● Courrier International
📅 13/04/2026 à 17:49
Christine Fréchette, deuxième femme à prendre les rênes du Québec
Géopolitique
La une du “Journal de Montréal” du 13 avril 2026. “Pour la deuxième fois de son histoire”, note Le Journal de Montréal, “le Québec aura une femme à la tête de son gouvernement”. Élue dimanche 12 avril à la tête de la Coalition avenir Québec (CAQ) avec 57,9 % des voix, Christine Fréchette est devenue première ministre désignée du Québec, poste qu’elle occupera jusqu’aux prochaines élections provinciales en octobre. Elle sera la deuxième femme à exercer ces fonctions après le court mandat de Pauline Marois, du Parti québécois, entre 2012 et 2014. Les membres de la CAQ ont préféré l’ex-ministre de l’Économie et de l’Énergie à son concurrent Bernard Drainville, pour remplacer le démissionnaire François Legault. À lire aussi : Canada. “Inévitable” : le Premier ministre québécois tire sa révérence et quitte la vie politique “C’est le début d’un vent nouveau”, a aussitôt déclaré celle qui est devenue de facto Première ministre de la Belle Province. Christine Fréchette, qui a promis “de donner de l’oxygène aux familles” en matière de pouvoir d’achat, a promis “un autre style de leadership”. Mais, souligne aussi le quotidien, le principal ennemi de la politicienne de 56 ans sera le temps : “Elle ne connaîtra l’ivresse des principales fonctions que pendant quatre mois avant de sillonner le Québec en campagne électorale pour tenter de sauver la barque.” “Échecs répétés” de la CAQ La publication précise que les dernières projections de Québec125 montrent “que le parti risque carrément la disparition en octobre”. Ce site d’analyse et de projection électoral n’accorde à la CAQ que 9 % des intentions de vote, ce qui ne lui donnerait aucun siège de député à l’Assemblée nationale québécoise, en vertu du mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour. À lire aussi : Immigration. La fin de l’âge d’or des Français au Canada ? Comment expliquer la dégringolade de la CAQ, qui bénéficie d’un gouvernement majoritaire depuis son arrivée au pouvoir en 2018 ? C’est que le gouvernement de centre droit présente un bilan “plus négatif que positif”, juge une chroniqueuse du journal : “Pendant qu’il interdit les prières de rue [depuis le 3 avril] comme s’il s’agissait d’une urgence nationale”, écrit Josée Legault, “on parle d’échecs répétés en santé, services sociaux, crise du logement, itinérance, virages numériques, infrastructures, montée de la violence dans les écoles publiques, etc.” Alors que le Parti libéral (fédéraliste) et le Parti québécois (souverainiste) sont au sommet des intentions de vote, la journaliste chevronnée conclut que “les Québécois sont en quête d’un chef et d’un parti qu’ils jugeront capables, à tort ou à raison, de commencer à réparer les pots cassés laissés par le gouvernement sortant”. La réponse définitive de l’électorat devrait venir au plus tard le 5 octobre prochain lors de la prochaine élection générale. Martin Gauthier Une du jour Femmes au pouvoir Amériques Source de l’article Le Journal de Montréal (Montréal) Le titre, volumineux, se distingue par ses unes sensationnalistes et sa prédilection pour les faits divers. Créé en 1964, il est rapidement devenu le plus gros tirage au Québec et le deuxième au Canada. Ironiquement, c’est à son principal rival que Le Journal de Montréal doit son ascension fulgurante. Le 15 juin 1964, en effet, l’homme d’affaires Pierre Péladeau voit dans la grève qui paralyse le quotidien La Presse une occasion de se lancer dans l’industrie de l’information. En moins de deux jours, avec une poignée de journalistes et un garage pour salle de rédaction, Pierre Péladeau publie la première édition du tabloïd, dont le tirage atteindra en quelques semaines les 100 000 exemplaires. Sur la page d’accueil du portail Canoe, un clic de souris sur le logo du tabloïd permet d’accéder à quelques uns des articles parus dans le quotidien. Le reste du site est dédié au service continu de nouvelles, alimenté par QMI, l’agence de presse du groupe, et les stations de télévision affiliées au journal : LCN et TVA. Canoe existe aussi en anglais (http://www.canoe.ca) et n’est pas une simple traduction du premier. La version anglophone regroupe plutôt les publications canadiennes de langue anglaise détenues par le groupe Québécor, parmi lesquelles The Toronto Sun et The Ottawa Sun (Ontario). Lire la suite Nos services HORS-SÉRIE Comment les Russes vivent-ils aujourd’hui ? Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, c’est une plongée rare dans ce pays de plus en plus fermé que nous vous proposons dans notre nouveau hors série, en vente à partir du 18 mars. Politique, économie, société, culture : dans la Russie de Vladimir Poutine, la guerre laisse partout son empreinte. Un numéro presque entièrement réalisé à partir de sources russes, la plupart en exil, qui dresse un portrait réaliste de la société russe. Je découvre → Bibliocité « Contre l’imposture, l’auto-défense intellectuelle ». Rencontre avec Aurélie Jean, auteure d’« Imposture, comment identifier les usurpateurs du débat public » le 16 avril 2026. Je m’inscris → Éditions Steinkis Tentez de remporter un exemplaire de « Les filles du Kurdistan » de M. Sauloy & C. Baloup aux éditions Steinkis (collection « Témoins du monde ») Je reçois ma bande dessinée → La Croix-Rouge française [Contenu partenaire] Droit international humanitaire : protéger l’humain quand tout vacille. Je découvre l’article →
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