● Les Numériques Télécom 📅 16/04/2026 à 12:00

Test Shokz OpenRun Pro 2 : la meilleure qualité sonore en conduction osseuse

Cybersécurité 👤 Guillaume Fourcadier
Illustration
8 Commenter PrésentationUn peu de personnalisation sonore Casque à conduction osseuse haut de gamme, l’OpenRun Pro 2 est en apparence assez classique. Ce produit suit presque à l’identique l’exemple du grand classique de la marque, l’OpenRun, bien qu’il soit un peu plus lourd et un peu moins résistant aux éléments que ce dernier. L’argument principal de Shokz est ici la qualité sonore, ou plutôt son extension dans le bas du spectre, apporté par un second haut-parleur, de type dynamique.Pour le reste, pas de magie, mais une base relativement solide. La forme se veut rodée, avec une autonomie solide (12 h), et une expérience utilisateur sans accroc (contrôles complets, application). Un modèle pour les amoureux de la conduction osseuse, prêts à mettre le prix pour un petit boost dans le grave.Prix et disponibilitéDisponible depuis aout 2024, le Shokz OpenRun Pro 2 est vendu au tarif officiel de 199 euros. Ce casque est disponible en deux tailles, standard et mini (version testée), et en deux coloris, noir et orange (version testée). Il existe également une édition spéciale Kipchoge, créée en partenariat avec le célèbre coureur de fond.La version standard et la version mini sont techniquement identiques, puisque ne diffèrent que par la taille de l’arceau, plus court sur la version mini (avec une courbure plus étroite), par conséquent mieux adapté aux petites morphologies.Conditions de testNous avons testé le modèle sous la version HU_R_43_2025815 du micrologiciel, avec l’application Shokz en version 5.7.7. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ConstructionUn sacrifice nécessaire Typique des créations Shokz, l’OpenRun Pro 2 adopte la plupart des codes formels de la marque, ne s’en écartant qu’à travers des détails. Le casque manie bien les courbes, tout en apportant des petites touches stylistiques, notamment des éléments un peu plus brillants sans être de mauvais goût, ainsi qu’une fine bordure entre le corps acoustique et la sortie du haut-parleur classique.Un peu plus lourd (mesuré à 30,5 g pour notre version mini) que l’OpenSwim Pro (27,4 g) en tête, il conserve la même qualité de fabrication. Le silicone est omniprésent, les traces d’assemblage sont anecdotiques, Shokz connaît son affaire. En revanche, l’intégration d’un haut-parleur dynamique classique implique l’apparition d’une ouverture, élément qui s’accorde difficilement avec la résistance aux éléments. Ainsi l’OpenRun Pro 2 n’est-t-il pas IP67 ou IP68 comme les autres modèles haut de gamme, mais seulement IP55. Un sportif donc, capable de résister à la plupart des poussières et projections d’eau, mais pas un baroudeur de l’extrême encaissant les immersions prolongées. Bien que le Suunto Wing 2 soit plus résistant (IP66), son côté moins raffiné, mais également plus lourd, tempère cette différence.En revanche, il se démarque des autres produits par sa housse de transport rigide, qui le protège parfaitement des chocs. ConfortParé pour les longues sessions Il y a peu de choses à dire sur le Shokz OpenRun Pro 2 en matière de confort, tant il se fait oublier une fois placé sur les oreilles. Son poids un brin plus élevé que son collègue OpenSwim Pro ne se remarque pas en conditions réelles, et la forme très étudiée du tour d’oreille ainsi que son rembourrage en silicone sont synonyme de répartition optimale du poids. Le casque ne se ressent pratiquement pas, il ne devient en tous cas jamais désagréable, même lors de très longues sessions.Même constat pour la stabilité et la tenue, deux points prouvant que le Shokz est parfaitement adapté à un usage sportif. Nous n’avons pas constaté de ballottements en course, même en sprintant ou en sautant. Il faut toutefois bien choisir sa taille d’arceau, point qui peut légèrement modifier le port. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Expérience utilisateur ContrôlesN’étant équipé d’aucune fonction avancée ou atypique, l’OpenRun Pro 2 n’a en théorie pas besoin d’une myriade de boutons physiques. La marque se repose donc sur la triade habituelle : boutons + (servant également pour l’allumage/extinction/appairage) et volume – placés sous le corps droit ; bouton multifonction sur l’extérieur de la chambre acoustique gauche.Le bouton multifonction gère la navigation (un, deux ou trois appuis), l’appel à l’assistant par défaut, et bien sûr la gestion des appels. À l’instar de l’OPenMove, il est possible de basculer entre les différents égaliseurs, via une pression longue des deux boutons de volume pendant la lecture.ConnectivitéOn ne demande pas à un casque à conduction osseuse de prendre en charge des codecs avancés, faute de qualité sonore suffisante, Shokz va donc au plus simple : la prise en charge du codec obligatoire SBC. Le constructeur fait également l’impasse sur l’appairage rapide, ainsi que le standard LE Audio.Tout n’est pas noir pour autant, puisque l’OpenRun Pro 2 affiche une connexion multipoint, ce qui se révèle