● Numerama 📅 15/04/2026 à 12:31

Dans le noir depuis 3 milliards d'années, ce cratère lunaire est très prometteur pour les futures missions spatiales

Géopolitique 👤 Hugo Ruher
🏷️ Tags : chine rte
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Lecture Zen Résumer l'article Une étude publiée dans Nature Astronomy désigne le cratère Haworth, près du pôle Sud lunaire, comme le meilleur réservoir potentiel de glace d’eau. Les chercheurs ont exploité le spectromètre ultraviolet LAMP de la sonde LRO pour cartographier des régions d’ombre perpétuelle susceptibles de piéger la glace. Ces résultats orientent le choix des sites d’atterrissage d’Artémis, où l’accès à l’eau sera décisif pour l’implantation d’une base habitée. Une étude publiée dans Nature Astronomy désigne le cratère Haworth, près du pôle Sud lunaire, comme le meilleur réservoir potentiel de glace d’eau. Les chercheurs ont exploité le spectromètre ultraviolet LAMP de la sonde LRO pour cartographier des régions d’ombre perpétuelle susceptibles de piéger la glace. Ces résultats orientent le choix des sites d’atterrissage d’Artémis, où l’accès à l’eau sera décisif pour l’implantation d’une base habitée. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Une nouvelle étude montre quel serait le cratère de la Lune le plus à même de contenir la ressource clé pour toute exploration humaine : de l’eau. Celle-ci se trouverait dans une zone perpétuellement masquée du Soleil. La mission Artémis II vient tout juste de rentrer sur Terre, mais d’autres nouvelles nous arrivent déjà de la Lune. Une nouvelle étude parue le 7 avril 2026 dans la revue Nature Astronomy, et repérée par le site Space, pointe en direction d’un endroit précis de notre satellite où de l’eau pourrait se trouver en grandes quantités. Plus précisément, il s’agit de glace d’eau. Elle serait abondante au niveau du pôle Sud, là où les futures missions habitées doivent alunir. Pour qu’elle reste intacte durant des milliards d’années, il faut qu’elle reste dans l’ombre en permanence, pour que la chaleur émise par le Soleil ne provoque pas sa sublimation. Pour aller plus loin L’obscurité tout autour de la Terre : ce qu’ont dit les astronautes d’Artémis II à leur retour Des cratères dans l’ombre depuis des milliards d’années Dans leurs travaux, les scientifiques se sont servis de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), lancée en 2009, et dont le but est justement de préparer les missions habitées. Parmi ses instruments scientifiques, LRO dispose de LAMP (Lyman Alpha Mapping Project), un spectromètre qui se sert des rayonnements ultraviolets pour cartographier les dépôts de glace d’eau. Il a notamment l’avantage de pouvoir bénéficier de ces rayonnements pour voir dans les zones qui ne sont pas éclairées par le Soleil, et qui sont justement celles qui sont les plus intéressantes pour dénicher cette glace d’eau. Investissez (enfin) dans l’économie de l’espace. Le domaine spatial est une réalité économique enfin accessible à tous. Mon Petit Placement vous donne déjà les clés pour investir aujourd’hui sur ce territoire technologique encore méconnu. 80€ offerts à l’ouverture de votre compte avec le code NUMERAMA80 ! Sponsorisé Découvrir le portefeuille Spatial Quelques sites du pôle Sud lunaire pré-sélectionnés par la Nasa pour faire atterrir une mission habitée. // Source : Nasa Repérer ces cratères est en réalité difficile. Il ne suffit pas de trouver ceux qui sont dans l’ombre aujourd’hui. Il faut aussi étudier les mouvements de la Lune et du Soleil durant des milliards d’années, afin d’estimer quelles sont les zones lunaires dans lesquelles les rayons solaires n’ont jamais pu se glisser, ou presque. De plus, nous ne savons pas précisément comment de l’eau est arrivée sur la Lune. Il s’agirait du résultat d’impacts de comètes et de météorites, mais nous ignorons si un impact géant a complètement bouleversé la composition de notre satellite, ou si cela s’est fait petit à petit au cours de son existence. Les auteurs de l’étude sont partis du principe que l’eau était distribuée de manière aléatoire un peu partout sur la Lune, et se sont servis des instruments de LRO pour étudier la température à la surface. Cela a ensuite été couplé à des modèles informatiques afin de connaître l’évolution de la température des cratères, individuellement. Le cratère Haworth, un bon candidat Ainsi, plusieurs bons candidats ont été identifiés. Parmi les cratères qui ont été dans l’ombre durant de très longues périodes, le cratère Haworth se distingue. Situé tout près du pôle Sud, il n’a pas été exposé au Soleil depuis au moins 3 milliards d’années, et les signaux radar indiquent qu’il pourrait contenir de grandes quantités de glace d’eau. La sonde LRO est à la recherche des meilleurs lieux où se poser sur la Lune. // Source : Nasa Le fait qu’il soit très vieux en fait un choix avantageux. Les auteurs pensent que l’eau s’est accumulée plus ou moins continuellement au cours du temps. Cela aurait été favorisé par plusieurs petits impacts d’astéroïdes ou de comètes. D’autres pistes existent : une ancienne activité volcanique sur la Lune qui aurait mené l’eau du sous-sol jusqu’à la surface, ou même à la suite de des vents solaires qui auraient fourni l’hydrogène nécessaire à la formation d’eau. Ces résultats ont beau être prometteurs, ils restent moins intéressants qu’un retour d’échantillons, mais permettent déjà d’identifier les sites les plus prometteurs. Avec la mission Artémis IV, les États-Unis espèrent faire atterrir des humains sur la Lune d’ici 2028, dans le but d’y construire ensuite une base lunaire. La présence d’eau serait alors un atout considérable lorsque le choix du site d’atterrissage devra être fixé. Pendant ce temps, la Chine prévoit aussi une arrivée, dans le même secteur et avec les mêmes contraintes, pour 2030. Pour aller plus loin La fin d’un voyage historique : les photos remarquables du repêchage des astronautes d’Artémis II dans le Pacifique Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google ! Regardez le monde depuis l' Espace Le commandant d’Artémis II n’avait pas le cœur à abandonner Rise La NASA promet que l’équipage d’Artémis III sera bientôt révélé C’est fait : Amazon rachète Globalstar pour concurrencer Starlink La sonde sauvée par l’ESA a fait une découverte : les vents solaires vont beaucoup trop vite La NASA a cédé à la demande générale : vous pourrez avoir la peluche d’Artémis II Signaler une erreur dans le texte Ne plus voir cette pub Ne plus voir cette pub Artemis III eau exploration
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