● Courrier International 📅 17/04/2026 à 14:50

À Barcelone, un sommet mondial de “la famille progressiste” pour contrer la vague trumpiste

Géopolitique
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Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, et le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, réunis à Barcelone, le 17 avril 2026. photo Nacho Doce/REUTERS “La bataille mondiale contre l’extrême droite”, comme l’appelle El Confidencial, s’installe à Barcelone. Ces 17 et 18 avril, la capitale de la Catalogne accueille un sommet baptisé “Mobilisation progressiste mondiale”, qui réunit des figures de la social-démocratie internationale, le but étant de démontrer que ce courant “n’est pas mort et enterré par la vague réactionnaire” qui déferle sur la planète, explique le média conservateur madrilène. À lire aussi : Élections. “Marée d’extrême droite” en Europe : l’Espagne fait figure d’exception Le sommet prévoit de brasser un large éventail de thématiques, “de la défense de la démocratie et d’un ordre mondial basé sur des normes à la régulation des nouvelles puissances technologiques, en passant par la cohésion sociale, l’égalité et la défense de l’environnement”, balaye El País, quotidien de centre gauche. Des responsables politiques de premier ordre, parmi lesquels la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum et le président du Conseil européen, António Costa, des dirigeants de partis et des personnalités de la société civile, y sont attendus. Remobiliser “la famille progressiste” En creux, reformule La Vanguardia, journaliste centriste barcelonais, l’objectif est de réfléchir à “un large front capable, sur la scène géopolitique, d’agir comme un contrepoids à la stratégie du président des États-Unis, Donald Trump, et à la montée de l’extrême droite”. Car pour El País, “la famille progressiste a traversé ces dernières années une période de grandes difficultés politiques, marquée, entre autres par la perte de soutien au sein des classes populaires des démocraties les plus prospères de l’hémisphère nord − qui se sont réfugiées dans le discours national populiste face à des maux économiques, sociaux ou identitaires − et des classes populaires des démocraties latino-américaines”. À lire aussi : Politique. L’Amérique latine met le cap à droite toute ! La Vanguardia ajoute que, contrairement aux sociaux-démocrates, l’extrême droite a prouvé, par le passé, son “efficacité” à rassembler ses principales figures de proue, comme ce fut le cas à Madrid, en 2024, pour lancer la campagne des élections européennes. L’idée d’un sommet progressiste a donc germé dans la tête de certains responsables de gauche, dont le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, hôte du rendez-vous à Barcelone, et le président de gauche brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, révèle La Vanguardia. Les deux hommes ont participé à une rencontre bilatérale, vendredi 17 avril. “Un mini-sommet de progressistes dépassés” “Au lieu de perdre son temps à jouer les super-héros de la paix et de participer à un mini-sommet de progressistes dépassés”, Sánchez ferait mieux de se soucier de la politique intérieure de son pays, fustige La Razón, à Madrid. Mis en difficulté par les affaires judiciaires visant ses proches et son parti, de même que par sa fragile coalition gouvernementale, minoritaire au Parlement, le dirigeant socialiste trouve cependant un second souffle sur la scène internationale. Là, il figure “parmi les principaux opposants à la politique de Trump, contre lequel il s’est directement et publiquement confronté”, relève La Vanguardia. À lire aussi : Diplomatie. La “solitude” de Pedro Sánchez dans une Europe “incapable” de critiquer la méthode Trump Dans le même temps, le choix de Barcelone pour accueillir le sommet progressiste n’est pas anodin, souligne El País. La ville est “plus en phase avec les socialistes que Madrid”, la capitale de l’Espagne − Barcelone et la région autonome de Catalogne sont aux mains du Parti socialiste catalan (PSC) ; Madrid (ville et région) est dirigée par le PP (droite) −, si bien que la bonne tenue de l’événement semble garantie, prédit le journal. El País précise également qu’après ce sommet progressiste, Barcelone recevra le pape Léon XIV en juin, puis accueillera le grand départ du Tour de France en juillet. Valentin Scholz Europe États-Unis Afrique Pedro Sánchez Extrême droite Politique Donald Trump Amériques Sur le même sujet Analyse. Après l’apogée, l’épuisement des gauches latino-américaines Politique. Silvia Salis, nouvelle héroïne de la gauche italienne pour combattre Meloni ? Politique. En Allemagne, “le SPD n’est plus le parti populaire qu’il prétend être” Vu de l’étranger. Municipales 2026 : la gauche gagne quand “elle refuse les alliances sulfureuses” Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. 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