● Numerama 📅 15/04/2026 à 12:22

Trahison et luttes de pouvoir : ce que la guerre civile impitoyable des chimpanzés de Ngogo en Ouganda nous apprend sur nous

Cybersécurité 👤 Eitanite Bellaiche
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Lecture Zen Résumer l'article Une guerre civile inédite a fracturé le groupe de chimpanzés de Ngogo — le plus grand jamais observé à l’état sauvage — en deux factions rivales, avec au moins 24 attaques et la mort d’au moins sept adultes et 17 nourrissons, selon une étude publiée dans Science. Le basculement a été identifié le 24 juin 2025, lorsqu’une rencontre entre sous-groupes a dégénéré, suivie d’un évitement inédit de six semaines qui a amorcé la séparation. Les chercheurs attribuent la scission à des facteurs convergents et estiment que l’étude éclaire comment l’absence de gestes de réconciliation peut favoriser l’escalade de la violence collective chez les primates. Une guerre civile inédite a fracturé le groupe de chimpanzés de Ngogo — le plus grand jamais observé à l’état sauvage — en deux factions rivales, avec au moins 24 attaques et la mort d’au moins sept adultes et 17 nourrissons, selon une étude publiée dans Science. Le basculement a été identifié le 24 juin 2025, lorsqu’une rencontre entre sous-groupes a dégénéré, suivie d’un évitement inédit de six semaines qui a amorcé la séparation. Les chercheurs attribuent la scission à des facteurs convergents et estiment que l’étude éclaire comment l’absence de gestes de réconciliation peut favoriser l’escalade de la violence collective chez les primates. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ En Ouganda, le plus grand groupe de chimpanzés jamais observé à l’état sauvage s’est scindé en deux factions devenues ennemies. Ce conflit interne exceptionnel, marqué par au moins 24 attaques meurtrières selon une nouvelle étude parue dans Science, interroge les origines évolutives de la guerre et les ressorts de la polarisation. Rarement observée à l’état sauvage, une guerre civile entre chimpanzés a été mise en évidence en Ouganda. En une décennie, un groupe de plus de 200 individus s’est scindé en deux factions, dont l’une a mené des attaques meurtrières contre l’autre, tuant au moins sept adultes et 17 nourrissons selon une étude parue dans la revue Science le 9 avril 2026. Le jour du basculement Étudié depuis les années 1970 par les primatologues, le groupe de chimpanzés de Ngogo, en Ouganda, représentait un cas unique par sa taille, sa stabilité apparente et la complexité de ses liens sociaux, puisque bâti sur des sous-populations distinctes, notamment des groupes de l’Ouest et du Centre. Investissez (enfin) dans l’économie de l’espace. Le domaine spatial est une réalité économique enfin accessible à tous. Mon Petit Placement vous donne déjà les clés pour investir aujourd’hui sur ce territoire technologique encore méconnu. 80€ offerts à l’ouverture de votre compte avec le code NUMERAMA80 ! Sponsorisé Découvrir le portefeuille Spatial Cette stabilité a cependant cédé la place à un changement d’attitude dès le 24 juin 2025, « lorsque des membres des groupes occidental et central se sont approchés l’un de l’autre près du centre de leur territoire », relate Aaron Sandel, professeur associé d’anthropologie à l’Université du Texas à Austin et auteur principal de l’étude. « Au lieu de se réunir comme c’est généralement le cas lors d’une fission-fusion, les chimpanzés occidentaux ont pris la fuite, poursuivis par les chimpanzés centraux. Une période d’évitement de six semaines s’en est suivie. Une telle durée d’évitement était inédite », avance l’article scientifique. Dès lors, le plus grand groupe de chimpanzés à l’état sauvage jamais observé s’est progressivement séparé en deux camps ennemis, marquant le début d’une violence meurtrière sans précédent. Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Instagram. 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J’accepte tout Gérer mes choix Les dessous de la scission Au fil des années, les mâles des deux groupes ont fini par se traiter comme des étrangers, les liens reproductifs ont cessé, et la séparation est devenue totale en 2018. Inférieurs en nombre, les chimpanzés de l’Ouest ont pourtant mené 24 attaques contre leurs anciens congénères, causant la mort d’au moins sept mâles adultes et 17 nourrissons – un bilan qui pourrait être réévalué à la hausse. Pour expliquer cette scission meurtrière, les chercheurs évoquent plusieurs facteurs convergents. D’abord, la taille exceptionnelle du groupe serait susceptible d’avoir accru la compétition pour les ressources. Une vague de décès à l’issue d’une potentielle maladie survenue en 2014 pourrait également avoir fragilisé les équilibres sociaux, sans compter l’arrivée d’un nouveau mâle alpha, Jackson, dont l’ascension a coïncidé avec le début de la rupture. Ce que les chimpanzés pourraient nous apprendre Comme souvent chez les chimpanzés, ce changement de pouvoir a pu déstabiliser durablement la hiérarchie, dans un contexte où l’ancien mâle dominant, Miles, a lui-même réagi avec violence après son éviction. Ironie du sort, Jackson, chef du groupe central, a finalement succombé à des blessures infligées par le groupe occidental en 2022. Les chercheurs évitent les parallèles simplistes avec l’humanité, mais voient dans ce cas une piste de réflexion. Les gestes de réconciliation ordinaires entre les chimpanzés pourraient être l’un des remparts les plus concrets contre l’escalade des conflits. Comprendre comment ces dynamiques se construisent chez les primates pourrait ainsi éclairer, par comparaison, certains mécanismes de violence collective chez les humains. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! 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