● Courrier International
📅 17/04/2026 à 17:40
Le festival de Coachella, les “Jeux olympiques des influenceurs”
Cybersécurité
Les marques « organisent quantité de fêtes, de pop-ups et autres événements VIP qui réservent des instants privilégiés aux célébrités, influenceurs et artistes » dans l’espoir qu’ils partagent ces moments sur les réseaux sociaux, explique le Los Angeles times. Carter Kench au Coachella Valley Music and Arts Festival à Indio, en Californie (États-Unis), le 10 avril 2026. Photo Daniel Cole/Reuters Vidéo. Le festival de Coachella, les “Jeux olympiques des influenceurs” 17 avril 2026 Depuis quelques années maintenant, le festival de Coachella, près de Los Angeles, en Californie, est un “paradis de la consommation”, écrit le Los Angeles Times. Les marques sont conscientes que l’événement est “l’un des plus gros week-ends de création de contenu de l’année”. Résultat, le gigantesque festival de musique est devenu “l’un des rendez-vous incontournables des créateurs de contenu” ou “les Jeux olympiques des influenceurs”, résume le New York Times. Explications en vidéo. Dans cette masse d’influenceurs, il y en a un genre qui détonne : les influenceurs générés par IA. Et comme le remarque le média en ligne The Verge, “il est désormais beaucoup plus difficile de repérer ces créateurs de contenus factices parmi la foule de véritables festivaliers”. Car si certains revendiquent fièrement être des créations IA, “avec des messages d’avertissement dans les bios et sous les publications”, d’autres peuvent passer pour des influenceurs en chair et en os, comme Miazelu et Anazelu, deux créations IA. “Miazelu et Anazelu – respectivement 252 000 et 312 000 abonnés sur Instagram – ont publié des photos d’elles quasiment impossible à distinguer de celle des véritables festivaliers, des clichés simples avec des décors crédibles en arrière-plan.” The Verge “Si les deux influenceuses sont clairement identifiées comme générées par IA dans leur bio, cette information n’apparaît jamais en légende des photos et des vidéos qu’elles publient”, note le média en ligne. The Verge relève également que, de manière générale, “les comptes d’avatars féminins générés par IA se gardent bien de préciser que ces femmes à la beauté hors du commun ne sont pas réelles”. Des spectateurs assistent au Coachella Valley Music and Arts Festival à Indio, en Californie (États-Unis), le 12 avril 2026. Photo Daniel Cole/Reuters Si ces faux influenceurs prétendent participer à Coachella, c’est pour profiter de la renommée du festival et augmenter leur audience. “Ce regain de visibilité profite également à des comptes proposant des contenus à caractère sexuel sur d’autres plateformes”, observe The Verge. Du côté des influenceurs IA hommes, il est davantage signalé qu’il ne s’agit pas d’une vraie personne, “mais seulement dans le but de vendre un autre produit à leurs abonnés : les outils nécessaires pour créer leur propre avatar généré par IA”, souligne le média en ligne. Alors que beaucoup d’utilisateurs des réseaux sociaux trouvaient que le contenu autour de Coachella devenait de moins en moins naturel, “désormais, on ne peut même plus profiter sereinement du festival à distance sans douter de la véracité des scènes partagées sur les réseaux sociaux” , regrette The Verge. Des influenceurs prennent des photos et des vidéos au “Sabrina Carpenter Pit Stop” le 9 avril 2026 à Indio, en Californie. Des milliers de fans se sont rassemblés dans le désert californien pour le très attendu festival Coachella, qui débutait avec Sabrina Carpenter en tête d’affiche. PHOTO VALERIE MACON/AFP D’autant que la tendance de ces faux influenceurs, très suivis, et qui sont parfois de micro-célébrités, risque de s’étendre encore plus. Reste à savoir si les marques sauteront sur l’opportunité d’investir dans ces avatars “au rabais – dans tous les sens du terme”, estime The Verge, plutôt que dans de vraies personnes. ⏤ Camille Miloua Giraudeau À lire aussi : Vidéo. Le “tech neck” ou quand nos smartphones nous font souffrir À lire aussi : Hollywood. Les stars quittent “la vulgarité de la vie aux États-Unis” pour la France À lire aussi : Expo. Les Six d’Anvers, les créateurs qui “ont mis la Belgique sur la carte de la mode”
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