● Phonandroid 📅 16/04/2026 à 10:11

Les États-Unis viennent de révéler leur plan pour poser un réacteur nucléaire sur la Lune

Géopolitique 👤 Alexandre Mathiot
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Le nucléaire spatial n'est plus une promesse lointaine aux États-Unis. Un mémorandum officiel vient de fixer des dates concrètes pour envoyer des réacteurs en orbite et sur la Lune. La course est lancée, et la Chine regarde de près. Source : NASA L'idée d'installer un réacteur nucléaire sur la Lune ne date pas d'hier. Dès 2021, l'agence spatiale américaine lançait un appel d'offres pour concevoir une centrale nucléaire lunaire. Les contraintes étaient déjà précises en termes de taille et de poids pour l'embarquer dans une fusée. Depuis, le projet a mûri et les ambitions ont grandi. Les ingénieurs de la NASA travaillent notamment sur l'emplacement idéal du futur réacteur, un choix complexe qui doit tenir compte des risques liés à la poussière lunaire. Ces réflexions techniques trouvent aujourd'hui un cadre politique officiel. Un mémorandum fixe des objectifs précis pour la NASA, le Pentagone et le département de l'Énergie. Ces trois agences devront développer des technologies nucléaires spatiales en parallèle, en s'appuyant sur une compétition entre contractants privés. Les réacteurs devront être modulaires et adaptables, avec des applications pensées aussi bien pour la propulsion spatiale que pour la vie sur la Lune. Les États-Unis visent un réacteur en orbite dès 2028 et sur la Lune dès 2030 Selon ce mémorandum, les États-Unis visent un réacteur de puissance moyenne en orbite dès 2028. Une variante sera dédiée à la propulsion électrique nucléaire. Un premier grand réacteur fonctionnel devra être installé sur la Lune d'ici 2030. Ces réacteurs devront produire au moins 20 kilowatts électriques, pendant trois ans en orbite et cinq ans sur la Lune. Une conception capable d'atteindre 100 kilowatts est également prévue. Les premiers designs sont attendus dans un délai d'un an. L'enjeu dépasse la seule exploration scientifique. Le nucléaire spatial permet d'aller plus loin, avec plus de charge utile et sans dépendre d'un carburant chimique limité. En arrière-plan, la compétition technologique avec la Chine joue un rôle moteur. Pékin développe également des capacités énergétiques avancées pour la Lune et ne cache pas ses ambitions lunaires à long terme. Jared Isaacman, administrateur de la NASA, a tranché la question en quelques mots. Pour lui, le moment est venu de passer à l'action.
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