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📅 16/04/2026 à 12:00
Test Shokz OpenMove : le service minimum, à prix (presque) minimum
Cybersécurité
👤 Guillaume Fourcadier
8 Commenter Présentation Premier prix des casques à conduction osseuse Shokz, l’OpenMove est également un vieux de la vieille, car issu d’une ère où Shokz se nommait AfterShokz. Mais bien que limité à de nombreux égards, plus rustique que les créations plus de haut de gamme comme l’OpenRun Pro 2 ou l’OpenSwim Pro, il présente quelques bons points.Animé par une puce bluetooth 5.1, le casque dispose d’une connexion multipoint, ce qui est loin d’être systématique chez la concurrence, d’une charge USB-C, ainsi que de deux égaliseurs intégrés. Pour le reste, Shokz propose le minimum syndical. L’absence d’application dédiée, la résistance aux éléments moyenne, et l’autonomie annoncée à seulement 6h, sont autant de points prouvant que le constructeur a fait des concessions.DisponibilitéLe Shokz OpenMove est disponible depuis 2021, au tarif officiel de 89,95 euros. Quatre coloris existent : Gris Ardoise, Élévation Bleu (modèle testé), Blanc, et Rose Pale.Conditions de testL’OpenMove n’est pas compatible avec l’application dédiée Shokz. Par conséquent, il n’a pas évolué et n’évoluera pas via une mise à jour du micrologiciel. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionÉconomie siliconée Bien qu’assez design, notamment dans sa déclinaison Elevation Bleu, l’OpenMove est assez simple à identifier comme le modèle le plus basique du catalogue Shokz. Moins élancé que ses grand-frères, il affiche des lignes plus simples, mais s’appuie également sur un revêtement moins souple.Oui, Shokz n’a pas renoncé à l’usage du silicone, mais ce matériau est distribué avec plus de parcimonie, notamment concernant son épaisseur. De même, nous n’avons visiblement (cela n’est pas explicite) à un alliage aussi avancé que sur le classique OpenRun pour l’arceau. Cet élément n’est pas fondamentalement moins souple que ce qui existe ailleurs, mais bien plus épais. Cet embonpoint est également valable pour les chambres acoustiques, tout simplement plus larges.De qualité satisfaisante, le Shokz OpenMove n’est clairement pas premium, loin de là, mais il reste sans défaut majeur. Du côté de la résistance aux éléments, le casque est des plus classiques, car reste campé sur une certification IP55, certes largement suffisante pratique mais loin des IP68 d’un OpenSwim Pro ou du IP67 de l’OpenRun.Enfin, la seule protection proposée est une pochette souple en tissu. Un espace de rangement donc, mais qui ne fera rien contre les chocs. ConfortLéger mais rigide Pas plus lourd que le reste de la production (mesuré à 30 g sur notre balance), le Shokz OpenMove est assez stable sur la tête, mais pas des plus confortables.Première remarque, la forme du tour d’oreille est plus saillante que sur les modèles haut de gamme. Au lieu d’opter pour un arrondi ergonomique, Shokz va au plus simple, et affiche un angle droit légèrement arrondi. Pour ne rien arranger, cette section est relativement rigide, aucune réelle surcouche de silicone ne vient rembourrer la surface.Par rapport à un produit plus ambitieux, comme l'OpenSwim Pro, l'OpenMove est clairement moins proche de la forme des oreillesLe résultat est plutôt prévisible, puisque le poids n’est pas uniformément réparti, l’essentiel se concentrant sur le haut de l’oreille. Dans notre cas, un inconfort apparaît sur l’oreille gauche après quelques dizaines de minutes, inconfort qui devient de la gêne après une petite heure. Bien sûr, toutes les morphologies n’auront pas ces soucis, mais d’une manière générale le Shokz OpenMove n’épouse pas assez la forme d’une oreille standard, il se place derrière les modèles plus ambitieux.En course, cette pression est légèrement exacerbée, mais le casque ne ballote pratiquement pas. Ainsi reste-t-il adapté à un tel usage, pour peu que le haut de vos oreilles le supporte. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Expérience utilisateurClés en mains, pas plus ContrôlesArmé de trois boutons mais d’une petite myriade de fonctions, le casque est globalement bien pensé car complet et suffisamment réactif. Sur la partie externe de la chambre acoustique gauche, un bouton dit multifonction. Celui-ci assure la navigation (un, deux ou trois appui), ainsi que l’appel à l’assistant vocal par défaut (appui long), et reste facilement accessible.Le reste des commandes est confié au duo de boutons placé sous le corps de la partie droite. Les boutons volume + et volume – sont de-facto multifonctions, puisque se chargent de l’allumage/extinction/appairage, de la vérification du niveau de batterie (appui lorsque la musique est en pause), de l’activation du multipoint, ou encore du basculement entre les deux égaliseurs intégrés (- et + simultanément pendant la lecture). L’ensemble demande certes un temps d’adaptation, mais permet d’en faire beaucoup, avec un minimum de boutons.ConnectivitéParticulièrement simpliste selon les standards 