● Siècle Digital
📅 14/04/2026 à 10:43
Les jeunes ont déjà adopté l'IA, aux entreprises maintenant de revoir leurs règles du jeu
Data Science
👤 Jennifer Larcher
Intelligence artificielle Les jeunes ont déjà adopté l’IA, aux entreprises maintenant de revoir leurs règles du jeu Neuf étudiants sur dix ont déjà intégré l'IA dans leur quotidien. Le vrai retard ne se trouve pas chez eux. Par Jennifer Larcher Publié le 14 avril 2026 à 10h43 Le baromètre Talents 2026, conduit par SKEMA Business School et EY avec Ipsos-BVA auprès de 1609 étudiants e jeunes diplômés met clairement un terme au débat. 96% d’entre eux ont déjà mis les mains dans l’intelligence artificielle générative. 61% l’exploitent tous les jours avec une régularité qui dit tout sur leur niveau de maîtrise. Une génération qui n’a pas attendu L’adoption de l’IA n’est pas superficielle, elle a vraiment eu un impact dans le quotidien de nombreux internautes. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. 70% s’en servent pour alléger leur charge cognitive sur les tâches répétitives. 56% l’utilisent comme un accélérateur d’apprentissage, ils compressent en heures ce qui prenait des semaines. 41% vont jusqu’à l’intégrer dans leur processus de décision en simulant les scénarios et les arbitrages avant d’agir. 8 sur 10 se projettent déjà dans un futur professionnel où l’IA automatise, rédige et analyse à leurs côtés. Cette réalité est vraiment installée. Des attentes précises et non des lubies Ces talents ne débarquent pas en entreprise les mains vides en espérant qu’on les forme vaguement. 79% réclament un programme de formation IA structuré dès le premier mois. 40% posent une condition supplémentaire à savoir une charte éthique qui fixe les règles d’usage. Ce n’est pas pour ralentir l’innovation, mais pour la rendre crédible. 48% tracent une ligne rouge nette entre une IA comme soutien et une IA comme un instrument de surveillance. Nous apprenons également que 74% reconnaissent que l’automatisation pèse directement sur les postes d’entrée, les leurs. Pourtant, ils ne cèdent pas au fatalisme. 60% misent sur l’esprit comme une compétence décisive, devant l’intelligence émotionnelle et la créativité. L’IA n’écrase pas l’humain dans leur vision, elle élève le niveau d’exigence de chaque côté de la table. Les entreprises n’ont pas encore tout compris La rémunération caracole en tête des priorités, à 74%, en nette progression sur 2025. La flexibilité et la qualité de vie suivent. L’IA n’a pas remplacé les fondamentaux, elle s’est ajoutée comme un critère d’évaluation de l’employeur. 42% envisagent de quitter une structure sans une vision claire sur le sujet. Ce chiffre devrait glacer les DRH. Il ne s’agit pas d’un confort négociable, mais d’un vrai signal qu’il ne faut clairement pas négliger. Les outils existent et les compétences aussi. Par contre, il manque la volonté de structurer, d’encadrer et d’inscrire l’IA dans un vrai contrat de confiance avec les équipes. Les organisations qui tardent à formaliser cette politique perdent en réalité leur prochaine génération de managers, ceux qui auraient pu transformer leurs structures de l’intérieur. L’IA a même augmenté la productivité des managers, d’où l’intérêt de ne pas la mettre de côté. IA
🔗 Lire l'article original
👁️ 0 lecture