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📅 11/04/2026 à 12:00
Plus généreux et moins cher, avec le 16 Pro+, Realme offre un concurrent sérieux au Samsung Galaxy A57
👤 Julien Vercoutère
12 Commenter Présentation Avec son 16 Pro+, Realme repart à l’assaut du milieu de gamme premium, territoire de plus en plus disputé, avec l’ambition d’offrir un smartphone suffisamment démonstratif sans faire gonfler la facture. La marque chinoise, souvent associée à ses cousines Oppo et OnePlus, poursuit en France une progression discrète mais appliquée, en s’appuyant sur des fiches techniques capables de capter l’attention des technophiles au budget serré. Après un GT 8 Pro très réussi, le constructeur relance ici sa formule "Pro+" pensée pour rendre plus accessibles des arguments généralement associés au segment haut de gamme.© Les NumériquesCette nouvelle itération est ainsi dotée d’un écran Amoled 144 Hz de 6,8 pouces, une puce Snapdragon 7 Gen 4, un triple module photo complet, une batterie silicium-carbone de 7000 mAh et quelques outils d’IA. Realme insiste aussi sur le soin apporté au design, signé par un célèbre designer japonais. Le 16 Pro+, proposé à 599 €, affiche donc de nombreux points communs avec les Nothing Phone (4a) et (4a) Pro, bien que son tarif le place plutôt en concurrence avec les derniers Google Pixel 10a et Samsung Galaxy A57 5G. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Ergonomie et designUne silhouette imposante, mais pensée pour durer Le Realme 16 Pro+ appartient clairement à la famille des grands formats. Il mesure 162,5 x 76,3 x 8,45 mm, et affiche 198 g sur la balance. Ce n’est donc pas un téléphone qui se fait oublier, et si son poids reste contenu, les petites mains risquent de sentir passer le gabarit. En revanche, au regard de la batterie embarquée, l’encombrement reste plutôt bien maîtrisé et agréable à utiliser au quotidien.La façade s’organise autour d’un écran Amoled de 6,8 pouces qui occupe plus de 91 % de la surface avant, ce qui limite visiblement les bordures et renforce le sentiment d’immersion, bien aidé par des bords légèrement incurvés. Il est protégé par du verre Gorilla Glass 7i. Un film protecteur est également préinstallé en sortie de boîte, attention appréciable sur le principe, même si l’on préfère une protection en verre trempé.© Les NumériquesLes boutons de volume et d’allumage sont tous regroupés sur la tranche droite. Là encore, leur position pourra sembler un peu haute pour les plus petites mains. A contrario, le lecteur d’empreintes digitales, situé sous l’écran, est placé un peu trop bas. Il est certes très réactif, mais se trouve dans une zone qui oblige le pouce à descendre plus qu’il ne le devrait. Heureusement, la reconnaissance faciale 2D peut prendre le relais grâce à la caméra frontale, logée dans un poinçon discret en haut de l’afficheur.L’essentiel du travail esthétique se concentre au dos. Realme a de nouveau confié cette partie au designer Naoto Fukasawa, déjà associé à d’autres modèles de la firme. Sur notre exemplaire de test baptisé Master Gold, cela se traduit par un revêtement fabriqué à partir de paille végétale renouvelable, présenté comme une première dans l’industrie. Le toucher est fin, agréable sans être totalement lisse, avec un rendu qui rappelle le cuir sans chercher à en faire une fidèle imitation.