● Courrier International 📅 14/04/2026 à 14:36

“Minos” : quel plaisir d’être du bon côté du labyrinthe

Géopolitique
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Dans “Minos”, chaque niveau contient son propre labyrinthe à construire soi-même et à truffer de pièges. Artificier/Devolver Digital Les pieux cachés et mortels sont un grand classique des jeux vidéo. D’ordinaire, le joueur doit plutôt les éviter, mais dans Minos – sorti sur PC le 9 avril –, c’est à lui de les installer. “Vous êtes le monstre cruel qui cherche à pourfendre les courageux aventuriers. Vous êtes plus précisément Astérion, le Minotaure de la mythologie grecque, qui vit dans un labyrinthe”, relate Polygon. À lire aussi : Jeu vidéo. “Fishbowl” fait sortir son héroïne d’une spirale dépressive en plein confinement Si l’histoire, qui fait intervenir diverses figures de la mythologie, n’est pas des plus mémorables, Minos se distingue par ses mécanismes de jeu. C’est ce qui a séduit le site américain spécialisé : chaque niveau se présente comme un labyrinthe en construction, avec des portes sur le côté. “Une poignée d’ennemis déferle par vagues par ces portes, et Astérion doit les tuer un par un avant qu’ils ne le vainquent ou ne s’emparent du centre de la pièce.” Un goût de revanche Pour ce faire dans les premiers niveaux, le joueur alterne entre les points de vue du Minotaure et celui de Dédale, le mythique architecte. Il s’agit de planifier le parcours des ennemis en ajoutant et en enlevant des murs mais surtout de soigneusement placer les divers pièges à disposition. “Scies circulaires, catapultes, sirènes qui détournent les bonnes âmes du droit chemin vers une mort certaine… Il existe mille manières de maltraiter ces pauvres idiots.” Polygon estime que le jeu indépendant, développé par le studio polonais Artificer, frôle parfois la répétition. Cela dit, les systèmes de combinaisons de pièges et les niveaux spéciaux permettent de garder l’ensemble intéressant – pour les amateurs du genre vidéoludique baptisé “tower defense” comme pour les autres. À lire aussi : Jeu vidéo. “Pokémon Pokopia”, réconfortez-les tous ! Enfin, comment résister à l’attrait du côté obscur ? Car Minos récompense le fait d’être le plus diabolique possible. C’est une forme de revanche contre les jeux retors à la Dark Souls, s’amuse le critique. “Les concepteurs de jeux peuvent être les plus grands farceurs du monde, et vous êtes d’habitude victimes de leur sens de l’humour tordu. Minos vous intègre à la plaisanterie et vous permet, pour une fois, de rire aux côtés des méchants.” Courrier international Europe Nos lecteurs ont lu aussi Une du jour. Le “schisme” entre Trump et le pape risque de coûter cher au président américain Hollywood. Les stars quittent “la vulgarité de la vie aux États-Unis” pour la France Témoignage. “Vingt téléphones en charge dans notre salon” : la vie d’un expatrié à Cuba Verbatim. Guerre en Iran : Trump sermonne le pape, qui devrait “le remercier” d’avoir été élu Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Bibliocité « Contre l’imposture, l’auto-défense intellectuelle ». Rencontre avec Aurélie Jean, auteure d’« Imposture, comment identifier les usurpateurs du débat public » le 16 avril 2026. Je m’inscris → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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