● Courrier International
📅 12/04/2026 à 17:04
Entre Kaboul et Kandahar, la route nationale 1, outil de propagande des talibans
Géopolitique
Un homme entraîne des pigeons, un peu avant l’appel à la prière, au coucher du soleil, le long de la RN1, la route qui relie Kaboul à Kandahar, en décembre 2025. La vie a repris le long de cette voie jadis ravagée par la guerre. Mais les Afghans cherchent en vain du travail. PHOTO TOMÁS MUNITA/THE NEW YORK TIMES The New York Times Traduit de l’anglais Réservé aux abonnés Lecture 4 min. Publié le 12 avril 2026 à 17h04, mis à jour le 12 avril 2026 à 17h22 En sécurisant et en reconstruisant la RN1 entre Kaboul et Kandahar, le régime taliban veut montrer sa capacité à gérer le pays. L’asphalte est neuf, le trajet est sécurisé. Mais comme ailleurs dans le pays, on n’y croise aucune femme. Et la pauvreté est partout. De Kandahar, Afghanistan – Il fut un temps où la route nationale 1 était l’une des plus dangereuses et des plus vétustes d’Afghanistan. Mais lors de notre récent voyage sur place, au cours duquel nous avons avalé près de 500 kilomètres de route entre les deux plus grandes villes du pays, tout semblait calme et sûr – sans le moindre nid-de-poule à l’horizon. Depuis leur retour au pouvoir en 2021, les talibans s’efforcent de mettre fin à la violence qui a longtemps régné sur cet axe routier, et dans le pays en général, par des mesures de gestion et de sécurité renforcées. Exit les cratères de bombes et les tranchées creusées par des camions surchargés, la chaussée est aujourd’hui si lisse que les voyageurs peuvent s’assoupir sans gêne durant la traversée des plaines arides de l’Est afghan. Tout autour de nous, les séquelles des nombreuses années de guerre commencent en partie à s’estomper. Le soir venu, nous croisons un homme occupé à dresser des pigeons dans la lueur du soleil couchant, des chauffeurs de bus et de poids lourds qui font la queue devant des stations essence rutilantes avant de faire une pause pour avaler un kebab d’agneau, de jeunes garçons à vélo le long d’écoles coraniques recouvertes de panneaux solaires, parfois aménagées dans d’anciennes installations militair Offres spéciales Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous Accédez à l’intégralité de nos contenus sur le site et l’application en vous abonnant à l’offre spéciale. Dès 3,99 €/mois Sans engagement • Résiliable en ligne Je m'abonne S'abonner avec -30% la 1re année Déjà abonné ? Se connecter Offres spéciales Profitez d’un accès illimité (-43%) 3,99 € par mois au lieu de 6,99 €, résiliable à tout moment J’en profite Elian Peltier Lire l’article original Asie Source de l’article The New York Times (New York) Avec 1 700 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 130 prix Pulitzer et plus de 12 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 10 millions d’abonnés à la fin de 2024, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981. Lire la suite Sur le même sujet Afghanistan. Le quotidien d’une fillette au pays des talibans : “J’ai 9 ans et je nourris ma famille” Droits des femmes. “Nourriture contre services sexuels” : en Afghanistan, l’écœurant chantage qui prospère sous les talibans Analyse. Afghanistan : pourquoi Daech s’en prend aux intérêts de la Chine en Asie centrale Escalade. L’Afghanistan et le Pakistan engagés dans la spirale d’une “guerre ouverte”
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