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📅 09/04/2026 à 16:36
L'Etat réaffirme son intention de réduire ses dépendances IT
👤 Philippe Leroy
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réseau
L’Etat réaffirme son intention de réduire ses dépendances numériques. A l’issue d’un un séminaire interministériel consacré à la réduction des dépendances numériques extra-européennes qui s’est tenu le 8 avril, la direction interministérielle du numérique (DINUM) annonce avoir engagé plusieurs mesures. Au sein de ses services, elle prévoit d’abandonner Windows sur ses postes de travail au profit de Linux. Aucune date d’exécution de la mesure n’est donnée. Révélé par Ouest France la semaine dernière, un projet similaire est lancé au sein du ministère de l’Economie où à un test à petite échelle est en cours. Autre annonce, la Caisse nationale d’Assurance maladie va engager la migration de ses 80 000 agents vers des outils du socle numérique interministériel comprenant Tchap, Visio et FranceTransfert. Lire aussi : Visio : la solution de l'État qui divise l'écosystème tech français Le gouvernement avait par ailleurs annoncé le mois dernier le transfert de la plateforme des données de santé vers une solution souveraine d’ici fin 2026. Une démarche coordonnée par la DINUM Au-delà de ces premières étapes, le gouvernement entend structurer une démarche plus systématique. Selon le communiqué, chaque ministère devra formaliser d’ici l’automne un plan de réduction de ses dépendances, couvrant plusieurs domaines : poste de travail, outils collaboratifs, antivirus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation et équipements réseau. La DINUM sera chargée de coordonner l’ensemble de ces plans. Le gouvernement met également en avant une dimension industrielle. Ces plans d’action doivent, selon lui, donner de la visibilité à la filière numérique française et européenne, en orientant la commande publique vers des acteurs locaux. Des « rencontres industrielles du numérique » sont prévues en juin 2026, avec l’objectif de formaliser une « alliance public-privé pour la souveraineté européenne ». La méthode retenue repose sur la constitution de coalitions associant acteurs publics et privés, en s’appuyant sur des standards d’interopérabilité, notamment les initiatives Open-Interop et OpenBuro. Un travail de cartographie des dépendances est en cours, conduit par la direction des achats de l’État (DAE) et la direction générale des entreprises (DGE), qui doit permettre de fixer un objectif chiffré de réduction assorti d’un calendrier.
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