● Numerama 📅 14/04/2026 à 15:24

En rachetant Globalstar, Amazon vient de frapper un grand coup contre Starlink

👤 Lisa Imperatrice
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Lecture Zen Résumer l'article Amazon officialise le rachat de Globalstar. Dès 2028, Amazon Leo lancera un réseau « direct-to-device » propriétaire. Un accord parallèle fait d’Amazon le fournisseur principal de la connectivité satellite des iPhone et Apple Watch. Amazon officialise le rachat de Globalstar. Dès 2028, Amazon Leo lancera un réseau « direct-to-device » propriétaire. Un accord parallèle fait d’Amazon le fournisseur principal de la connectivité satellite des iPhone et Apple Watch. Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’ Après des rumeurs relayées début avril par le Financial Times, Amazon a officialisé le 14 avril 2026 le rachat de Globalstar, un opérateur de satellites en orbite basse (1 414 km). Devenu un maillon stratégique de l’iPhone grâce au SOS d’urgence, le groupe est détenu à 20 % par Apple. Article mis à jour le 14 avril 2026 : C’est officiel : Amazon a annoncé le 14 avril 2026 avoir conclu un accord définitif en vue de l’acquisition de Globalstar. L’objectif : intégrer ses satellites en orbite terrestre basse ainsi que son spectre MSS (« Mobile Satellite Services », des services mobiles par satellite bénéficiant d’autorisations à portée mondiale) au réseau Amazon Leo. Sur X, Panos Panay, vice-président senior Devices & Services, a déclaré que « Cette combinaison accélérera considérablement nos projets d’ajout de capacités de connexion directe aux appareils à notre réseau satellitaire, permettant ainsi la prise en charge des appels, des SMS, des données et plus encore ». Le message de Panos Panay sur X. Selon les termes de l’accord, Amazon Leo pourra ajouter « des services de communication directe avec les appareils (D2D) à son réseau satellitaire en orbite terrestre basse » et aider les opérateurs mobiles à étendre « la couverture cellulaire aux clients situés au-delà de la portée des réseaux terrestres ». Pour rappel, le D2D (Device-to-Device) désigne les communications directes entre appareils et satellites, sans passer par des antennes terrestres. Le « direct-to-cell » en est une déclinaison, permettant aux smartphones 4G/5G classiques de se connecter aux satellites comme à une antenne mobile. Concrètement, Amazon reprendra les opérations satellitaires, l’infrastructure et les actifs existants de Globalstar, y compris les licences de spectre MSS. La flotte actuelle ainsi que les futurs satellites de Globalstar fonctionneront en parallèle du système haut débit Amazon Leo et du futur réseau D2D que l’entreprise prévoit de déployer. À partir de 2028, Amazon Leo lancera son propre système satellitaire D2D. Celui-ci est présenté comme offrant une utilisation du spectre et une efficacité nettement supérieures aux systèmes « direct-to-cell » existants, afin de proposer des services voix, données et messagerie plus avancés aux smartphones et autres appareils cellulaires. En parallèle, Amazon et Apple ont signé un accord pour que le réseau Amazon Leo fournisse la connectivité satellite aux fonctionnalités actuelles et futures des iPhone et des Apple Watch. Aujourd’hui, Globalstar est déjà le partenaire d’Apple pour les services satellite des iPhone 14 et modèles ultérieurs, ainsi que de l’Apple Watch Ultra 3, permettant notamment d’envoyer des SOS d’urgence, des messages ou des demandes d’assistance routière hors réseau. Investissez (enfin) dans l’économie de l’espace. Le domaine spatial est une réalité économique enfin accessible à tous. 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Article original du 2 avril 2026 : Le marché des satellites pourrait bientôt basculer — et Apple se retrouver au cœur de la manœuvre. Amazon envisagerait de racheter Globalstar, un opérateur télécoms en orbite basse encore discret, selon un article du Financial Times publié le 2 avril 2026. Derrière cette opération se joue bien plus qu’un simple rachat : le contrôle d’une infrastructure devenue critique pour des millions d’iPhone. Relativement méconnu du grand public, Globalstar est pourtant détenu à environ 20 % par Apple, qui a investi près de 1,5 milliard de dollars pour sécuriser des capacités satellites essentielles, notamment pour le SOS d’urgence. L’entreprise est valorisée autour de 9 milliards de dollars en bourse et son action a bondi d’environ 15 % à plus de 20 % en séance prolongée le 1er avril, après les premières rumeurs. Sur l’année écoulée, son titre a bondi d’environ 230 %. Bien qu’encore au stade de discussions, cette acquisition permettrait à Amazon de renforcer sa constellation, baptisée Amazon Leo, dans un contexte où SpaceX conserve une avance massive avec Starlink. L’action Starlink au 2 avril 2026. // Source : Capture d’écran Numerama Un petit opérateur devenu stratégique : qui est Globalstar ? Globalstar exploite des satellites en orbite basse, historiquement dédiés à des usages de niche comme la télémétrie, les balises ou les communications dans les zones blanches (mais à 1 414 