● BFM Tech 📅 10/04/2026 à 16:44

Un hacker aurait infiltré un des plus puissants supercalculateurs chinois: il aurait volé des millions de gigaoctets de données stratégiques, qu’il chercherait désormais à vendre

Géopolitique
Illustration
Des hackers auraient infiltré des réseaux sensibles de Pékin et chercheraient à vendre un volume massif de données volées (illustration) - BFM TechUn ou plusieurs hackers non identifiés ont revendiqué le piratage du Centre national de supercalcul de Tianjin, en Chine, et le vol de plus de 10 pétaoctets de données, soit l’équivalent de 10 millions de gigaoctets, dont une partie serait hautement sensible. Pékin n'a pas encore réagi à ces allégations.Une cyberattaque qui pourrait bien faire grand bruit. Un pirate informatique aurait mis la main sur une quantité massive de données sensibles issues d’un supercalculateur d’État chinois, incluant des documents de défense hautement classifiés et des schémas de missiles. Ce vol, potentiellement l’un des plus importants jamais enregistrés en Chine, porterait sur plus de 10 pétaoctets d’informations.Selon plusieurs experts, ces données proviendraient du Centre national de supercalcul de Tianjin (NSCC), une infrastructure stratégique inauguré en 2009 utilisée par plus de 6.000 entités, dont des organismes scientifiques et militaires de premier plan. Et d’après des spécialistes en cybersécurité interrogés par CNN et ayant échangé avec le pirate présumé et analysé des échantillons diffusés en ligne, l’accès au système aurait été obtenu avec une relative facilité.DeepSeek : l'IA qui révolutionne le secteur – 05/02 27:26L’attaquant aurait pu extraire des volumes considérables de données pendant plusieurs mois sans être détecté. TechRadar précise qu'un compte se présentant sous le nom de "FlamingChina" a d’ailleurs publié, le 6 février, un premier extrait sur Telegram, affirmant qu’il contenait des recherches dans des domaines variés tels que l’aérospatial, le militaire, la bioinformatique ou encore la simulation de fusion.10 millions de Go de données dérobées?Des experts en cybersécurité ayant examiné les données indiquent que le groupe à l’origine de la fuite propose un accès partiel contre plusieurs milliers de dollars, tandis que l’ensemble des informations serait vendu pour plusieurs centaines de milliers, avec des paiements exigés en cryptomonnaies.Selon le spécialiste en cybersécurité Marc Hofer, interrogé par CNN, le pirate aurait réussi à pénétrer le supercalculateur en exploitant un VPN compromis, c’est-à-dire une porte d’accès sécurisée mal protégée. Une fois à l’intérieur, il aurait utilisé un botnet, un ensemble de machines et de programmes automatisés capables de récupérer des données, pour extraire progressivement les près 10 millions de Go d’informations sur une période d’environ six mois.Le supercalculateur Tianhe-1A dans le centre national des superordinateurs de Tianjin © AFP / Wei ta / ImaginechinaCe scénario n’a pas pu être confirmé de manière indépendante par CNN, mais plusieurs experts le jugent crédible. Selon eux, l’attaque ne repose pas tant sur une technologie très avancée que sur des failles dans l’organisation et la sécurité du réseau, qui auraient facilité l’accès et le transfert discret des données.Silence de PékinLe South China Morning Post souligne que de nombreux programmes militaires, de défense et de renseignement chinois ont probablement utilisé les capacités du Centre national de supercalcul pour des travaux de modélisation et de simulation avancée. De son côté, TechRadar estime que cet ensemble de données pourrait représenter une cible de grande valeur pour des services de renseignement étrangers, malgré un coût d’accès particulièrement élevé.Dans le sillage de ces révélations, plusieurs internautes ont diffusé sur des plateformes comme X et Reddit des images présentées comme issues de la fuite, montrant notamment des plans détaillés du chasseur furtif Chengdu J-20 ou encore du missile balistique Dongfeng-17. À ce stade, ni le Centre national de supercalcul de Tianjin, ni le ministère chinois des Sciences et des Technologies, ni l’Administration chinoise du cyberespace n’ont réagi à ces allégations.Les plus lus"Comme faire ricocher un caillou sur l'eau": pourquoi le retour d'Artémis 2 sur Terre est-il si spécial?Travail le 1er-Mai: Sophie Binet dénonce "des mensonges" et accuse la loi de profiter aux industriels"L'intérêt de ceux qui font cette guerre, c'est qu'on ne retrouve pas le niveau d'avant": pour Michel-Édouard Leclerc le carburant va baisser mais pas au point de retrouver les niveaux d'avant guerreTutoiement, tensions et tentative de séduction: quand Emmanuel Macron rencontrait le pape FrançoisMarathon de Paris 2026: ravitaillement "sauvage", déguisements, lièvres... Ce qui est autorisé (ou non) sur la course
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