● Siècle Digital
📅 15/04/2026 à 09:29
Sur X, l'époque du partage de liens est terminée pour être visible
Data Science
👤 Jennifer Larcher
Réseaux Sociaux Sur X, l’époque du partage de liens est terminée pour être visible Vous ne pourrez plus partager un lien et espérer du trafic sur X. La plateforme récompense désormais ceux qui racontent tout sur place. Par Jennifer Larcher Publié le 15 avril 2026 à 09h29 Il y a quelque chose d’un peu ironique dans la situation. X se bat pour regagner sa crédibilité éditoriale depuis le rachat par Musk. De plus, les rédactions quittent la plateforme les unes après les autres. Pendant ce temps, l’algorithme a changé de logique. Les médias qui ne l’ont pas encore compris continuent de poster à vide. Le Nieman Lab l’a mesuré. 200 tweets analysés, 18 éditeurs passés au crible et les conclusions sont sans appel. Les posts avec un lien en corps de texte génèrent mécaniquement moins de portée. Il y a donc moins d’impressions, moins de distribution organique, moins d’audience. Détrompez-vous, ce n’est pas une rumeur qui circule dans les open spaces des médias numériques. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. L’algorithme a changé, mais pas les pratiques Nikita Bier, responsable produit chez X, a tenu à préciser sa position lors d’une discussion publique avec deux journalistes du New York Times sur la plateforme. Selon lui, le problème ne vient pas du lien en lui-même, mais de la façon dont les médias écrivent leurs posts. Le NYT n’a pas modifié sa façon de légender ses contenus sur X depuis vingt ans. Une phrase choc qui a un peu agacé, mais qui pointe un vrai problème de fond. Il faut selon lui en raconter davantage dans le post lui-même. Synthétisez les points importants dans le corps du tweet. Construisez des fils narratifs qui donnent une valeur immédiate au lecteur, sans lui imposer un clic pour accéder à l’essentiel. C’est finalement l’inverse du modèle traditionnel qui utilise les réseaux comme simple panneau publicitaire vers le site. Breaking : le mot magique qui devient un piège Le Nieman Lab a aussi étudié l’effet Breaking News. Les tweets du New York Times qui débutent par cette formule génèrent 4 fois plus d’engagement que la moyenne des publications de la rédaction. Sauf que X a annoncé vouloir s’attaquer aux comptes qui abusent du terme en continu. L’outil qui booste peut donc très vite se retourner contre ceux qui en abusent. L’urgence permanente finit toujours par ne plus signifier grand-chose. Dernier point, qui lui ne souffre d’aucune ambiguïté, poster une vidéo avec un filigrane TikTok entraîne une pénalité de 90% sur les impressions. X ne cache pas qu’il traite les contenus issus de la concurrence comme une pollution algorithmique. Ce virage me semble acté depuis longtemps par quiconque observe les formats qui percent vraiment sur X. Les créateurs, ceux qui écrivent pour la plateforme, ont une longueur d’avance sur les rédactions qui copient/collent leurs titres d’articles. X (Twitter)
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