● Le Figaro International 📅 09/04/2026 à 19:40

« Nous ne sommes pas allés assez loin » : à Haïfa, les Israéliens veulent continuer la guerre contre le Hezbollah

Géopolitique
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Réservé aux abonnés « Nous ne sommes pas allés assez loin » : à Haïfa, les Israéliens veulent continuer la guerre contre le Hezbollah Par Stanislas Poyet Envoyé spécial à Haïfa Le 9 avril 2026 à 19h40 Suivre Sujets Israël Nétanyahou Liban Iran cessez-le-feu Les funérailles de Lena Ostrovsky Gershovitz, Vladimir Gershovitz et leur fils Dimitri Gershovitz tués dans une frappe iranienne, à Haïfa, Israël, le 7 avril 2026. Shir Torem / REUTERS REPORTAGE - Dans les marchés, sur la plage ou face aux immeubles détruits, les habitants de Haïfa expriment une même inquiétude : celle d’une guerre arrêtée trop tôt. Beaucoup doutent qu’elle ait réellement permis d’écarter la menace du Hezbollah. Passer la publicité Publicité Dans les allées du marché central de Haïfa, les clients reviennent peu à peu se pencher sur les étals. Le doux soleil de printemps caresse les fruits, les œufs blancs et miroite sur les vitres des bouchers. « Ce n’est pas encore fameux, mais on espère qu’avec le cessez-le-feu, les clients vont revenir », lâche Ahmed, un primeur arabe israélien en souriant. Quelques étals plus loin, Hagai Schaffer balaie les optimistes. Sa brasserie grecque a perdu 70 % de ses clients depuis le début de la guerre. « Ce cessez-le-feu, c’est une catastrophe pour Israël ! », tonne-t-il, accoudé à son comptoir en acajou. « Si ça ne tenait qu’à mois, on éradiquerait jusqu’au dernier combattant du Hezbollah ! », ajoute-t-il. À découvrir EN DIRECT - Détroit d’Ormuz : Paris estime «inacceptable» l’éventualité d’un péage PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International À vingt kilomètres du Liban, Haïfa concentre les tensions d’un pays pris entre soulagement fragile et frustration assumée. Haïfa est la plus grande ville du nord d’Israël. Un port prospère, où se côtoie une population juive et arabe. Depuis le début de la guerre, la ville a été visée par plusieurs centaines de missiles et roquettes par le Hezbollah, le groupe armé chiite libanais, inféodé à l’Iran. « Si cela peut nous éviter les missiles, c’est une bonne chose », sourit Mathilda, 76 ans, un sac de courses à la main. Yonathan, 56 ans, n’est pas du même avis. « Je n’ai pas passé 40 jours dans un abri pour rouvrir un détroit (celui d’Ormuz, NDLR) qui était déjà ouvert avant la guerre ! », peste-t-il dans les allées du marché. « On… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir. Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement. TESTEZ POUR 0,99€ Déjà abonné ? Connectez-vous
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