© Les NumériquesCe matériau n’a pas seulement un intérêt visuel. Il améliore aussi la préhension, limite les risques de glisse et retient peu les traces de doigts. À l’arrière, le bloc photo repose sur une plaque métallique à effet miroir, apposée par-dessus un renflement de la coque dans le coin supérieur gauche du dos de l’appareil. Bien que ce triple module dépasse légèrement, il s’intègre harmonieusement au châssis grâce à une transition en pente douce, et ne provoque pas de tremblements trop importants une fois le téléphone posé à plat.Côté robustesse, les certifications IP68, IP69 et IP69K indiquent une étanchéité théorique et une résistance à l’eau chaude et aux jets à haute pression. Le terminal est en outre compatible dual-SIM 5G, eSIM, NFC, Bluetooth 5.4 et wifi 6. Pas de prise mini-jack 3,5 mm ni d’extension de stockage ; cela dit, l’unique version disponible dans nos contrées proposant 512 Go de mémoire, l’absence de slot microSD ne devrait poser aucun souci. Pour aller plus loin : Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité ÉcranUne dalle lumineuse, à défaut d’être irréprochable Le Realme 16 Pro+ s’appuie sur une dalle Amoled de 6,8 pouces affichant 1280 x 2800 pixels, soit 453 ppp. Si la technologie Oled s’est largement démocratisée, il faut reconnaître qu’elle a pour avantage d’offrir des noirs profonds, un contraste infini et une rémanence quasi inexistante.Côté fluidité, l’afficheur peut grimper jusqu’à 144 Hz, mais il faut nuancer un peu la promesse. En l’absence de technologie LTPO, le système propose un rafraîchissement par paliers et se limite par défaut à 120 Hz maximum. Il reste possible de le fixer à 60 Hz pour ménager la batterie, ou d’aller chercher les 144 Hz dans certaines apps compatibles. Mode Naturel Mode par défaut agrandir La calibration d’origine se montre en revanche moins convaincante. Avec le mode Vif activé par défaut, les couleurs tirent un peu trop vers le froid, avec une température mesurée à 6797 K. Le delta E atteint alors 3,04, au-delà du seuil à partir duquel les dérives colorimétriques commencent à devenir perceptibles. Rien de dramatique, mais ce n’est pas la configuration la plus juste, même si elle cherche visiblement à flatter la rétine.Heureusement, un détour par les réglages améliore sensiblement les choses. En mode Naturel, le delta E descend à 2,59, même si la température des couleurs bascule cette fois à 6186 K, donc légèrement sous les 6500 K de référence. Pour le reste, la dalle se défend très bien avec un pic lumineux mesuré à plus de 1937 cd/m², suffisant pour rester lisible dehors malgré une réflectance de près de 47 %. À l’inverse, elle peut tomber à 1,84 cd/m², de quoi lire dans le noir sans avoir l’air d’une biche éclairée par les phares d’une voiture. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité PerformancesDes performances solides, sans dominer la concurrence Pour animer son 16 Pro+, Realme s’en remet à Qualcomm avec un Snapdragon 7 Gen 4 gravé en 4 nm, ici accompagné de 12 Go de RAM. Ce chipset s’appuie sur une architecture à huit cœurs combinant un Cortex-A720 à 2,8 GHz, quatre autres Cortex-A720 à 2,4 GHz et trois Cortex-A520 à 1,8 GHz. La partie graphique est quant à elle confiée à un GPU Adreno 722. Dans les faits, cette configuration assure une expérience fluide et réactive, que ce soit pour naviguer sur le web, utiliser les réseaux sociaux, streamer ou basculer entre les apps, sans ralentissements notables. À noter que la prestation reste en dessous de celle de ses rivaux, y compris le Nothing Phone (4a), pourtant équipé de la version light du processeur étasunien, le Snapdragon 7s Gen 4.© Les NumériquesSur le terrain du gaming, le bilan reste lui aussi convaincant pour son positionnement tarifaire, bien que moins flamboyant que ses concurrents. Lors de notre test viSer, le smartphone a en effet maintenu un framerate stable autour de 61 images par seconde (i/s) en moyenne, avec de légères poussées de fièvre peu handicapantes, même pendant de longues sessions de jeu. De quoi lancer des titres exigeants comme Call Of Duty Mobile ou Genshin Impact sans craindre de le voir sortir le drapeau blanc. PhotoUn trio fiable qui fait la différence Le Realme 16 Pro+ profite d'un avantage rare sur ce segment tarifaire, à savoir un triple module photo complet composé d'un capteur principal de 200 mégapixels (Mpx) flanqué d'une optique grand-angle ouvrant à f/1,8, un ultra grand-angle de 8 Mpx (f/2,2) et un téléobjectif x3,5 de 50 Mpx (f/2,8), au lieu du traditionnel module macro.