● Courrier International
📅 13/04/2026 à 17:20
Le cerveau utilise les mêmes cellules pour voir et former des images mentales
Géopolitique
Représentation du cerveau avec les grands réseaux neuronaux. PHOTO ALFRED PASIEKA/SCIENCE PHOTO LIBRARY/AFP Fermez les yeux et visualisez un panda. Vous n’êtes pas en train de regarder un panda, vous en avez une image mentale, n’est-ce pas ? Pourtant, une équipe de recherche vient de mettre en évidence que ce sont exactement les mêmes neurones cérébraux qui s’activent lorsqu’on regarde un objet et lorsqu’on imagine ce même objet. Autrement dit, penser à un objet réactive les neurones qui avaient été stimulés la première fois qu’on l’a vu. À lire aussi : Sciences. Quarante ans et 5 300 cerveaux : bienvenue à la Banque de cerveaux d’Amsterdam ! Ce phénomène “donne aux images mentales une base biologique plus solide et permet d’expliquer pourquoi les souvenirs, l’art et les visions intrusives semblent parfois si réels”, décrypte le site Earth.com. L’étude menée grâce à des patients volontaires dont le cerveau a reçu des implants d’électrodes “est la première à apporter une compréhension fine du mécanisme qui intervient dans la perception visuelle et la formation d’images mentales”, indique Neuroscience News. Les détails de ce travail sont publiés dans la revue Science. Identifier des neurones individuels “Les premières études, réalisées grâce à des scanners, laissaient supposer qu’il existait un chevauchement entre la vision et la production d’images mentales, mais les outils utilisés ne permettaient pas de prouver que c’étaient les mêmes cellules qui intervenaient”, rappelle Earth.com. Avant de poursuivre : “Maintenant qu’on peut enregistrer un seul neurone, on peut savoir exactement quel est celui où la perception et l’imagination se rencontrent.” C’est grâce à 16 patients épileptiques équipés d’électrodes intracérébrales que les chercheurs et médecins de l’hôpital Cedars-Sinai, à Los Angeles, ont pu “enregistrer l’activité de centaines de neurones différents dans le cerveau”, rapporte le site australien ConnectSci. Et ainsi mettre en évidence l’implication de certains neurones du cortex temporal ventral (VTC), connu pour être spécialisé dans la représentation imagée des objets. À lire aussi : Neurologie. Notre cerveau est équipé pour apprendre sans oublier Les patients qui se sont prêtés à l’expérience ont d’abord regardé des images d’objets et de visages. Les neurones du VTC ont réagi à la stimulation visuelle. Dans un second temps, les neuroscientifiques ont demandé aux patients de se souvenir des objets qu’ils avaient vus. Ils ont découvert qu’environ 40 % des neurones du VTC “visuellement réactifs” étaient également fortement activés par le souvenir. Leur profil d’activité était semblable à celui observé lors de la stimulation initiale. Pour Hermon Gebrehiwet, impliquée dans un programme sur le cerveau dans les National Institutes of Health américains, “ces conclusions renforcent l’idée que la formation d’images mentales et la vision partagent un code neuronal commun. Elles permettront peut-être de comprendre les troubles psychiatriques caractérisés par une perturbation de l’imagerie mentale et de la différenciation de la réalité”, rapporte ConnectSci. Courrier international Biologie Nos lecteurs ont lu aussi Mise à jour de l’“homonculus”. la carte de notre corps présente à la surface du cerveau Vu du Royaume-Uni. Bruxelles ne doit pas trop se réjouir : Peter Magyar n’a rien d’un progressiste Faire pousser des minicerveaux pour comprendre celui des humains. Faire pousser des minicerveaux pour comprendre celui des humains Verbatim. Guerre en Iran : Trump sermonne le pape, qui devrait “le remercier” d’avoir été élu Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Bibliocité « Contre l’imposture, l’auto-défense intellectuelle ». Rencontre avec Aurélie Jean, auteure d’« Imposture, comment identifier les usurpateurs du débat public » le 16 avril 2026. Je m’inscris → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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