● Siècle Digital 📅 15/04/2026 à 10:06

Emailing : la CNIL durcit les règles sur le tracking, ce que vous devez adapter

Énergie & Environnement 👤 Jennifer Larcher
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Marketing Emailing&nbsp: la CNIL durcit les règles sur le tracking, ce que vous devez adapter La CNIL a publié le 14 avril 2026 ses recommandations définitives sur les pixels de suivi dans les mails. Par Jennifer Larcher Publié le 15 avril 2026 à 10h06 Il s’agit d’un petit carré transparent, d’un pixel sur un pixel qui est littéralement invisible à l’œil nu. Il se loge dans votre mail et dès que le destinataire ouvre le message, il ping silencieusement un serveur distant. Heure d’ouverture, type d’appareil, système d’exploitation, localisation approximative… Tout remonte sans que personne ne l’ait demandé. Ce mécanisme prospère depuis des années dans les boîtes mail. La CNIL vient de décider que la récréation est terminée. Le 14 avril 2026, après une consultation publique ouverte en juin 2025 auprès des entreprises, des associations et des particuliers, l’autorité a publié la version définitive de sa recommandation n° 2026-042. Elle propose un cadre contraignant avec une logique de consentement calquée sur celle des cookies. Il y a aussi une période de transition de 90 jours avant que les contrôles ne s’enchaînent. Que veut réellement la CNIL&nbsp? Le fait d’intégrer un pixel de suivi dans un mail impose d’avoir obtenu le consentement explicite du destinataire. Il ne faut pas une case pré-cochée ou une mention enfouie dans trois pages de CGU. Elle souhaite un vrai accord que l’entreprise doit être capable de démontrer si elle fait l’objet d’un contrôle. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Ce consentement doit être recueilli au moment de la collecte de l’adresse mail. Si le destinataire change d’avis, il doit pouvoir se retirer facilement. De plus, ce retrait doit produire un effet immédiat sur les prochains envois. N’oublions pas qu’envoyer un mail ne donne pas automatiquement le droit de glisser un pixel. Un mail de confirmation de commande, une alerte de compte, un rappel de mot de passe, ces courriels dits transactionnels peuvent partir sans un consentement préalable. Dès qu’un pixel est intégré à des fins autres que la délivrabilité pure, l’exemption tombe. Il subsiste une exception La CNIL a fait une concession lors de ses travaux préparatoires. Pour les pixels dont l’unique fonction est de détecter les adresses mortes dans une liste, la CNIL accorde une dérogation. L’objectif est de les retirer des listes d’envoi. Cela pourrait notamment être problématique pour les outils d’emailing, où les taux d’ouverture ainsi que les comportements de lecture alimentent directement la segmentation automatique des campagnes. Trois mois et ensuite&nbsp? Pour les bases de contacts faites avant le 14 avril, la CNIL n’exige pas de tout reconstruire du jour au lendemain. Elle demande qu’en l’espace de trois mois, le destinataire soit clairement informé de l’usage des pixels et en mesure de s’opposer. Ne sous-estimez pas cette fenêtre de transition. Dans les faits, la durée accordée est assez courte notamment pour auditer un stack emailing, reprendre les formulaires de collecte puis retravailler les workflows automatisés. cnil
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