● Le Journal du Geek 📅 16/04/2026 à 19:03

Pourquoi des chercheurs vous demandent de photographier votre plaque d'immatriculation après chaque trajet ?

Intelligence Artificielle 👤 Gregori Pujol
Illustration
© JDG x AI Pour mesurer cet effondrement à grande échelle, le Muséum national d’Histoire naturelle a eu une idée simple, transformer les 39 millions de véhicules circulant sur le réseau routier national en laboratoire à ciel ouvert. Le programme s’appelle Bugs Matter, et il démarre ce mois-ci. Quel est le principe ? “Avant un trajet en voiture, on vérifie que sa plaque avant est bien propre, on laisse l’appli allumée, on fait son trajet, à l’arrivée on fait une photo de sa plaque“, résume Grégoire Loïs, le naturaliste qui pilote l’opération au Muséum. L’analyse automatisée de l’image par IA comptabilise ensuite les impacts et identifie les différents types d’insectes. L’application enregistre aussi le parcours via GPS, le type de paysage traversé, la vitesse et la météo rencontrée. Ces données seront croisées avec des informations sur l’occupation des sols, l’usage des pesticides, pour produire des corrélations scientifiques. Pourquoi la plaque et pas le pare-brise ? La plaque offre une surface identique et calibrée sur tous les véhicules. Positionnée perpendiculairement au sens de la marche, elle constitue un outil d’échantillonnage parfait pour produire des données comparables et scientifiquement exploitables à grande échelle. Le pare-brise, lui, varie en inclinaison selon les modèles. La plaque, non. Un détail pratique à connaître, c’est que en dessous de 20 km/h, les chercheurs ont établi que l’insecte ne reste pas collé sur la plaque minéralogique. Les trajets doivent donc se faire à vitesse normale, et avoir lieu entre avril et septembre, saison pendant laquelle les insectes sont les plus actifs. Un point contre-intuitif que les scientifiques tiennent à souligner c’est qu’il faut déclarer tous les trajets, y compris ceux sans aucun impact. Un trajet sans insecte constitue une donnée aussi précieuse qu’une plaque maculée. Cela permet de cartographier les zones vides et de faire une corrélation avec leur environnement : urbanisation, agriculture intensive, industrie. Ce que les données anglaises annoncent déjà Déjà déployé au Royaume-Uni et en Irlande, le programme a permis d’analyser plus de 25 000 trajets et de révéler une baisse moyenne de 19 % des traces d’insectes par an depuis 2021. 40 % des espèces pollinisatrices sauvages sont menacées, et les populations de papillons de prairies ont diminué de 36 %. Pesticides, agriculture intensive et réchauffement climatique apparaissent comme les principaux facteurs. Le programme français vise au moins 1 000 participants dès la première saison pour créer le premier indicateur national d’abondance des insectes volants. L’application Bugs Matter est disponible gratuitement sur Android et iOS. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *CommentEnvoyer Application mobileautomobilebiodiversitéBugs MatterEcologieinsectesMNHNscience participative Grâce à ce site, vous pouvez visiter l’intérieur en 3D d’un navire de guerre de la Seconde Guerre mondiale Les dernières actualités Pourquoi des chercheurs vous demandent de photographier votre plaque d’immatriculation après chaque trajet ? Test Mouse P.I For Hire : tellement plus qu’une simple copie de Mickey Grâce à ce site, vous pouvez visiter l’intérieur en 3D d’un navire de guerre de la Seconde Guerre mondiale Anthropic dévoile Claude Opus 4.7 : la nouvelle IA s’annonce plus utile que ChatGPT et Gemini au travail PS6 : une manette avec des boutons… qui se déforment ? Ce robot autonome de la taille d’un grain de riz peut s’attaquer aux tumeurs du cerveau La première bande annonce du film Street Fighter est là Envoyer un data-center dans l’espace ? Cette entreprise méconnue va le faire cette année
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