● Les Numériques Télécom 📅 14/04/2026 à 08:28

Smart #2 : la micro-citadine pas chère que les fans réclamaient depuis trois ans arrive enfin

Géopolitique 👤 Aymeric Geoffre-Rouland
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Smart #2 : la micro-citadine pas chère que les fans réclamaient depuis trois ans arrive enfinLe retour aux sources d'une marque qui s'était perdue dans les crossovers Par Aymeric Geoffre-Rouland Publié le 14/04/26 à 08h28 Nos réseaux : Suivez-nous Commenter 3 © Crédit : Smart - La Smart #1, la #3 et la #5 laissent une place libre : la #2 arrive. Smart prépare un virage serré. Depuis la prise de contrôle conjointe par Geely et Mercedes-Benz en 2019, la marque née à Hambach n'a produit que des crossovers électriques de gabarit croissant : le #1, le #3, le #5, et bientôt un #6 hybride rechargeable de près de 4,9 mètres. Autrement dit, tout sauf des voitures compactes.Avec la Smart #2, la firme sino-allemande, dont le siège se trouve désormais à Ningbo (province du Zhejiang), renoue enfin avec sa raison d'être originelle : la citadine ultra-courte, taillée pour les artères encombrées.Une architecture inédite pour un format lilliputienLe prototype pré-série de la #2 sera présenté au Salon automobile de Pékin (Auto China 2026), qui se tiendra du 24 avril au 3 mai. Le véhicule repose sur la plateforme ECA (Electric Compact Architecture), une base technique propriétaire conçue spécifiquement pour les véhicules urbains ultra-compacts, distincte de la plateforme SEA de Geely qui sous-tend les #1, #3 et #5. Deux portes, deux places, propulsion arrière : la filiation avec la ForTwo est assumée. Le gabarit annoncé avoisine 2,7 mètres de long pour un empattement de 1,9 mètre, avec un moteur électrique sur l'essieu arrière et une batterie de 30 kWh.Le mulet de la Smart #2, sous camouflage intégral, en essais sur circuit en Chine.© SmartCôté répartition des rôles, Mercedes-Benz signe le design extérieur et l'habitacle, tandis que Geely fournit le groupe motopropulseur et l'ingénierie de plateforme. Fait notable, la plateforme ECA est co-développée par les deux maisons mères, une première pour Smart, qui jusqu'ici confiait l'intégralité de l'ingénierie à Geely. À lire également : BYD vient de perdre son record de recharge ultra-rapide, les chiffres sont absurdes Un pari commercial à double tranchantLe défi est limpide pour Dirk Adelmann, président de Smart Europe : rendre la micro-citadine rentable. Sur le marché chinois, la marque n'a écoulé que 2 974 exemplaires sur les deux premiers mois de 2026, des volumes faméliques face à la concurrence acharnée de BYD, Wuling ou Changan. Plusieurs analystes tablent sur un tarif compris entre 20 000 et 25 000 euros en Europe, un positionnement qui devra se justifier face à la Renault Twingo électrique et à la Dacia Spring, entre autres.Trois générations de Smart ForTwo réunies : la lignée que la #2 entend prolonger en 100 % électrique.© SmartLa production, assurée en Chine, alimentera à la fois le marché intérieur et l'export vers l'Europe, avec un lancement de la version de série prévu d'ici la fin 2026. Pour les conducteurs européens, et singulièrement les citadins français, la promesse est séduisante : retrouver l'agilité et le rayon de braquage légendaires de la ForTwo, enveloppés dans une motorisation zéro émission et une plateforme pensée dès l'origine pour l'électrique.Reste à savoir si, dans un marché polarisé entre SUV et low-cost, il existe encore une place viable pour un biplace électrique premium de 2,7 mètres. La réponse se dessine à Pékin dans dix jours. Suivez toute l'actualité des Numériques sur Google Actualités et sur la chaîne WhatsApp des Numériques Envie de faire encore plus d'économies ? Découvrez nos codes promo sélectionnés pour vous.
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