● Le Journal du Geek
📅 09/04/2026 à 14:29
Les lunettes Ray-Ban Meta enverraient vos vidéos intimes à des modérateurs humains
Intelligence Artificielle
👤 Amandine Jonniaux
© Meta Les Ray-Ban Meta ont beau être le produit le plus abouti du catalogue de Mark Zuckerberg, elles n’en finissent plus d’alimenter les inquiétudes sur la vie privée. Après les craintes liées à la captation vidéo à l’insu des passants, c’est désormais du côté des utilisateurs eux-mêmes que la polémique enfle. Selon des révélations relayées par The Telegraph, des annotateurs humains travaillant pour un prestataire de Meta, basés au Kenya, auraient eu accès à des extraits vidéo captés par les lunettes connectées du groupe. Et pas n’importe lesquels : parmi les séquences visionnées par ces employés, on trouverait des images de personnes se rendant aux toilettes, en train de se déshabiller, ou filmées pendant des rapports sexuels. Meta nie, mais pas en bloc Meta ne nie pas totalement les faits. Le groupe rappelle que ses conditions d’utilisation de Meta AI prévoient explicitement un examen humain de certaines interactions. En clair, lorsqu’on interagit avec l’assistant IA intégré aux lunettes, les données échangées (y compris les flux vidéo) peuvent être consultées par des examinateurs humains dans le cadre de l’amélioration du service. La marque elle-même, conseille d’ailleurs de ne pas partager de données sensibles via ses lunettes. Concrètement, Meta fabrique un produit capable de filmer ce que voit l’utilisateur, intègre un assistant IA qui encourage l’interaction permanente, puis précise dans les petits caractères qu’il vaut mieux éviter de lui montrer quoi que ce soit de sensible. Dans un communiqué officiel, Meta assure que les données sont d’abord filtrées avant d’être transmises aux sous-traitants. Un problème structurel Cette affaire rappelle un schéma bien connu dans la tech : celui de la sous-traitance de la modération. L’industrie de l’IA repose massivement sur ce travail invisible, et les lunettes Meta n’y font pas exception. Le vrai problème est peut-être moins dans l’existence de cette intervention humaine (qui est une pratique courante pour entraîner les modèles d’IA) que dans la nature des données collectées. En Europe, le RGPD offre un socle de protection, mais les zones grises restent nombreuses dès lors qu’on parle de données traitées hors du continent. En France, la CNIL avait déjà alerté sur les risques de traçage indirect liés aux dispositifs connectés, un sujet qui prend ici une dimension très concrète. 🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins. Partagez 𝕏 0 commentaire Signaler une erreur NomPrénomNomAdresse de contact *L'erreur concerne *Une / des fautes d'orthographeUne formulation erronéeLe sens même de l'articleErreur à signaler à l'équipe du JDG *MessageEnvoyer lunettes connectéesMetaRay-Ban IPTV : un an de sursis et une lourde amende pour ces deux français Les dernières actualités Au prix ridicule de 87 €, cette tablette Honor suffit à 99% de la population 👌 Les lunettes Ray-Ban Meta enverraient vos vidéos intimes à des modérateurs humains Shokz OpenRun Pro 2 : à prix cassé, la Rolls des casques sport se vend par palettes 🔥 IPTV : un an de sursis et une lourde amende pour ces deux français Voici tout ce qu’il faut savoir sur “Muse Spark” : la nouvelle IA qui arrive sur Instagram, Facebook, Messenger et WhatsApp Netflix annonce le retour de l’une de ses sagas blockbuster Tondez le gazon depuis votre chaise longue : ce robot à -40% sur Amazon fait tout le travail à votre place 007 First Light : une manette PS5 pour accompagner le grand retour de James Bond
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