© Les NumériquesModule principal : 200 Mpx, f/1,8, éq. 23 mmDe jour, le Realme 16 Pro+ livre des photos aux couleurs vives. Peut-être un peu trop. L’exposition est bien tenue avec une dynamique correcte, même si l’on note un léger effet de blooming sur les hautes lumières, visible sous forme d’un halo autour des zones blanches qui rend les sujets environnants un peu flous. Si certaines textures se voient atténuées, on salue la finesse des détails et la bonne restitution des petits éléments. Samsung Galaxy A57 Realme 16 Pro+ agrandir Dans la pénombre, le capteur principal s’en sort plutôt bien. Les clichés sont nets au centre, mais également lisibles en périphérie, avec une bonne restitution des textures. L'ensemble pèche néanmoins par manque de naturel, la faute à une colorimétrie à dominante orangée. On constate une accentuation des contours et un contraste appuyé afin de faire ressortir les détails et renforcer la netteté de l’image. Enfin, quelques aberrations chromatiques sont visibles notamment sur les effets de moiré. Samsung Galaxy A57 Realme 16 Pro+ agrandir Module ultra grand-angle : 8 Mpx, f/2,2, éq. 15 mmMoins bien équipé que son rival, le Samsung Galaxy A57 5G, doté d’un capteur de 12 Mpx, le smartphone de Realme se montre plus en difficulté à l'ultra grand-angle, avec une définition limitée à 8 Mpx. Il compense toutefois par une meilleure maîtrise du bruit numérique et des couleurs plus naturelles, malgré la présence de quelques artefacts. Les éléments blancs et hautes lumières ont par ailleurs tendance à légèrement déborder sur le fond noir de la scène. Samsung Galaxy A57 Realme 16 Pro+ agrandir Étonnamment, la hiérarchie s’inverse presque la nuit. Le Realme 16 Pro+ prend alors l’avantage sur son concurrent, sans pour autant accomplir de miracle. Son algorithme exploite le bruit numérique pour accentuer artificiellement la netteté des prises de vue, qui apparaissent au final plus lisibles que celles du Galaxy A57. Porté par des teintes chaudes et une colorimétrie assez fidèle, le résultat se montre suffisant pour un usage en ligne, sur les réseaux sociaux, mais reste trop limité pour aller au-delà. Samsung Galaxy A57 Realme 16 Pro+ agrandir Module téléobjectif x3,5 : 50 Mpx, f/2,8, éq. 80 mmÀ l’inverse des Google Pixel 10a et Samsung Galaxy A57, qui se passent de zoom optique au profit d’un module supplémentaire dispensable ou d’une configuration limitée au grand-angle et à l’ultra grand-angle, le Realme 16 Pro+ fait de son téléobjectif un solide argument. Et ce choix s’avère payant. Realme 16 Pro+, nuit Realme 16 Pro+, jour agrandir Malgré une saturation des couleurs excessive et une exposition légèrement haute, les images produites se révèlent convaincantes. Les petits détails sont bien préservés, le niveau de piqué est satisfaisant et le bruit demeure bien maîtrisé, y compris lorsque les conditions de lumière se compliquent. Le lissage est évidemment alors très présent, avec quelques artefacts visibles.Module frontal et vidéoÀ l'avant, Realme intègre un capteur selfie de 50 Mpx ouvrant à f/2,4 permettant de réaliser des autoportraits plaisants. Côté vidéo, l'appareil se montre ambitieux aussi bien au dos qu'en façade avec la possibilité de filmer jusqu'en 4K à 60 i/s, une qualité d'image qu'autorise la puce Snapdragon 7 Gen 4. AutonomieLa générosité au service de la tranquillité Avec sa batterie de 7000 mAh en