2026, le Shokz OpenMove n’est pas ridicule pour autant. La puce 5.1, outre sa portée très honnête et sa bonne stabilité, est compatible multipoint. En revanche, il faut oublier toute notion de codec avancé (uniquement compatible SBC), d’appairage rapide, et bien évidemment de LE Audio.ApplicationL’OpenMove est le seul casque à conduction osseuse grand-public de Shokz à ne pas être compatible avec l’application éponyme. Impossible donc de procéder à des réglages et ajustements. C’est un appareil clé en main, tout simplement. AudioLes bas-fonds du son Toujours très secret avec ses architectures audio, Shokz se contente d’indiquer la présence d’une technologie de conduction osseuse de 7ème génération, avec traitement maison PremiumPitch 2.0.Le fait est que, même en étant peu exigeant au vu du format, le Shokz OpenMove nous livre le minimum du minimum en matière de reproduction sonore. La réponse dans les basses (ou plutôt dans les bas-médiums) est encore plus faible que sur les OpenSwim Pro ou OpenRun, c’est-à-dire inexistante.Plus que tout autre casque, en tous cas de marques sérieuses, le manque d’assise est criant. Que ce soit avec l’égaliseur standard ou le vocal boost, pratiquement identiques dans les faits, inutile de dépasser le cadre du simple podcast. En usage musical, tout est trop clair, sans percussion, sans rondeur. À moins de rester sur quelques sous-genres de musique classique, impossible d’être satisfait. Le moindre petit écouteur bouton à moins de 20 euros propose déjà mieux, et même le Suunto Wing 2, qui est tout sauf impressionnant, reste meilleur. À lire également : Casques à conduction osseuse : Comment ils font vibrer votre crâne pour libérer vos oreilles Autre problème, le produit sonne "dans la tête", il ne parvient pas à projeter la scène vers l’avant ni à trouver une véritable ampleur. La sensation est perturbante de prime-abord, puisque la plupart des autres modèles du marché limite tout de même ce phénomène. Le souci vient peut-être de la morphologie du casque, qui a tendance à ne pas se coller aux tempes aussi efficacement que les autres.© ShokzCôté médium et aigus, les choses sont déjà plus correctes. Pas spécialement détaillé ni d’une grande linéarité, le Shokz n’est pas agressif ni ne perd une partie du message dans un voile sonore. On note, mais cela est assez classique des effets de scintillance (autour de 8-10 kHz), t une assez bonne extension dans les aigus.Nous craignions d’avoir sous la main un produit rachitique en termes de puissance, mais l’OpenMove n’est pas moins bien loti que ses grands frères sur ce point. Il est possible d’obtenir un volume sonore à peu près satisfaisant, mais au prix de quelques vibrations contre le crâne. MicroÉtonnamment bon Doté de deux microphones par côté, le Shokz OpenMove est un produit surprenant concernant la qualité en appel. En milieu calme, la captation est étonnamment profonde, avec une petite emphase pas désagréable dans les bas-médiums (voix graves mises en avant). Si la précision générale n’est pas parfaite, avec artefacts apparaissent sur les sons sifflants, un certain sens de la nuance demeure. Le produit peut largement être utilisé pour les visio. Le rendu est un tout petit peu moins brillant en conditions difficiles, mais le casque parvient à trouver un bon équilibre entre réduction des bruits et préservation de la voix. De altérations apparaissent, mais l’OpenMove est étonnamment performant, et n’a rien à envier à certains écouteurs haut de gamme. AutonomieUn marathonien caché Annoncée à seulement 6h, l’autonomie n’a sur le papier rien de bien réjouissant. En pratique, notre test a complètement contredit les dires de la marque, puisque nos deux essais sur le terrain (à volume conséquent donc), ont toujours dépassé les 10 h 30. Les 12 h sont assez largement atteignables, cela même en conservant une écoute classique. Une erreur volontaire de Shokz pour laisser un avantage aux appareils plus dispendieux ?La charge passe quant à elle par un très standard port USB- C camouflé derrière une petite trappe en silicone. L’absence de certification trop poussée (pas d’immersion) autorise l'utilisation de ce port universel, qui ne risque en théorie aucune corrosion. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Contrôles complets. Bonne qualité des appels. Autonomie plutôt solide. Points faibles Son sans aucune assise. Aucune projection de la scène sonore. Moins confortable que la moyenne. Pas de compatibilité avec l’application Shokz. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Pas spécialement confortable, mais surtout particulièrement limité d’un point de vue sonore, le Shokz OpenMove n’est certes pas un produit bâclé, mais il reste animé de nombreux compromis. Assez abordable pour un casque à conduction osseuse, il constitue une bonne introduction à ce genre particulier, mais ne fait pas de miracle. Sous-Notes Construction Confort Expérience utilisateur Audio Micro Autonomie Lire la suite
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