km d’altitude, quand Starlink est à 550 km). Pendant longtemps, l’entreprise est restée en marge du secteur, avec une flotte limitée et un modèle économique fragile. Mais tout a changé lorsqu’Apple décide de s’appuyer sur son réseau. Depuis l’iPhone 14, les smartphones de la marque peuvent envoyer des messages d’urgence sans réseau cellulaire, en se connectant directement aux satellites de Globalstar. Pour rendre ce service possible, Apple a réservé l’essentiel de la capacité du réseau, environ 80 à 85 %, et finance en grande partie la nouvelle génération de satellites ainsi que les infrastructures au sol. Globalstar est ainsi passé du statut d’acteur discret à celui de fournisseur critique d’une fonction vitrine de l’iPhone. Pour Apple, il s’agit d’une brique d’infrastructure invisible mais essentielle. La promesse est simple : même isolé en montagne ou en mer, un iPhone peut contacter les secours. En coulisses, cela repose sur un accord structurant : Apple finance, priorise son usage du réseau et façonne indirectement l’évolution de la constellation. Apple n’est donc pas seulement client. Avec environ 20 % du capital, l’entreprise dispose aussi d’un levier stratégique, y compris sur un éventuel rachat. Si Amazon prenait le contrôle de Globalstar, Apple dépendrait alors d’un concurrent pour une fonction directement liée à la sécurité de ses utilisateurs. Apple pourrait alors renoncer à Globalstar et à sa constellation satellitaire. Amazon Leo veut rattraper Starlink, qui a beaucoup d’avance Face à SpaceX, Amazon Leo, anciennement Project Kuiper, accuse un retard important. La constellation compte aujourd’hui un peu plus de 200 satellites en orbite, alors que Starlink en a déjà lancé plus de 10 000 et revendique une base de clients mondiale. L’objectif reste pourtant similaire : proposer un accès Internet haut débit depuis l’espace, à destination du grand public comme des entreprises, dans les zones mal couvertes par les réseaux terrestres. Amazon a d’ailleurs déjà signé des contrats avec JetBlue et Delta pour fournir du Wi-Fi à bord des avions à partir de 2027 et 2028, preuve que le projet vise des débouchés commerciaux concrets, au-delà du simple rattrapage technologique. Amazon Leo. // Source : Amazon Dans ce contexte, Globalstar représente un raccourci stratégique : plutôt que de construire chaque brique, Amazon pourrait acquérir une flotte déjà opérationnelle, des stations au sol, des fréquences attribuées et un savoir-faire éprouvé. Avec, en bonus, un client premium : Apple. Pour autant, au cœur du dossier, trois logiques s’entrechoquent. Du côté de Globalstar, un rachat par Amazon signifierait un changement d’échelle, avec davantage de moyens, des synergies techniques et une intégration dans une constellation bien plus ambitieuse. Mais aussi un repositionnement, de partenaire quasi exclusif d’Apple à composant d’un écosystème Amazon… avec un réseau techniquement moins bon que celui créé par Amazon. Pour Amazon, l’opération coche presque toutes les cases : accélération industrielle, renforcement d’Amazon Leo, acquisition d’un actif régulé et génération de revenus via Apple. Pour la firme à la pomme, en revanche, le scénario est nettement plus ambigu. Un Globalstar soutenu par Amazon pourrait sécuriser le service dans la durée… mais pourrait perdre Apple au passage. Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube. 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J’accepte tout Gérer mes choix À court terme, Apple devra s’assurer que ses contrats garantissent la continuité et la priorité du service, voire envisager des alternatives ou une stratégie multi-opérateurs si la dépendance devient trop risquée. Car en rachetant Globalstar, Amazon ne mettrait pas seulement la main sur un opérateur satellite, mais sur une infrastructure liée à la sécurité publique. Difficile, dans ce contexte, d’altérer ou de dégrader le service SOS sans s’exposer à des tensions majeures, à la fois avec Apple, qui en a fait un argument clé de l’iPhone, et avec les régulateurs, pour qui les communications d’urgence constituent un service prioritaire. Reste une question centrale : Apple peut‑il durablement accepter de dépendre d’un concurrent pour une fonction vitale de ses appareils ? Les rumeurs devront quant à elles être confirmées. « Conformément à la politique de l’entreprise, Globalstar ne commente pas les spéculations ou les rumeurs du secteur », a déclaré Globalstar au Financial Times. Amazon a refusé de commenter, tandis qu’Apple n’a pas répondu immédiatement. Toute l'actu tech en un clin d'œil Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur ! Installer Numerama Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer ! Tout comprendre à ce qu'est un Astéroïde Artemis II a vu des météorites frapper la Lune, les scientifiques de la Nasa n’en reviennent pas C’est fait : Amazon rachète Globalstar pour concurrencer Starlink Blue Origin se lance dans la guerre contre les astéroïdes avec la mission NEO Hunter Si je ramasse une météorite, est-elle à moi ? 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