particulièrement utile pour passer d’un smartphone à une montre connectée. Cette liaison est franchement stable, et la portée est globalement satisfaisante.ApplicationApanage des modèles premium et milieu de gamme, l’application Shokz offre un complément relativement léger à l’expérience utilisateur. En effet, s’il est bon d’avoir sous la main un égaliseur personnalisable, ainsi qu’une interface permettant de mettre à jour le produit, cette application n’offre aucun avantage supplémentaire. Aucune personnalisation des commandes n’est par exemple autorisée. AudioPas parfait, mais seul au monde La révolution attendra. Ce casque, même en s’immisçant dans le genre de la conduction aérienne, ne joue pas encore dans la même cour que les OpenFit 2 et OpenFit Pro sur le plan des performances sonores, notamment dans le bas du spectre. Oui, il y a bien un large haut-parleur dynamique pointé vers l’oreille, mais celui-ci reste assez éloigné du conduit, en tous cas plus éloigné que les habituels écouteurs à conduction aérienne. À lire également : Casques à conduction osseuse : Comment ils font vibrer votre crâne pour libérer vos oreilles Et pourtant, malgré les limitations inhérentes au format, l’OpenRun Pro se classe facilement au sommet de la hiérarchie des casques à conduction osseuse. Il est le seul, en tous cas qui soit passé sur nos oreilles, à offrir de l’assise, un minimum de profondeur dans le son, à se frotter à l’exercice musical sans être ridicule. À défaut d’être linéaire dans ce registre, il réussit à reproduire la gamme 80-100 Hz sans que la distorsion (exceptée à haut volume) n’explose. En-dessous des 80 Hz, le signal est trop inconsistant et accidenté, mais il subsiste quelque-chose, chose inenvisageable sur un casque à conduction osseuse traditionnel.Cette extension n’est pas synonyme de grande technicité, puisque les graves manquent de nuances et de réactivité par rapport à de bons écouteurs classiques, mais une telle qualité est déjà suffisante pour profiter d’un morceau complexe sans craindre une bouillie sonore.Le reste du spectre est plus classique, puisque reposant totalement sur la conduction osseuse. Nous pouvons toutefois noter que, par défaut, une légère emphase sur les voix féminines (haut-médiums), ce qui se traduit par une légère sibilance en poussant les décibels. Malgré cela, le registre vocal est plutôt naturel, sans agressivité, et la représentation des aigus suffisamment fine pour atteindre un bon niveau de détails. De même, si la dynamique générale demeure limitée, la scène sonore n’est pas atrophiée. Une certaine largeur se dégage, ce qui compense une projection vers l’avant quasi-inexistante (caractéristique assez typique de la conduction osseuse).© ShokzEnfin, le volume sonore maximal est un peu plus élevé que la moyenne. Surtout, l’extension dans les basses, particulièrement avec l’égaliseur Basses, compense la perte de ressenti (de ce registre) en milieu bruyant. Il n’est ainsi pas nécessaire de pousser le potard autant que les autres casques pour un résultat équivalent. MicroLa qualité, en toutes circonstances Sans être exceptionnel, l’OpenRun Pro 2 affiche de solides performances en appel. En milieu calme, la voix est parfaitement audible et globalement équilibrée. Nous pouvons pointer du doigt quelques artefacts apparaissant çà et là, mais ils restent contenus. En milieu bruyant, rien à dire ou presque. La voix est certes altérée, sensiblement plus étouffée, mais elle reste compréhensible en toutes circonstances, d’autant que les bruits sont particulièrement bien atténués. Nous avons une très légère préférence pour l'OpenMove, qui offre une captation de la voix légèrement plus agréable, mais les deux se tiennent dans un mouchoir de poche. AutonomieFidèle à ses promesses L’ajout d’un haut-parleur dynamique nous laissait craindre une surconsommation de la batterie, ce n’est pas le cas en pratique. Annoncée à 12 h, l’autonomie est en pratique parfaitement respectée, puisque nos tests ont donné entre 10 h et 13 h selon le volume. À l’instar de l’OpenMove et du Suunto Wing 2, le port de charge est en USB-C, placé derrière un cache étanche en silicone. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Extension honnête dans le bas du spectre, son équilibré Bonne autonomie. Confort presque parfait. Égaliseurs personnalisables. Bonne qualité en appel. Points faibles Quelques sibilances. Seulement IP55. Application limitée. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Dispendieux, sans fonction différenciante, et affichant une résistance aux éléments moins poussée que la moyenne, le Shokz OpenRun Pro 2 parvient, grâce à son second transducteur, à se placer comme l’un des casques à conduction osseuse les plus recommandables. Cette légère entorse à la technologie, conférant un avantage indéniable dans le bas du spectre, lui permet d’être l’un des seuls élèves, voire le seul, à proposer un résultat musical décent. Simple, mais efficace. Sous-Notes Construction Confort Expérience utilisateur Audio Micro Autonomie Lire la suite
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