nulle part”. À lire aussi : États-Unis. Trump veut-il vraiment saisir l’uranium enrichi en Iran, quels qu’en soient les risques ? “À plusieurs reprises au cours du conflit, Donald Trump a affirmé que la guerre était sur le point de prendre fin ou que l’Iran était sur le point de conclure un accord final – alors que Téhéran n’a par la suite fait que camper sur ses positions”, remarque le Wall Street Journal. Des responsables de l’administration républicaine ont affirmé au quotidien financier que les “déclarations audacieuses de Trump s’inscrivaient dans sa stratégie de négociation : elles visent à pousser les négociateurs à agir, et à accentuer la pression sur l’Iran pour qu’il finisse par accepter un accord”. Mais “cette stratégie a semé” vendredi “la confusion et le doute parmi de proches alliés des États-Unis et certains responsables impliqués dans les négociations”, observe le Wall Street Journal. “Les événements récents sont encourageants même si nous devons les considérer avec prudence”, a notamment réagi le président Emmanuel Macron, après l’annonce de la réouverture du détroit d’Ormuz. Noémie Taylor-Rosner Moyen-Orient Guerre en Iran Réveil Iran Amériques Sur le même sujet Économie. La crise du détroit d’Ormuz va mettre à mal la liberté de navigation (pour longtemps) Guerre. Les compagnies aériennes redoutent une pénurie de kérosène à l’approche de l’été États-Unis. Le Pentagone incite l’industrie automobile à “soutenir l’effort de guerre” Guerre au Moyen-Orient. L’Iran rouvre temporairement le détroit d’Ormuz, les marchés réagissent Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? 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