● Next INpact Télécom 📅 10/04/2026 à 16:20

☕️ Meta supprime les pubs des avocats qui veulent l’attaquer en justice

👤 Mickael Bazoge
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Une erreur ? Meta gêné aux entournures. Le géant des réseaux sociaux a nettoyé Facebook, Instagram, Threads et Messenger de dizaines de publicités pour des firmes d’avocats proposant leurs services… contre Meta. Fin mars, l’entreprise et YouTube étaient condamnés par une cour californienne à verser un total de 6 millions de dollars à une jeune plaignante souffrant de troubles de la santé mentale suite à son usage de leurs services. Il a été démontré que Meta et YouTube avaient mis en place des fonctions visant à créer une dépendance à leurs plateformes. Les deux groupes ont annoncé faire appel, mais tout de même : cette décision de justice pourrait faire jurisprudence. On a même parlé d’un moment « big tobacco » pour ces réseaux sociaux, en référence à ces grands procès des années 90 qui ont établi la responsabilité des fabricants de cigarettes, non seulement pour les dégâts provoqués par leurs produits sur la santé, mais aussi pour les mécanismes d’addiction qu’ils avaient eux-mêmes contribué à mettre en place. Évidemment, la comparaison n’est pas flatteuse et Meta ne veut absolument pas être pris dans cette nasse. Les appels confirmeront ou infirmeront la décision judiciaire, mais sans attendre, les avocats spécialisés dans les litiges cherchent à en tirer profit. Des publicités ont ainsi commencé à fleurir sur les réseaux sociaux du groupe, pour recruter de nouveaux plaignants en vue de constituer des actions collectives. Ces procédures (« class actions ») peuvent déboucher sur des indemnisations substantielles, synonymes d’honoraires substantiels. Dans une de ces pubs repérées par Axios, on peut lire : « Anxiété. Dépression. Dépendance. Automutilation. Ce ne sont pas de simples phases de l’adolescence — ce sont des symptômes liés à l’addiction des enfants aux réseaux sociaux. Les plateformes le savaient et ont continué à cibler les plus jeunes malgré tout. » Meta n’a pas apprécié, et a supprimé ces réclames. Quelques-unes seraient toujours actives, mais l’entreprise veille au grain. Meta s’appuie sur une clause de ses conditions d’utilisation qui lui permet de supprimer des contenus « si nous estimons que c’est raisonnablement nécessaire pour prévenir ou limiter une utilisation abusive de nos services ou des conséquences juridiques ou réglementaires défavorables pour Meta ». Un porte-parole confirme que l’entreprise supprimera les publicités visant à recruter des plaignants sur la base de cette décision de justice. « Nous ne permettrons pas à des avocats spécialisés dans les litiges de tirer profit de nos plateformes tout en affirmant qu’elles sont nocives. » Cet article est en accès libre, mais il est le produit d'une rédaction qui ne travaille que pour ses lecteurs, sur un média sans pub et sans tracker. Soutenez le journalisme tech de qualité en vous abonnant. Accédez en illimité aux articles d'un média expert Profitez d'au moins 1 To de stockage pour vos sauvegardes Intégrez la communauté et prenez part aux débats Partagez des articles premium à vos contacts Abonnez-vous potn Premium À l'instant Message 1 Signaler Bloquer cet utilisateur Oh que ça me ferait rire que Meta se fasse attaqué par un cabinet d'avocat pour entrave à la sacro-sainte liberté d'expression qu'ils ne font que d'invoquer pour contrer le DSA ! ^^ Signaler un commentaire Voulez-vous vraiment signaler ce commentaire ? Non Oui
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