● Siècle Digital 📅 13/04/2026 à 09:38

Facebook rattrapé par un nouveau scandale : 30 000 photos privées au cœur d'une enquête

👤 Jennifer Larcher
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Réseaux Sociaux Facebook rattrapé par un nouveau scandale&nbsp: 30 000 photos privées au cœur d’une enquête Un ingénieur londonien de Meta a téléchargé 30 000 photos privées d'utilisateurs Facebook grâce à un script maison. Par Jennifer Larcher Publié le 13 avril 2026 à 09h38 Ce n’est pas un hacker externe qui a forcé les portes de Facebook. Un ingénieur basé à Londres, employé chez Meta, a développé un outil informatique pour contourner les sécurités internes de l’entreprise. Il pouvait ainsi récupérer des images que leurs propriétaires avaient explicitement marquées comme privées. Elles étaient donc réservées à leurs proches et visibles de personne d’autre. 30 000 photos ont été aspirées, sans laisser une trace dans les systèmes de surveillance. L’affaire prend une tournure particulièrement inconfortable pour Meta. Les mécanismes de détection internes sont censés bloquer ce genre d’activité avant qu’elle ne prenne de l’ampleur. 📩 L’actu digitale évolue vite. Restez à jour.Recevez la newsletter quotidienne, gratuitement. En vous inscrivant vous acceptez notre politique de protection des données personnelles. Un script, une faille et des milliers d’images Le mode opératoire est étudié dans des pièces judiciaires consultées par la Press Association et rapportées par la BBC. L’homme aurait écrit un script conçu pour passer sous les radars des protocoles de sécurité. Si la menace interne vient de quelqu’un qui connaît l’architecture des systèmes, elle est infiniment plus difficile à contenir qu’une attaque venue de l’extérieur. Meta a découvert les faits, licencié l’ingénieur puis transmis l’affaire aux autorités. La police du Grand Londres (son unité spécialisée en cybercriminalité) a interpellé l’homme en novembre 2025. Libéré sous caution, il reste sous contrôle judiciaire et doit signaler tout déplacement à l’étranger. L’enquête est toujours en cours, les enquêteurs cherchent notamment à savoir si les images ont été copiées, partagées ou exploitées à des fins criminelles. Quels sont les risques pour Meta&nbsp? D’un côté, elle se présente comme la victime d’un employé indélicat. Elle affirme avoir notifié les utilisateurs concernés, renforcé ses dispositifs de contrôle et coopère activement avec la justice. De l’autre, elle s’expose à un examen minutieux de la part de l’ICO, l’autorité britannique de protection des données. Elle devra trancher une question simple, mais lourde de conséquences. Les mesures de sécurité en place étaient-elles suffisantes pour empêcher qu’un salarié abuse de ses accès&nbsp? Si la réponse est non, Meta pourrait écoper d’une amende susceptible d’atteindre 4% de son chiffre d’affaires mondial, soit jusqu’à 17,5 millions de livres sterling selon le plafond applicable au Royaume-Uni. Le montant reste dérisoire à l’échelle du groupe. Par contre, la portée symbolique serait considérable dans un contexte déjà tendu. Les scandales de données autour de Meta s’accumulent Cambridge Analytica, les fuites de numéros de téléphone, les accusations répétées de collecte abusive… À chaque fois, l’entreprise sort le même procédé, une communication rapide, une coopération affichée avec les autorités, un renforcement des mesures de sécurité. Cela n’empêche pas pour autant un autre épisode de se produire. Facebook
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