● Numerama 📅 16/04/2026 à 12:41

On a trouvé de la glace interstellaire sur des distances ahurissantes, et on ne l'avait jamais remarqué

Cybersécurité 👤 Hugo Ruher
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Lecture Zen Résumer l'article SPHEREx a cartographié avec une précision inédite la glace interstellaire dans la Voie lactée. Pour y parvenir, il a exploité en infrarouge la lueur de fond diffuse de la galaxie pour percer les nuages de poussière. Ces réservoirs glacés pourraient « arroser » les planètes en formation et accroître leurs chances d’habitabilité. SPHEREx a cartographié avec une précision inédite la glace interstellaire dans la Voie lactée. Pour y parvenir, il a exploité en infrarouge la lueur de fond diffuse de la galaxie pour percer les nuages de poussière. Ces réservoirs glacés pourraient « arroser » les planètes en formation et accroître leurs chances d’habitabilité. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Le télescope SPHEREx a découvert des traces de glace interstellaire à travers notre Voie lactée. Les signatures moléculaires sont cachées dans de vastes ensembles où naissent les étoiles, et pourraient être un atout clé pour la formation de planètes habitables. Pendant que certains cherchent des traces de glace sur la Lune dans l’espoir de pouvoir en faire une ressource exploitable pour de futures explorations humaines, d’autres en trouvent au beau milieu de l’espace. SPHEREx, le télescope spatial de la NASA a identifié des traces de glace interstellaire à travers la galaxie, parfois sur plus de 600 années-lumière ! Ces travaux, publiés dans la revue The Astrophysical Journal, décrivent une véritable cartographie de la glace cachée à travers la Voie lactée. Il s’agit de la représentation la plus précise réalisée à ce jour, et elle montre la diversité des processus chimiques à l’œuvre dans ce milieu. Des réservoirs d’eau pour des mondes habitables Mais quelle est exactement cette glace interstellaire ? Concrètement, il s’agit de molécules d’eau, de dioxyde de carbone et de monoxyde de carbone, qui se trouvent dans l’espace entre les étoiles. Ces éléments sont extrêmement importants pour répondre à des questions majeures sur la formation de la Voie lactée, mais aussi des planètes. Investissez (enfin) dans l’économie de l’espace. Le domaine spatial est une réalité économique enfin accessible à tous. Mon Petit Placement vous donne déjà les clés pour investir aujourd’hui sur ce territoire technologique encore méconnu. 80€ offerts à l’ouverture de votre compte avec le code NUMERAMA80 ! Sponsorisé Découvrir le portefeuille Spatial En effet, les scientifiques pensent que ces glaciers interstellaires sont des réservoirs qui fournissent de la glace pour les comètes, mais aussi pour les planètes comme la Terre. En clair, si notre planète est habitable et riche en eau, c’est sans doute grâce à cette glace, venue du milieu interstellaire, qui a servi à la former. Abondance de H2O et de CO2 dans un nuage moléculaire. // Source : Hora et al. / The Astrophysical Journal Le processus exact est encore mal connu, parce que cette glace interstellaire est très difficile à identifier. Les molécules d’eau se cachent au milieu de nuages de molécules très denses, où on trouve du gaz et de la poussière en grande quantité. Au milieu de tout cela, il est particulièrement ardu de mettre la main ces molécules. Il a fallu toutes les ressources de SPHEREx pour y parvenir. Son intérêt, avant tout, est qu’il agit dans l’infrarouge, ce qui lui permet de détecter ces substances à travers la poussière. Mais surtout, contrairement à d’autres observatoires qui travaillent sur cette longueur d’onde, comme Spitzer, SPHEREx peut scanner de très vastes régions du ciel. Ainsi, il a pu créer une carte très étoffée de notre Voie lactée pour déterminer où est concentrée cette glace. Les glaciers « arrosent » les planètes en formation Mis en orbite en mars 2025, SPHEREx s’attendait initialement à utiliser des étoiles individuelles comme des phares pour éclairer la glace. Mais pour cette cartographie massive, le télescope a utilisé une méthode différente : il a capté la lumière de fond diffuse émise par la galaxie tout entière. En brillant à travers les nuages de poussière cosmique, cette lueur a permis au télescope de révéler la glace à très grande échelle Au milieu de cette avalanche de données, les auteurs de l’étude se sont concentrés avant tout sur la glace située sur le plan galactique. Là où il y a plus de gaz et de poussière, et donc où les planètes ont plus de chances de se former. Vue d’artiste de SPHEREx. // Source : CalTech Les planètes qui se formeront dans cette zone auront davantage de chances d’être « arrosées » par la glace interstellaire, là où elle est concentrée. Il s’agira donc de mondes plus susceptibles d’être habitables. En tout cas, d’ici quelques milliards d’années. Cette carte réalisée par SPHEREx est importante pour saisir comment et pourquoi cette glace se forme dans certaines régions de la Voie lactée et pas dans d’autres. La théorie voudrait qu’elle se crée à la surface des grains de poussière dans les nuages moléculaires, mais on ignore encore quelles sont les meilleures conditions pour que cela se produise. La suite des observations de SPHEREx pourrait nous apporter davantage de réponses. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google ! 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