silicium-carbone, le Realme 16 Pro+ la joue marathonien. Lors de notre protocole de test viSer simulant un usage mixte, il a effectivement tenu 26 h 25 min avant extinction, un résultat à la hauteur de cette capacité très généreuse, même si le Galaxy A57 offre une heure de plus avec 5000 mAh sous le capot. En pratique, cela permet néanmoins d’envisager deux journées loin d’une prise sans vivre le pourcentage restant comme une épée de Damoclès. L’endurance fait donc clairement partie de ses arguments les plus solides, surtout compte tenu de sa vitesse de charge.© Les NumériquesCet accumulateur est compatible avec une puissance de 80 W, capable de ramener l’appareil à 100 % en 76 min, un chrono plaisant pour une telle capacité. Comme le veut la réglementation européenne, le bloc de charge n’est pas fourni, ce qui limite au passage les déchets électroniques. Le terminal propose aussi la charge inversée, pratique pour dépanner une montre connectée ou des écouteurs sans-fil quand ils choisissent, eux aussi, le mauvais moment pour tomber à plat. Durabilité Notre score de durabilité permet de déterminer l'aspect durable du smartphone, autant pour le consommateur que pour l'environnement. Il s'appuie sur des éléments puisés dans l’étiquette énergie mise en place par l’Union européenne (classe énergétique, scores de résistance aux chutes et de réparabilité, nombre de cycles de batterie avant de tomber sous une capacité de 80 % et résistance de l’écran aux rayures). Nous y ajoutons des critères de durabilité (indice de protection IP, connecteurs standards, durée de garantie et des mises à jour…) et une évaluation des politiques RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Vous trouverez tous les détails de l'analyse dans notre article présentant notre score de durabilité. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Publicité Points forts Performances correctes. Volet photo complet. Bonne autonomie. Certifications IP68/69/69K. Points faibles Peu adapté aux petites mains. Calibration perfectible. Présence de bloatwares. Conclusion Note de la rédaction Comment fonctionne la notation ? Le Realme 16 Pro+ se montre à la fois cohérent, ambitieux et convaincant. Son grand écran Amoled fait le job, son processeur tient son rang et sa batterie lui assure une endurance de premier ordre. De quoi en faire un compagnon très fiable, capable d’enchaîner de longues journées d’utilisation sans broncher. Le soin apporté au design confère en outre une vraie personnalité à l’ensemble, avec un bon niveau de finition et une solidité certaine, tandis que le suivi logiciel se révèle généreux au regard de son positionnement tarifaire. Tout n’est pas parfait pour autant, en raison d’un gabarit imposant peu adapté aux petites mains, d’une calibration d’écran qui nécessite un détour par les réglages et de la présence de pourriciels qui nuisent à l’expérience générale. Mais sur l’essentiel, Realme signe ici un smartphone séduisant, taillé pour se faire une place dans une catégorie où personne ne fait de cadeau, mais où la plupart de ses rivaux se reposent sur leurs lauriers. Face à la concurrence Bien que Realme n’ait pas la force de frappe de Google et Samsung, son 16 Pro+ mérite l’attention. Plus ambitieux et bien équilibré, il offre un meilleur rapport qualité-prix. Certes, son suivi logiciel est un peu moins généreux ; Samsung rassure par sa pérennité, Google par son format compact et son expertise en matière d'IA. Mais avec son trio photo polyvalent, son grand écran lumineux, ses performances solides et son excellente autonomie, le Realme 16 Pro+ gagne à être connu. Sous-Notes Ergonomie et design Écran Performances Photo Autonomie Durabilité Lire la suite
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